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Focus sur le métier de sage-femmes : leurs compétences en France et en Angleterre

Par Marie Benhalassa-Bury | Publié le 27/02/2022 à 20:50 | Mis à jour le 27/02/2022 à 20:50
Photo : 东旭 王 - Unsplash
Une sagefemme tenant un bébé dans ses bras

Saviez-vous qu’une sage-femme française peut prescrire des traitements ? Savez-vous vers qui vous tourner pour un suivi gynécologique au Royaume-Uni ? Pauline Fétu éclaircit les spécificités du champ de compétences des sage-femmes françaises et britanniques.

 

À partir de quel âge peut-on consulter une sage-femme ?

En termes de tranches d’âges couvertes, le champ d’exercice des sage-femmes est très simple : les patientes peuvent se tourner vers nous dès leur puberté, autrement dit aux premières règles, et jusqu’à la ménopause. Nous couvrons toute la vie génitale de la femme en France, et au Royaume-Uni nous intervenons pendant et juste après le grossesse. Dans ce second cas, la vie gynécologique est du ressort des sexual health nurses. Une sage femme peut le devenir mais il ne s’agit pas de ses compétences initiales.

 

Vous nous expliquiez que les sage-femmes ont un « statut médical à compétences limitées », de quoi s’agit-il ?

Là, le cas est différent de part et d’autre de la Manche. En France, dès le début de son activité, une sage-femme détient des compétences médicales. Elle peut dès lors prendre en charge le suivi de grossesse et le post partum de maman et bébé, vérifier le bien-être de la patiente avec le souci du conseil, avant et après son accouchement, proposer de la rééducation etc… Cette capacité s’inscrit dans le cadre de rôles prédéfinis : la sage-femme est présente dans des contextes de physiologie, d’accompagnement, de dépistage, et de normalité. Elle renverra vers un médecin en cas d’anomalie, ce qui la distingue du gynécologue par exemple. Mais, contrairement à la sage-femme britannique, elle sera également, dès le début de sa carrière, amenée à réaliser des suivis gynécologiques, à prendre en charge les IVG et à prescrire des médicaments. Ces médicaments sont délimités par une liste, d’où le terme de « compétences médicales limitées ». Au Royaume-Uni, il lui faudra obtenir des diplômes complémentaires pour ce faire. En France, il y a un chevauchement des champs de compétences de la sage-femme et du gynécologue. Mais en soi, rien ne s’opposerait à ce qu’un gynécologue ne traite que de problèmes pathologiques.

 

À quel moment ou quelle serait la raison pour prendre rendez-vous avec une sage-femme ?

Pour tout motif de consultation physiologique, de suivi ou vérification, pour lequel nous prenons parfois rendez-vous chez un gynécologue ! Au Royaume-Uni, il suffit de se tourner vers une sexual health clinic, qui elle-même nous réfèrera à une nurse.

 

Quelle serait ainsi la journée-type d’une sage-femme en libéral comme vous ?

Personnellement, je ne fais pas de gynécologie. Ainsi, certaines journées se composent de mes rendez-vous au cabinet, principalement pour des rééducations de la préparation à l’accouchement et des suivis de grossesse, avec quelques rendez-vous complémentaires à domicile. Parfois, je n’effectue que des visites à domicile, afin par exemple de vérifier comment la maman va suite à son accouchement, peser le bébé, donner des conseils relatifs à son rythme ou son alimentation...

 

Marie Benhalassa - Journaliste Londres

Marie Benhalassa-Bury

Etudiante à Sciences Po Aix, curieuse de tout, ancienne expatriée à Brighton avant de rejoindre l'équipe de rédaction de Londres
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