Mieux que Tinder et Bumble : le Banana Pub Crawl

Par Jean Reversat | Publié le 17/06/2022 à 18:36 | Mis à jour le 18/06/2022 à 17:25
Photo : Photo du Banana Pub Crawl - Frogs in London
Photo Banana Pub Craw

Pour ses sept ans, le Banana Pub Crawl a enflammé le quartier de Camden Town samedi 11 juin. Une aubaine pour se rencontrer entre Français (et) étrangers.

 

Plus d’un tiers de Français sont inscrits sur un site de rencontre. Pourtant, les expatriés de l’Hexagone à Londres ne semblaient pas concernés samedi par ces moyens de rencontres en ligne. Leur bourreau : Frogs in London. Cette compagnie organisait en effet le septième anniversaire de son mythique Banana Pub Crawl dans le quartier de Camden Town. Nous avons traversé le Simmons, le Belushi’s et le Be at One, pour ensuite finir la soirée dans la boite de nuit Electric Ballroom. Récit d’une soirée animée.

En marchant vers la première destination de la tournée de samedi, l’ambiance festive semble déjà palpable. Je fais la rencontre de Tim et Cécile, qui organisent la tournée depuis respectivement sept et six ans, et de leur stagiaire Juliette. Ils sont déguisés pour l’occasion en banane. Ils me détaillent en souriant le programme de ce soir : trois bars, une boite de nuit, des réductions et des shots offerts.

Le Banana Pub Crawl de Londres : générateur de rencontres…

Déjà sept ans, mais vous ne vous en lassez pas ? Tim sourit, « En fait au début c’était un délire, puis ça a pris une ampleur de folie. La première année, on a vendu pratiquement 10 000 bracelets ». Rien que ça. « Donc nous avons continué par ce qu’il y’a tellement de rencontres qui s’y sont faites ». Cécile renchérit, « nous avons déjà reçu des faire-part de mariage de personnes qui se sont rencontrées là ». C’est vraiment mieux que Tinder.

Cela ne tarde pas à se confirmer : la majorité des participants sont en quête de nouveaux contacts. Amin, 29 ans et Rayan 31 ans (surnoms) viennent ici pour la première fois. Les deux habitent Londres et en sont convaincus, « le Banana c’est clairement un moyen de se créer un cercle social ». Ils se sont d’ailleurs rencontrés sur le groupe Facebook, Le Cercle des Français tenu par Tim et Cécile. Une manière d’étendre ses horizons sociaux.

Chaque événement signé Frogs in London est un vrai succès à Londres

Certains sont pourtant habitués du Banana Pub Crawl. Quentin par exemple, qui travaille à Londres, côtoie depuis 4 ans les événements made in Frogs. Anaëlle l’accompagne et me lance, « On sort, on se voit… c’est d’ailleurs là où nous nous sommes rencontrés ». Ils s’échangent un regard nostalgique – ou amusé – je n’arrive pas à faire la différence. Quoi qu’il en soit, le Banana, c’est aussi un groupe d’amis. D’ailleurs, Martin, que je croise au détour du comptoir, exprime clairement sa gratitude à Tim, lui qui le connaissait avant que le Banana soit lancé. « j’ai énormément de respect pour Tim. Ce qu’il a fait, c’est fou », renchérit-il.

L’ambiance est une réussite. L’engouement sur la piste de danse monte crescendo à chaque passage dans un nouveau bar. Une bataille de bananes gonflables est même lancée au centre du Be At One. Cela, sous le regard d’une barmaid qui s’est hissée sur le comptoir. Électrisant.

Photo de la piste de dance du Electric Ballroom
Photo du dance floor de l'Electric Ballroom à Camden - Jean Reversat 

Le Banana Pub Crawl n’attire pas que des Français, loin de là

Sur le dancefloor, les cultures se mélangent pour laisser place au fun. Yan est parmi eux. Israélien de Tel Haviv, il est de passage dans la capitale britannique pour une semaine. Pourquoi cette soirée et pas une autre ? Il hausse les épaules, « Je l’ai découvert en tapant Crawl Pub sur internet. C’est l’occasion de profiter d’une soirée ». Tandis que je mimais la nage éponyme, il m’explique qui c’est un concept british, crawl étant utilisé pour ramper, mais aussi une tournée de bars.

Mais Jason, un Londonien, a fait une heure de train depuis Bracknell pour une raison bien précise. Les prix cassés du Banana valent le déplacement selon lui, changeant d’un Londres « où pour sortir, c’est super cher ». Les consommations – cocktails ou bières – s’échelonnent de £2,50 à £5, ce qui est effectivement une grande réduction par rapport à la plupart des bars de la métropole. Jason ne reprendra que le premier départ en gare le lendemain à 5h du matin. « Il faut donc faire durer la soirée jusqu’au bout », ajoute-t-il avec deux cocktails dans les mains.

La nuit de Camden appartient aux fêtards

Bras dessus, bras dessous, les fêtards terminent leur soirée sur le parquet de l’Electric Ballroom. La boite de nuit et salle de concert sort l’artillerie lourde en termes d’effets lumineux. Les multiples lasers et leds colorés baignent la masse qui danse et chante verres en main. Certains se retirent pour fumer une cigarette dans le large fumoir à l’étage. Je m’y rends lorsque la soirée touche à son terme. Il est 3h du matin. Tim, Cécile et Juliette sont satisfaits, s’accordant enfin un moment de repos sans leur iconique costume. Ils ont pourtant déjà l’édition du lundi en tête, voire celle du week-end suivant. Le Banana Pub Crawl n’en a pas fini de rassembler les fêtards.

 

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Jean Reversat Stagiaire journaliste Londres

Jean Reversat

Étudiant passionné par le journalisme qui essaye d’en découvrir toutes les facettes.
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