Édition internationale

Marisa : “Londres m'a donné la confiance pour vivre n'importe où”

À seulement 19 ans, Marisa a quitté l'Île-de-France pour plonger dans le grand bain londonien. Entre assistanat de production, découvertes culturelles et choc culturel de politesse, Marisa nous raconte ses quatre mois d’immersion dans la capitale britannique.

Marisa à Londres Marisa à Londres
Marisa découvre la ville de Londres
Écrit par Tranchand Lina
Publié le 16 avril 2026, mis à jour le 12 mai 2026

À 19 ans, Marisa a quitté l'Île-de-France pour un stage en tant qu'assistante de production à Londres. Son rôle consiste à gérer l'aspect technique et logistique de tournages. Elle doit trouver du matériel, louer des lieux et recruter des équipes pour des clips. La jeune fille voit Londres comme “les États-Unis de l’Europe”, une ville internationale, mais finalement très similaire à Paris.

 

 

Le choc de la vie chère à Londres 

 

Installée dans une famille d’accueil, Marisa s’est rapidement adaptée au rythme, même si manger à 18h reste un concept difficile à digérer pour une habituée des soirées parisiennes. Si elle regrette parfois la gentrification qui uniformise certains quartiers, elle a cependant trouvé son bonheur à Peckham, dans le sud de Londres. Marisa y a déniché ses meilleurs spots et recommande notamment le pub Prince of Peckham pour son ambiance authentique, ou le bar Two Spoons. C'est aussi là qu'elle a découvert une culture jamaïcaine très présente, ce qui l'a beaucoup marquée. “À Paris, je n’ai jamais trouvé de quartier jamaïcain”, explique-t-elle, ravie de découvrir cette gastronomie et cette mixité.

 

Immersion dans la capitale britannique

 

Malgré cette immersion dans Londres, le coût de la vie reste un obstacle majeur. C’est le transport qui choque le plus Marisa : “Tu rentres chez toi, tu as dépensé 28 pounds de transport, tu te dis : “Mais franchement, où j'ai mis mon argent ?”” explique-t-elle, évoquant des journées où les trajets peuvent coûter très cher. Elle estime que ce niveau de prix pour se déplacer n'existe pas à Paris. Le prix de la vie en général déclenche une frustration chez elle, car Marisa se rend compte que Londres est nettement plus chère que sa ville en Île-de-France. Bien que Marisa ait la chance d'être logée en famille d'accueil, ce qui réduit certaines dépenses, le coût global reste un élément important. 

 

 

“Les Londoniens sont plus impolis qu'à Paris”

 

 

Contre toute attente, Marisa juge les Londoniens moins polis que les Parisiens. “Les Londoniens ont le culot de dire que les Parisiens sont “rudes”, mais ici, ils ne disent pas bonjour au chauffeur de bus !” raconte-t-elle. Entre les gens qui vous bousculent sans un “sorry” et les règles de politesse à table qui sont différentes (car selon elle, on ne commence pas à manger tant que tout le monde n'est pas servi), elle constate qu’à Londres la politesse n'est pas systématique.

Malgré cela, elle note paradoxalement une plus grande ouverture sociale. Marisa raconte qu'il est beaucoup plus facile pour un inconnu de l'aborder pour discuter de sujets légers. En France, elle percevrait cela comme intrusif, alors qu'à Londres, elle finit par apprécier cette fluidité des échanges spontanés, comme lorsqu'elle débat de l'argot “low-key” à un arrêt de bus. 

 

Un tremplin britannique pour l'avenir

 

Si ce séjour a permis de fluidifier son anglais, Londres ne reste qu'une étape. Marisa n'envisage pas d'y faire carrière sur le long terme. Elle se projette davantage aux États-Unis ou à Paris pour la suite de son parcours professionnel. Pour elle, l’essentiel reste l’indépendance et la confiance acquise.  “Londres, ça m’a vraiment donné confiance. On est capable de prendre ses affaires et de vivre n'importe où”, explique-t-elle. Pour ceux qui hésiteraient encore à tenter l'aventure, son conseil est simple : il faut du courage et ne pas avoir peur d'aller vers les autres !

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