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Les feux de signalisation londoniens fêtent leurs… 150 ans !

Par Marie Aschehoug-Clauteaux | Publié le 19/12/2018 à 23:14 | Mis à jour le 19/12/2018 à 23:23
Signalisation bus 150 ans Londres

Qui connaît l’histoire des feux de circulation, des traffic lights en anglais ? L’entreprise londonienne de transports, Transport for London (TfL) célèbre en ce moment un anniversaire très spécial : les 150 ans de l’installation du tout premier feu mondial de circulation, ici, dans les rues de Londres, un 10 décembre 1868.

Ce premier feu, mis en place devant le Parlement britannique, au coin de Bridge Street et de Palace Yard, est utilisé pour la première fois sous la forme d’une lanterne à gaz pivotante aux couleurs complémentaires, rouge et verte. C’est un inventeur et un ingénieur spécialiste en signalisation routière qui le met au point, John Peake Knight. Le feu, destiné à la circulation des trains, nécessite la présence d’un agent de police pour le manœuvrer. D’une hauteur de plus de 6 mètres, ce tout premier feu de signalisation est conçu pour essayer d’éradiquer le nombre trop élevé d’accidents mortels dans les rues de Londres. En effet, malgré l’absence de voitures à l’époque, plus de 1000 personnes mourraient chaque années dans les rues de Londres d’un accident de circulation ! Mais cet énorme feu fut supprimé au bout d’un mois après la mort d’un agent de police, grièvement blessé le 2 janvier 1869 dans une explosion de gaz…

Ce ne sera qu’en 1926 que les feux de circulation sont définitivement remis en place à Londres. Depuis, le feu de signalisation est un élément fondamental du réseau de transports londonien. Aujourd’hui, Transport for London est responsable de 6 000 feux permettant l’optimisation et la fluidité du trafic dans la capitale. Le système utilise des capteurs très performants qui permettent de détecter la densité du trafic et d’ajuster en fonction de celle-ci le minutage des feux. Transport for London travaille ainsi pour faire gagner 15 000 heures par jour aux piétons, aux cyclistes et aux usagers des bus en diminuant le temps d’attente et en leur donnant davantage d’opportunités de traverser la rue, notamment près des écoles, des zones commerciales et des stations de bus.

Réduire le temps d’attente est une manière de lutter contre les accidents de la route. C’est l’objectif que s’est fixé le Maire de Londres et la compagnie de Transports for London dans leur campagne de sensibilisation “Vision Zero”. Une étude révèle qu’environ 85% des piétons traversent la rue dans les 30 secondes suivant leur arrivée au bord du trottoir. Réduire dans la mesure du possible leur temps d’attente est une manière de les encourager à patienter et à attendre le feu vert pour pouvoir traverser tout en sécurité.

Marie Aschehoug-Clauteaux

Marie Aschehoug-Clauteaux

Rédactrice pour LePetitJournal.com de Londres. Journaliste à L’Itinérant (Paris) et Docteur en Histoire à l’École Pratique des Hautes Études (Paris).
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