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À la bonne « Franquette » avec Laura Jalbert

Par Caroline Rayner | Publié le 28/12/2020 à 19:26 | Mis à jour le 28/12/2020 à 19:40
Photo : Laura Jalbert
Soirée franquette gastronomie française

Laura Jalbert est un vrai talent polyvalent, entre l’organisation de soirées de dégustation et « supper clubs » ainsi que son rôle de chargée de communication pour de nombreuses entreprises.

 

Londonienne depuis 2018, Laura Jalbert est un vrai talent polyvalent, entre l’organisation de soirée de dégustation et supper clubs, son rôle de chargée de communication pour de nombreuses entreprises dans le secteur culinaire. Nous l’avons rencontrée pour parler de son activité.

 

Présentez-nous votre activité

Je suis, à l’origine, photographe culinaire et chargée de communication pour différentes sociétés dans le domaine culinaire, comme des delis, des restaurants, des bars à Londres, mais également à Lyon.

Il y a deux ans, j’ai créé des soirées nommées « jajapower », pendant lesquelles nous invitons des chefs et faisons des dégustations, mais le tout dans une ambiance assez informelle.

J’ai également créé un « supper club », il y a bientôt deux ans. Ces soirées se déroulent dans l’Est de Londres, où j’habite. Le but est de préparer des plats à la bonne franquette et de recréer cette ambiance française, avec ses nappes à carreaux, ses bons produits et bien évidemment de la musique française ! Le concept est simplement de passer une bonne soirée et de faire de belles rencontres !

C’est un fil conducteur entre mes différentes activités est la promotion des produits sains, locaux et naturels !

 

Parlons de votre projet de supper club « Franquette » : comment l’idée pour ce projet a-t-elle germé ?

L’idée de créer « Franquette » a germé peu après mon installation à Londres, quand je travaillais dans un deli non loin de chez moi. Un de mes collègues, qui était un grand francophile, m’avait suggérée de commencer un supper club, pour promouvoir la culture française. À l’époque, j’avais trouvé ça trop cliché, mais au fil du temps, j’ai trouvé le mot « Franquette » et àa a fait tilt dans ma tête : j’ai donc voulu créer un supper club à la bonne franquette !

 

Quand vous êtes-vous installée à Londres ?

Je suis arrivée à Londres en juillet 2018. Avant, j’ai habité à Lyon pendant 5 ans, mais j’ai décidé de m’installer à Londres pour me lancer un nouveau défi !

 

Aviez-vous déjà de l’expérience dans le secteur ?

Oui, j’étais déjà chargée de communication pour plusieurs entreprises dans le domaine culinaire, pour qui je travaille d’ailleurs encore aujourd’hui !

 

Quelles barrières avez-vous rencontré au lancement de votre activité ?

Je dois avouer que je n’ai pas vraiment rencontré de barrière : je n’ai pas eu de mal à prendre une assurance ou louer des locaux.

Je dirais que le seul aspect qui est un peu stressant pour moi est la partie commerciale. Par exemple, pour mon deuxième « Franquette », je n’avais pas pensé au fait qu’il se déroulait entre plusieurs jours fériés, ce qui signifie bien évidemment qu’il y avait moins de monde. Ce sont ces petits détails culturels qui, peut-être ont constitué, une barrière à la vente de tickets.

 

Avez-vous des anecdotes drôles ou des galères qui vous sont arrivées ?

Au premier supper club, une jeune femme est arrivée seule, ce que j’ai trouvé très courageux. Je l’ai placée sur une table avec deux autres jeunes femmes qui avaient l’air sympas et ouvertes. Je les ai toutes croisées l’été dernier à un festival en Normandie, en train de faire la fête. Ça m’a fait chaud au cœur de réaliser que « Franquette » pouvait créer des amitiés qui durent !

En termes de galères, l’anecdote qui me vient en tête remonte à mon deuxième supper club, pour lequel je voulais préparer une tarte à la praline rose, qui est un dessert assez difficile à faire car il faut être extrêmement attentif pour éviter que le caramel ne brûle. Alors que je préparais la tarte, mon copain est rentré du travail et le temps que je lui dise « bonjour » et comment s’est passée ta journée, toute ma mixture avait complètement cramée. Je me suis donc retrouvée la veille de « Franquette » sans dessert. Par conséquent, j’ai dû improviser et faire une tarte au chocolat avec des éclats de praline.

 

Les incidences du Covid et du confinement ? Comment avez-vous traversé cela ?

Je dois m’estimer assez chanceuse, car mes activités n’ont pas été impactées trop négativement par le confinement. Bien évidemment, certains clients ont dû réduire considérablement leur activité, mais j’en ai également d’autres, surtout ceux spécialisés dans la livraison de produits à domicile, pour qui le confinement a été bénéfique. Je n’ai donc jamais autant travaillé que depuis le début du confinement !

 

À quel public votre business est-il adressé ? Avez-vous remarqué des différences culturelles entre les clients français et anglais et si oui, comment ces dernières se manifestent-elles ?

Le public de « Franquette » est assez varié. Question nationalités, je dirais que la moitié des personnes sont Françaises et l’autre moitié sont Anglaises.

Et oui, il y des sacrées différences ! En termes de plats, certaines choses qui sont évidentes pour nous, semblaient totalement étranges pour les Anglais, comme par exemple les radis avec du beurre. De plus, les Français sont beaucoup plus déchainés sur la musique française (rires).

 

Quelles sont les choses que vous auriez aimé savoir lorsque vous commencé votre activité ?

Il y a deux choses dont je n’étais pas tout à fait consciente lorsque j’ai commencé mes activités, mais particulièrement Franquette, est le fait qu’il faut être extrêmement polyvalent. Par ailleurs, il faut également savoir déléguer certaines tâches à des gens compétents pour ne pas être trop débordé !

 

12) Quels sont vos projets pour l’avenir ? Songez-vous à un retour en France ?

J’aimerais continuer de développer entre Londres et la France. À terme, je souhaite acheter une maison en France et louer un appartement à Londres, et vivre entre ces deux pays.

 

Quel est votre lieu préféré à Londres ? (celui où vous pouvez de temps en temps trouver refuge…)

Mon endroit préféré est le deli « Provisions », dont mon copain est le propriétaire : c’est le paradis du fromage, de la charcuterie et du vin, donc quand la nourriture française me manque, c’est là que je trouve refuge !

 

Pour suivre Laura sur Instagram : @jajafoodstudio et accéder à son site internet pour découvrir ses plus belles photos

 

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Caroiline Rayner - stage rédactrice

Caroline Rayner

Franco-germano-anglaise ayant grandi à Francfort, Caroline aime le chant, la musique classique et la lecture. Elle est aussi rédactrice web pour Lepetitjournal.com Allemagne.
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