Vendredi 14 mai 2021

Julie Louas lance l’école supérieure de relooking à Londres

Par Maud Finance | Publié le 03/05/2021 à 17:50 | Mis à jour le 04/05/2021 à 12:21
Photo : Julie Louas
Julie Louas nous parle mode et relooking

Nombreux sont les Français qui s’installent dans la capitale britannique et y laissent leur empreinte. Avec ses deux bébés - Fashion Moodz et l’ESR - Julie Louas en fait incontestablement partie.

Française de 37 ans, Julie habite Londres depuis maintenant sept ans. Après un début de carrière passé essentiellement dans le monde de la vente, elle décide de faire de sa passion son métier, au lendemain de ses 30 printemps. Aujourd’hui Image Consultant et Personal Stylist, la Française a décidé, il y a quelques mois, de franchir une nouvelle étape : faire apprendre son métier, transmettre son savoir et sa passion en ouvrant la branche britannique de l’Ecole Supérieure de Relooking à Londres (ESR), dont le siège se trouve à Paris.

 

Julie, quel est votre parcours ?

Jusqu’à mes 30 ans, j’ai travaillé essentiellement dans les secteurs du « retail », de la beauté et du bien-être. Puis, j’ai profité de ce changement de décennie pour prendre un nouveau départ, et j’ai quitté Paris avec mon mari pour m’installer à Londres. Je voulais saisir cette opportunité pour réaliser mon rêve : travailler dans la mode. Exercer un métier dans ce secteur était un rêve de petite fille : j’ai toujours aimé donner des conseils à mes ami(e)s sur leurs tenues vestimentaires, par exemple. En me renseignant, je suis donc tombée sur l’école ESR de Paris et j’ai pu suivre des cours à distance depuis Londres. J’ai pris une année pour moi, pour atteindre mes objectifs personnels et professionnels. Ensuite, j’ai eu l’immense privilège d’intégrer la Maison Dior, qui m’a permis de déployer d’autres compétences : c’est à ce moment-là que j’ai décidé d’ouvrir Fashion Moodz, mon agence de Personal Stylist et de conseils en image.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur Fashion Moodz ? Que faites-vous exactement ?

Cette agence est mon bébé, et elle va avoir cinq ans au mois de mai. J’ai pris la décision de me consacrer à une clientèle « d’élite » et exclusivement féminine, soit une petite niche du marché. Concernant mon métier à proprement parler, et contrairement aux idées reçues que l’on pourrait avoir, cela va bien au-delà de simplement « trouver un joli outfit » à mes clientes. En réalité, il s’agit de trouver et de comprendre l’identité de la personne qui me fait face, et de la retranscrire dans son style. Il y a donc une dimension très profonde axée sur la communication, la compréhension et le développement personnel. Par exemple, une cliente peut me contacter lorsqu’on lui offre une promotion dans son entreprise : elle change de poste et devient directrice de son service, ainsi, elle souhaite asseoir son nouveau statut à travers son apparence physique et vestimentaire. Par le biais de questions et d’une partie plus « coaching » je vais chercher à comprendre tout d’abord son besoin, pour ensuite tenter de cerner son identité à travers l’analyse de son style, de sa morphologie et de son mode de vie, le but étant, à terme, la transmission de son identité par son image.

Julie Louas nous présente une pièce fashion

 

Vous avez donc pris la tête de la nouvelle école ESR qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à Londres, en plus de votre métier de Personal Stylist. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

J’ai étudié à l’ESR en tant qu’élève, ce qui est d’ailleurs le cas de toutes les directrices des différentes écoles dans le monde. Je suis par conséquent l’une des mieux placée pour en parler, pour transmettre les valeurs de l’école. J’ai expérimenté et vécu cette expérience, qui a d’ailleurs été pour moi un réel bouleversement autant au niveau professionnel que personnel. Cette aventure a participé à me faire devenir la femme que je suis aujourd’hui. Le métier que je pratique à présent, grâce, entre autres, à l’Ecole Supérieure de Relooking, est un métier extraordinaire parce que l’on donne à nos clients la boîte à outils pour qu’ils deviennent la meilleure version d’eux-mêmes.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’Ecole Supérieure de Relooking ?

L’école a 10 ans d’existence dans le monde. Bien que le siège soit situé à Paris, nous nous sommes exportés au Canada, en Italie, au Brésil… et aujourd’hui au Royaume-Uni. C’est un établissement de conseils en image : nous nous donnons le défi de former la prochaine génération de stylistes personnels. Nous basons nos valeurs sur trois piliers : le développement personnel et la déconstruction des croyances dans un premier temps ; la richesse du contenu de la formation et sa méthodologie enseignée par des professionnels ; et enfin, l’accompagnement de nos élèves dans leur projet personnel, quel qu’il soit. Cette école et les formations qu’elle propose t’aident réellement à grandir et à te dépasser, parce qu’avant de t’enseigner l’art de devenir un bon Image Consultant, elle t’apprend à t’accepter comme tu es, à déconstruire TES propres complexes. Lorsque tu fais ce métier, il y a un effet miroir : le positif attire le positif. Si tu es indulgente et bienveillante avec toi-même, tu le seras aussi avec les autres, dont tes futurs clients. C’est pour cela que nous plaçons l’humain au cœur de notre stratégie d’enseignement.

 

Quelles formations proposez-vous, et pour quel public ?

Actuellement, nous proposons trois formules de cours, dont deux à distance et un sur site en temps normal. Concernant les cours, ils sont extrêmement variés : vous retrouverez des enseignements sur la colorimétrie, la psychologie de la mode, les clés du coaching. Certains modules spécifiques concerneront par exemple le vintage, la mode responsable, la communication verbale et non verbale ou encore l’art de faire un discours en public. À la fin de la formation, après un examen oral et écrit, l’élève se voit délivrer un diplôme certifié par l’Etat français.

Concernant les personnes qui étudient dans notre école, cette formation a été créée de manière à répondre au besoin d’un public professionnel, de salariés étant déjà insérés dans le monde du travail et qui souhaitent se spécialiser dans cette branche. Ceci explique notre proposition de cours en ligne, indépendante de la situation sanitaire : nous voulons permettre aux actifs de travailler à leur rythme, et à des horaires qui leur conviennent. Dans ce sens, nous avons mis en place une plateforme e-learning et des groupes de travail via Zoom selon la formule choisie. Le temps de formation est donc adaptable à chacun, ce qui nous permet d’accueillir des élèves de différents horizons venant de partout sur la planète. Une fois diplômé, l’ancien élève aura toutes les clés en main pour ouvrir sa propre agence et devenir Image Consultant.

 

N’est-ce pas un double challenge de se lancer dans le contexte actuel ?

Non, pas vraiment. La vie est faite de l’angle de vue par lequel on décide de la regarder, et je pense que c’était vraiment notre moment malgré tout. Je ne peux pas dire que nous avons ignoré le Covid, mais l’école existait déjà depuis longtemps. Nous avons travaillé en conséquence et nous nous sommes adaptés, bien sûr, comme tout le monde. Peut-être même que finalement, cela a valorisé une façon de faire que nous avions déjà depuis longtemps avec nos programmes en ligne.

 

Quelle-est selon vous la valeur ajoutée de vos formations ?

Je n’aime pas comparer les différentes formations proposées parce-que je pense qu’elles répondent toutes à un besoin en fonction de chacun, des différentes personnalités et valeurs. Nos élèves nous ressemblent, et ils se découvrent dans nos valeurs. Mais je dirais que ce qui nous définit le mieux est notre service ultra-personnalisé : À l’ESR, il n’y a pas de diktat de la mode, nous mettons un point d’honneur à respecter l’identité de chacun sans la changer, nous sommes contre les interdits et les formules standardisées. Chacun est unique et c’est tant mieux ! Nous sommes vraiment dans l’esprit « body positiv », parce qu’il est important de s’accepter soi-même d’abord, avant de vouloir donner des conseils aux autres par la suite. De plus, le monde change, et avec lui, la façon de s’accepter et d’acheter.

 

En quoi le monde de la consommation change-t-il, et avec lui celui de la mode ?

Aujourd’hui, on ne cherche plus seulement une tenue, mais une expérience. Le côté humain devient de plus en plus important, parce que nous cherchons tous à être écoutés et conseillés. C’est formidable que le monde soit dans cette mutation ! Nous ne sommes plus autant dans la surconsommation qu’il y a quelques décennies, parce que nous sommes dans la recherche de l’identité personnelle. Le fast fashion nous a fait beaucoup de mal, parce que nous n’apprécions plus les choses. Ce n’est bon ni pour l’être humain, ni pour la planète. Aujourd’hui il y a un côté éthique que nous ne pouvons plus ignorer. Il y a une tendance de plus en plus émergente qui nous pousse à acheter « LA » pièce qui va durer, va représenter quelque chose à nos yeux, a une histoire, des valeurs. Je pense donc que les gens tendent vers le « acheter moins pour acheter mieux », afin d’être plus en phase avec leur identité.

 

En quoi votre formation répondrait-elle à ces attentes et à ces valeurs écologiques et sociales ?

A l’Ecole Supérieure de Relooking, nous aidons nos élèves à déployer leur potentiel, à devenir une meilleure version d’eux-mêmes, parce que c’est de cette manière qu’ils proposeront un service unique. Comme je le disais, au cœur de tout, il y a l’expérience humaine. C’est d’ailleurs ce qui fait la force des petits commerçants, et le Covid a, je pense, intensifié cette recherche de sens. Nous sensibilisons donc énormément nos élèves à ce sujet, tout d’abord grâce à nos valeurs piliers que nous communiquons à travers notre enseignement : par exemple, via les modules sur le marché de seconde main, la mode éthique, ou encore l’apprentissage des codes du luxe, qui placent le consommateur au centre de nos préoccupations.

 

Quelles qualités sont requises pour exercer ce métier ? La mode est-elle accessible à tous ?

La mode peut paraître comme étant un monde dur et plein de jugements, fait de stéréotypes et souvent superficiel. Mais je pense que les diktats commencent à se métamorphoser, parce-que finalement la mode, ce n’est qu’un moyen d’expression de soi, au même titre que l’art. Je pense sincèrement que le positif attire le positif, comme je l’ai déjà dit : on commence par donner une expérience positive à quelqu’un pour qu’ensuite soit transmise une émotion positive à quelqu’un d’autre. Notre philosophie est de transmettre dans notre environnement extérieur ce que nous avons à l’intérieur. A partir du moment où vous entrez dans cette dynamique, vous changez complètement de point de vue sur la mode. Les qualités requises pour exercer ce métier sont avant tout humaines : l’empathie, la compréhension, la bienveillance et être à l’écoute. Le professionnalisme et le sens de l’organisation sont un plus mais l’ESR est justement là pour développer ces compétences.

 

Pour vous inscrire ou vous renseigner sur le programme de l’Ecole Supérieure de Relooking, c’est ici :

Site web

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La prochaine session de cours se déroulera à partir du 3 mai. Vous pouvez également réserver une « free class » au préalable, animée par Julie qui répondra à toutes vos questions. Pour vous inscrire, c’est ici.

Contact Julie Louas : +44 7463 916485 // julie@esrlondon.com 

 

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Maud Finance

Maud Finance

Étudiante en communication. Voyageuse, railleuse, passionnée, déterminée.
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