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Doit-on craindre le sous-variant BA.2 d’Omicron ?

Par Léonie Bayon | Publié le 22/03/2022 à 13:55 | Mis à jour le 22/03/2022 à 15:11
Photo : Jinzhou Lin - unsplash
virus au microscope

Les nouveaux cas de Covid-19 repartent à la hausse depuis plusieurs jours au Royaume-Uni et ailleurs dans le monde. En cause, le nouveau sous-variant d’Omicron, qui concernait 76% des nouveaux cas le 5 mars.

 

En un mois, les cas de coronavirus enregistrés quotidiennement au Royaume-Uni ont été quasiment multiplié par trois et le taux de mortalité s’envole à Hong-Kong, qui subit l’une de ses plus grosses vagues depuis plusieurs mois. Le sous-variant d’Omicron pourrait bien provoquer une nouvelle vague dans toute l’Europe, alors que de nombreux pays comme la France et le Royaume-Uni allègent les restrictions sanitaires. Dans quelle mesure faut-il s’inquiéter de cette nouvelle souche ?

 

Pourquoi le variant BA. 2 est-il devenu dominant ?

Le sous-variant BA.2 est devenu dominant parmi les contaminations pour les mêmes raisons que le variant principal. Omicron a démontré sa capacité à contaminer les personnes vaccinées et à recontaminer ceux qui avaient déjà été infectés par le virus. Autrement dit, même au Royaume-Uni où la couverture vaccinale est importante, le sous-variant est voué à circuler particulièrement rapidement.

 

Ensuite, Omicron et davantage encore son sous-variant ont une période d’incubation plus courte que les précédentes souches. Ce laps de temps rétréci pour développer le virus explique pourquoi les cas ont subitement explosé depuis deux semaines. Par ailleurs, BA.2 s’avère être le variant le plus contagieux jamais connu jusque-là.

 

Les symptômes restent quant à eux les mêmes que pour la souche principale. Peu de perte de goût et d’odorat sont à prévoir, la maladie se manifestant davantage par des formes bénignes voire asymptomatiques. Des maux de gorge et de tête doivent alerter sur une possible contamination.

 

Une vague plus courte ?

En l’espace d’une semaine, le nombre de cas a augmenté de 44% et la tendance est à la hausse au cours de la semaine prochaine. Les hospitalisations, elles, ont aussi significativement augmenté, avec une hausse de 22%. Le Royaume-Uni semble s’approcher d’une sixième vague alors que ce nouveau sous-variant, 30% plus contagieux que le variant principal, est apparu il y a quelques mois. Les scientifiques estiment cependant que le pic pourrait être atteint d’ici la fin du mois. Il serait ainsi atteint bien plus rapidement que pour d’autres vagues.

 

Le vaccin comme arme de défense principale

Le Royaume-Uni compte à ce jour 78,6% de Britanniques ayant reçu une dose de vaccin. 57,5% ont reçu leur dose de rappel. Même si Omicron et son variant ont davantage tendance à infecter et réinfecter les mêmes personnes, le vaccin reste très efficace contre le développement des formes graves de la maladie. BA.2 est sensiblement identique à BA.1, ce qui permet au gouvernement et aux médecins d’être préparés à cette nouvelle vague.

 

Le 18 mars, le pays comptabilisait 126 morts. Il y a deux mois, au pic de la cinquième vague, on comptait presque 300 morts quotidiennes, bien loin des plus de 1000 morts quotidiennes enregistrées en janvier 2021. Le gouvernement compte donc sur la couverture vaccinale pour faire face à ce nouveau variant et a fait le choix d’entériner l’idée d’éradiquer le virus.

 

Pourquoi Hong-Kong est submergée par cette nouvelle vague ?

A Hong-Kong, selon les autorités, le variant Omicron aurait contaminé la moitié des 7,5 millions de ses habitants. Le taux de mortalité est en ce moment le plus élevé au monde, les hôpitaux sont submergés.

 

Si la ville connaît une forte hausse du taux de mortalité liée au sous-variant, c’est avant tout parce que sa population est peu vaccinée, surtout parmi les personnes âgées. Le sous variant BA.2 ne s’avère pas plus virulent que son grand frère. En revanche, il reste très dangereux pour les populations vulnérables non protégées et le variant semble toucher davantage cette dernière génération. C’est pourquoi le gouvernement britannique va permettre aux personnes âgées et immunodéprimées de bénéficier d’une nouvelle dose de rappel dès cette semaine.

 

Les pays dont la couverture vaccinale est suffisante connaissent, eux, des taux de mortalité relativement bas, d’où les déclarations - très rassurantes pour certains, aveugles pour d’autres - du Ministre de la Santé britannique Sajid javid qui assure qu’il n’y a, à ce stade, aucune raison de s’inquiéter.

 

 

Léonie Bayon journaliste stagiaire à Londres

Léonie Bayon

Etudiante à Sciences Po en stage à la rédaction. Passionnée et aspirante journaliste.
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