Édition internationale

PORTRAIT - Anne Brugière : un talent qui se confirme

Écrit par Lepetitjournal Londres
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Nous avions rencontré Anne Brugière en novembre 2008 lors de la soirée les Français of the Year, où elle avait reçu le prix Meilleur Talent. Elle avait d'ailleurs interprété l'un de ses titres en live dans une ambiance survoltée. Que s'est-il passé depuis les petits fours et le champagne ? Interview

Anne Brugière a été élue Meilleur Talent 2008 Français of the Year (photo Géraldine Mostachfi)
Anne Brugière avait une autre vie avant d'être chanteuse : elle avait monté à Paris sa propre boite de production et manageait plusieurs artistes de la mouvance «chanson française ». Et chanter ? « Oui, mais disons juste en amateur éclairé» confie-t-elle. Et puis un soir, l'un de ses poulains, Stéphane Cadé, qui assurait alors la première partie de la Rue Ketanou, l'invite sur scène pour interpréter un duo. C'est le déclic. Elle lui demande alors de lui écrire une chanson, se lance elle aussi dans l'écriture, et c'est ainsi que commence l'aventure.
Depuis, Anne s'est installée à Londres et cela va faire 3 ans.

Quoi de neuf depuis ce prix que vous avez reçu ?
J'ai donné plusieurs concerts, à Londres et à Paris. J'ai finalisé mon album de 7 titres « Outremanche » qui sera disponible j'espère d'ici la fin de l'année sur toutes les plateformes de téléchargement légales et par correspondance. J'aimerais autant toucher un public en France qu'en Angleterre.

Quel type de public avez-vous à Londres ?
Il y a bien sûr pas mal de Français mais aussi beaucoup d'Anglais amoureux de notre langue. J'ai par exemple croisé des collégiens anglais scolarisés au lycée Charles de Gaulle qui étaient venus m'écouter. En fait, les Anglais me trouvent très exotique (rires).

Qu'est-ce que Londres vous apporte musicalement parlant ?
C'est une ville qui regorge de musiciens de toutes nationalités, j'ai pu travailler avec des artistes fantastiques qui venaient d'Argentine, de Norvège, de Corée? Et puis entendre parler anglais toute la journée et se sentir en minorité ouvre forcément les horizons. J'ai même commencé à écrire des chansons en anglais !

Est-ce très différent ?
Quand j'écris en français, je fais attention aux mots, à leur sens, aux sensations qu'ils procurent. Ecrire en anglais, c'est plutôt focaliser sur les sons. Et puis je tiens mieux certaines notes dans la langue de Shakespeare. Mais dans les deux cas, mon but est toujours de créer des émotions.

Dans quelle salle avez-vous préféré chanter ?
J'ai beaucoup aimé chanter à ?The Slaughtered Lamb? près de Barbican, en juillet dernier. C'est un club qui propose plusieurs artistes chaque soir. Le décor, l'acoustique, l'accueil : tout était fantastique.

Dernière question : quel est votre endroit favori à Londres ?
Sans hésiter Richmond Park : c'est vert, c'est grand, c'est vallonné? je me rends en haut de la petite colline pour avoir une vue fantastique du parc. On peut même apercevoir les biches et les cerfs en liberté ! C'est un endroit qui a gardé quelque chose de sauvage, propice à l'inspiration.

Loyola Ranarison (www.lepetitjournal.com - Londres) lundi 19 octobre 2009

Plus d'infos sur Anne Brugière:
http://www.myspace.com/anne.b 

Pour suivre son actualité (dates des prochains concerts à Londres et de la sortie de l'album), inscrivez-vous sur anne.b@myspace.com, objet de l'email « Mailing List ».


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Publié le 19 octobre 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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