Amateurs de bœuf bourguignon, de saucisse-purée ou de Paris-Brest, cette adresse risque de retenir votre attention ! Installée sur Sloane Square, à Chelsea, la Brasserie Olivia marque l’arrivée à Londres de La Nouvelle Garde et de sa vision d’une brasserie française plus contemporaine : vivante, généreuse et pensée pour son époque.


Pendant longtemps, la brasserie française à Londres a alterné entre deux modèles assez établis : le bistrot d’expatriés et la table française formalisée. La Brasserie Olivia s’inscrit dans un autre registre, celui d’une brasserie contemporaine adaptée à un éco-système londonien.
Après plusieurs ouvertures en France, le groupe fondé par Charles Perez et Victor Dubillot franchit une nouvelle étape avec cette implantation. L’idée reste la même : travailler les codes de la brasserie : rythme du service, continuité de la journée, carte de classiques français, volume de salle, et les déplacer dans un autre environnement.
Un soft opening avant l’ouverture officielle
Avant son ouverture officielle prévue le 8 juillet, la Brasserie Olivia passera par une phase de soft opening du 8 juin au 6 juillet. Une ouverture en douceur, pensée pour permettre aux équipes de prendre leurs marques et au lieu de se roder avant le lancement officiel.
Durant cette période, le restaurant accueillera une partie du public en avant-première, avec des services qui s’installeront progressivement au fil des semaines. Et, comme à son habitude, l’équipe prévoit aussi quelques attentions et surprises à table pour remercier celles et ceux qui viendront découvrir le lieu pendant cette phase de lancement. L’ouverture officielle, prévue le 8 juillet, donnera lieu à une soirée avec DJ set, restauration et boissons dans un format plus festif.
Pour profiter de la brasserie en avant-première et réserver une date

Une brasserie française pensée pour Chelsea
Le lieu reprend les éléments classiques du format brasserie : banquettes, miroirs, comptoir de fruits de mer, cuisine ouverte (la cuisine ouverte n’est pas un élément classique du format brasserie, mais bien de nos brasseries, toutes nos brasseries ont des cuisines ouvertes).
La carte, elle, rassemble les standards du registre français comme la soupe à l’oignon, le pâté en croûte, le steak-frites… En cuisine, Rachide Sambu Baldé travaille avec Thibaut Darteyre, chef exécutif du groupe. Son parcours entre Portugal et Londres, avec des passages chez Galvin La Chapelle, Angler ou The Five Fields, se retrouve dans une cuisine qui s’inscrit dans les codes français tout en intégrant des réflexes plus londoniens. Et certaines assiettes s’éloignent des cadres habituelles : salade d’haricots verts au BBQ, brochettes de cœurs de canard au barbecue ou crudo de poisson.
Un comptoir à huîtres et un vivier à homards occupent le centre de la salle. L’enjeu pour la brasserie est de placer le produit dans une relation directe avec la salle, sans séparation entre cuisine et service. Au centre du jeu, un vivier à homard ainsi qu’un oyster bar avec pléthore de coquillages et crustacés. Le matin, la carte propose viennoiseries maison, œufs à la coque et brioche, eggs Benedict ou galette complète et plus tard dans la journée, les plats s’installent: cassoulet, saucisse-purée mais aussi d’autres plats plus sophistiqués comme un tournedos rossini et un homard au BBQ et frites. Les desserts reprennent les mêmes repères : Paris-Brest, crème brûlée et crêpes Suzette.
Londres, plutôt qu’un modèle importé
Les fondateurs l’affirment, le projet ne cherche pas à reproduire un modèle parisien à Londres. Une partie de l’approvisionnement est locale : Natoora, HG Walter ou The Dusty Knuckle. D’autres produits viennent de France, comme le caviar Sturia. La carte des vins est exclusivement française, avec une sélection qui couvre différentes régions et styles. Le décor s’inspire des brasseries parisiennes traditionnelles les plus chics, revisitées à la sauce Nouvelle Garde : cuisine ouverte autour d’un feu de bois, lumière naturelle, tables nappées et terrasse XXL.
Une adresse qui se prolonge après le dîner, au sous-sol
Au sous-sol, le Venus Bar fonctionne comme une extension du restaurant. Le lieu prend la forme d’un listening bar, avec une programmation musicale sur vinyles et une ambiance plus feutrée.
Les cocktails, développés par Jennifer Le Nechet, s’écartent du registre de la brasserie : avec des clarifications, des infusions et des techniques de bar plus expérimentales. La brasserie accompagne ainsi différents moments de la journée, sans rupture nette entre service du jour et service du soir.
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