L’aumônerie francophone de Londres : 9 centres au service de 800 jeunes chaque année

Par Maël Narpon | Publié le 28/09/2022 à 18:10 | Mis à jour le 28/09/2022 à 18:36
Photo : Aumônerie des Lycéens de Londres - Facebook
Les jeunes de l'aumonerie francophone de Londres

Les marques laissées par le Covid-19 sont encore présentes pour beaucoup, et l’aumônerie francophone de Londres ne fait pas exception. Forte d’une nouvelle équipe emmenée par Bénédicte Collet et Capucine Vassel, elle aura à coeur de relancer toutes ses activités, notamment auprès des 800 jeunes qu’elle accueille dans ses 9 centres londoniens.

 

Les équipes de l’aumônerie francophone de Londres font peau neuve et comptent bien raviver la flamme rendue vacillante par la pandémie de Covid-19 en relançant leurs différentes activités à plein régime. Encore plongée dans l’effervescence de la rentrée, l’aumônerie francophone de Londres est un biais de communion et de fédération pour la communauté française souhaitant donner une éducation chrétienne aux enfants. Ses responsables Bénédicte Collet et Capucine Vassel nous parlent plus en détail d’une des plus grandes paroisses francophones du monde.

 

Bénédicte Collet et Capucine Vassel, responsables de l'aumonerie francophone de Londres et de ses 9 centres regroupant 800 jeunes
Bénédicte Collet et Capucine Vassel, responsables de l'aumonerie francophone de Londres. 

 

Pouvez-vous nous présenter l’aumônerie francophone de Londres ainsi que la nouvelle équipe ?

Bénédicte Collet : L’aumônerie francophone à Londres est basée dans le quartier de South Kensington, à proximité du lycée Charles de Gaulle. Compte tenu des 800 jeunes que nous accueillons chaque année et de la vaste étendue de Londres, nous disposons de 9 centres répartis dans les différents quartiers. Ces centres se situent pour la plupart proches des écoles françaises, publiques ou privées, là où se trouvent généralement les familles françaises. Nous recevons les enfants du CE1 au lycée. Une nouvelle équipe a été mise en place pour cette année, avec à sa tête Capucine Vassel et moi-même, Bénédicte Collet.

 

Quels services proposez-vous ?

B.C : Nous recevons les enfants du CE1 au lycée. Dans le cadre du catéchisme, du CE1 à la 3ème. Nous leur proposons ensuite différentes activités au lycée. Nous proposons également aux 800 jeunes inscrits de se préparer aux différents sacrements dans l’Eglise catholique. Cette aumônerie est rattachée à Notre Dame de France qui est constituée d’un ensemble de prêtres présents à Leicester Square. Nous partageons la même équipe.

 

Nous essayons d’ouvrir les activités pour les lycéens pour en faire de bonnes personnes qui donnent de leur temps pour rendre le monde meilleur

Nous essayons d’ouvrir les activités pour les lycéens pour en faire de bonnes personnes qui donnent de leur temps pour rendre le monde meilleur. Pour certaines de ces activités, nous aimerions créer des partenariats. Nous sommes par exemple en discussion avec le Dispensaire Français pour mettre à contribution les jeunes non pas dans le domaine médical mais dans le domaine social, via lequel ils pourront développer leur générosité.

 

Comment cherchez vous à développer l’aumônerie francophone à Londres ?

Capucine Vassel : En passant des coups de fil (rires). Nous joignons par exemple toutes les associations caritatives francophones à Londres. Nous joignons aussi tous les organismes qui dépassent le cadre de l’Eglise catholique, comme la paroisse protestante francophone avec qui nous sommes en contact régulier. Un centre de réfugiés est aussi lié à Notre Dame de France et les lycéens sont sollicités pour faire des distributions de repas gratuits pour les réfugiés francophones qui arrivent et sont pris en charge par le centre. Il y a également toutes les activités liées au scoutisme. Les jeunes sont souvent appelés à y prendre part soit en tant que scouts, donc pour eux-mêmes, soit en donnant de leur temps pour devenir chefs quand ils ont l’âge requis.

 

Notre stratégie de communication extérieure reste encore à développer même si nous disposons d’un compte Instagram et d’un site internet évolutif. Nous nous pencherons sur la question une fois l’effervescence de la rentrée derrière nous afin travailler sur une stratégie un peu plus poussée.

 

B.C : Aujourd’hui, nous tractons surtout aux sorties d’écoles, cela reste très ciblé. Mais nous essaierons de brasser un peu plus large, surtout si nous développons des activités plus sociales et moins estampillées « catholique ». Notre objectif étant, en tout cas pour les lycéens qui ne poursuivraient pas à l’aumônerie, de former des jeunes hommes et des jeunes femmes équilibrés dans le monde. D’où l’idée de leur proposer d’autres activités et de rendre service après la fin du cursus catéchisme-aumônerie en 3ème. 

 

Nous chercherons à nous ouvrir aux associations caritatives anglophones

Vous adressez-vous seulement à un public français ?

C.V : Du côté des partenariats, pour l’instant tout est francophone. Comme ici les jeunes sont souvent bilingues, nous chercherons à nous ouvrir aux associations caritatives anglophones, ce qui ne manque bien sûr pas à Londres. Du côté des activités purement proposées à l’aumônerie, les animateurs sont souvent français et le catéchèse est également en français. Mais en dehors notre but est évidemment d’élargir notre activité au monde anglophone. B.C : Nous proposons un mini-catéchisme en anglais, notamment destiné aux familles africaines francophones qui ont mis leurs enfants dans des écoles anglaises. Il s’agit d’une petite équipe mais elle existe malgré tout.

 

Mael Narpon - journaliste junior Londres

Maël Narpon

Diplomé d'une licence de sociologie à Pau et à Athènes, il intègre ensuite l'IEJ Londres. Il effectue un stage avec lepetitjournal.com Londres puis rejoint l'édition internationale en tant qu'alternant dans le cadre d'un Master à l'IEJ Paris.
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Londres !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

De la part de toutes les équipes de Lepetitjournal.com

À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale