Jeudi 17 juin 2021

Boris Johnson et la révolution verte

Par Charles Flageul | Publié le 19/11/2020 à 15:20 | Mis à jour le 10/12/2020 à 16:28
Photo : RawFilm - Unsplash
éolien révolution verte Boris londres

Mardi soir, Boris Johnson a annoncé un plan en dix points pour « une révolution verte », plaçant le Royaume-Uni comme le principal acteur européen engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Parmi les mesures phares, le Premier ministre a annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et interdire les ventes de voitures diesel ou essence à partir de 2030. A la place, le gouvernement britannique prévoit de développer des milliers de voitures électriques, mesure négociée en accord avec les constructeurs automobiles.

Ambitieux, n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas tout. Il promet également le développement de l’éolien offshore, l’investissement dans les technologies nucléaires et hydrogènes, la décarbonisation des maisons, la construction du premier avion « zéro émission », une enveloppe de deux milliards de livres pour favoriser la pratique du vélo, ainsi que la plantation de 30 000 arbres par an au Royaume-Uni. Avec un coût de 12 milliards de livres sterling, l’objectif de ce plan est de créer pas moins de 250 000 emplois qui seront majoritairement localisés dans le nord du pays.

Mais ces mesures ne sont-elles pas utopiques ? Par exemple, aujourd’hui, les véhicules électriques représentent seulement un pourcent des voitures recensées sur la route. Va-t-il donc remporter ce pari de bannir les véhicules thermiques d’ici 2030 ? Difficile à croire.

Même si ces mesures se révèlent du coup très ambitieuses, le Royaume-Uni signale des progrès colossaux en termes d’écologie. Sur le territoire britannique, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 43% entre 1990 et 2018 et la production d’énergie à faible émission carbone a augmenté assez rapidement.

 

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Charles Flageul - Journaliste Londres

Charles Flageul

Étudiant en Troisième Année à Sciences Po Aix, je me destine au reportage vidéo.
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