Pour la première fois, Londres a le droit à son show, en français. Le Londres du Rire s’apprête à faire ses débuts dans la capitale britannique, dimanche 1er février 2026, avec une première édition organisée à l’Eventim Apollo. L’événement réunira sur scène Kev Adams, Gad Elmaleh, Jarry, Élodie Poux et Nadim, accompagnés de Salim Shady, en guise de première partie. Une programmation portée par Southside Production, déjà à l’origine du Luxembourg du Rire, et par Frogs in London. À quelques heures du lancement, les équipes ont répondu à nos questions.


Importer un spectacle ne suffit plus. À Londres, ville saturée par l’offre culturelle, il faut désormais créer un événement. C’est le pari du Londres du Rire, qui entend faire de cette première édition, bien plus qu’une date isolée dans le calendrier.
En réunissant Kev Adams, Gad Elmaleh, Élodie Poux et Nadim sur la scène de l’Eventim Apollo, avec Jarry comme maître de cérémonie, les organisateurs assument une ambition forte : frapper juste et installer un rendez-vous appelé à durer. Nous avons discuté avec Southside Production et Frogs In London, pour en savoir un peu plus…
Comment vous est venue l’idée du Londres du Rire, et pourquoi maintenant ?
L’idée est venue assez naturellement. Southside Production produit des humoristes de renom depuis de nombreuses années et dispose notamment du festival du Luxembourg du Rire. Ce dernier fait salle comble à chaque édition et bat ses propres records de fréquentation chaque année.
Nous nous sommes rendu compte, lors d’une soirée organisée par Frogs In London, qu’il existait une vraie communauté francophone à l’étranger, notamment à Londres, attachée à l’humour et à la scène française, nous nous sommes dit qu’il était temps d’investir la capitale britannique. L’énergie particulière de la ville, le bon réseau, les bons artistes, et surtout l’envie de créer un rendez-vous fort, hors de France, ont imposé le festival de manière évidente.

Qu’est-ce que nous pouvons attendre pour cette première édition ?
Avant tout, une soirée qui marque les esprits. Nous voulons vraiment que ce soit une expérience complète : du rire, évidemment, mais aussi une ambiance, une identité, un rassemblement francophone unique qui devienne un rendez-vous de la communauté.
Rappelons qu’il s’agit là de la première édition, donc l’enjeu est aussi de poser des bases solides, pour s’inscrire durablement dans le paysage culturel.
Ce ne sera pas un festival “classique” au sens formaté du terme puisqu’il a été pensé comme un événement unique : une grande soirée, dans une salle mythique, avec un rythme très fort, des interactions, une vraie énergie circulante. C’est du stand-up, mais avec une dimension de show.
Comment s’est déroulée la sélection de ce line-up, aviez-vous déjà des noms en tête ?
Oui, tout s’est fait assez vite. Nous voulions un plateau qui parle au public immédiatement, avec des artistes très forts, et en même temps une dynamique de découverte. Nous travaillons avec une relation de confiance avec nos artistes, depuis longtemps, donc la sélection s’est faite à la fois avec le cœur et avec une logique de cohérence artistique.
Des figures incontournables associées à la nouvelle génération, avec Jarry en maître de cérémonie : comment s’est construit cet équilibre et quelle place occupera Jarry dans la dynamique de la soirée ?
Cet équilibre est l’essence même du projet. Nous voulions réunir des figures incontournables et des artistes de la nouvelle génération qui explosent en ce moment. Ce mélange crée une énergie particulière : c’est intergénérationnel, vivant, et cela reflète très bien l’humour actuel.
Par ailleurs, Jarry sera le fil conducteur de la soirée. Il apporte cette énergie, cette spontanéité et un lien particulier avec le public. En tant que maître de cérémonie, il va rythmer l’événement, créer des moments uniques, et effectivement, avec Jarry, il peut toujours y avoir des surprises…
Ne visez-vous qu’un public français pour l’événement ?
La base, c’est évidemment la communauté francophone : Français, Belges, Luxembourgeois, Africains francophones, Canadiens… tous ceux qui vivent ou passent par Londres. Mais finalement, nous visons aussi les curieux, les anglophones qui aiment l’humour français et peuvent le comprendre, et même les touristes qui veulent vivre une soirée différente pendant un city trip. Londres est une ville internationale, donc le public l’est aussi.
Si tout se passe bien, Londres du Rire pourrait devenir un rendez-vous annuel ?
Il s’agit là de notre ambition. Cette première édition est un lancement : si le public répond présent, ce que nous sentons déjà, alors oui, l’objectif est d’inscrire Londres du Rire dans la durée, avec une édition chaque année et une identité toujours plus forte.
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