Les marbres du Parthénon exposés au British Museum ne seront pas renvoyés en Grèce

Par Sophie Sager | Publié le 12/01/2023 à 17:30 | Mis à jour le 13/01/2023 à 16:38
Photo : Marbres du Parthénon exposés au British Museum
Marbres Parthénon British Museum

Début janvier 2023 Athènes pensait enfin avoir trouvé un accord avec Londres pour rapatrier les marbres du Parthénon exposés au British Museum de Londres. Les négociations s’entendaient sur un prêt “à long terme” qui permettrait à la capitale grecque d’ajouter les pièces manquantes de sa collection au  musée de l’Acropole. Ce n’était non sans compter sur la décision de Londres le 11 janvier 2023 qui est revenue sur ses positions. Les marbres ne seront finalement pas renvoyés en Grèce!
 

Les marbres du Parthénon ne seront finalement pas renvoyés à Athènes. La décision de Londres, ce mercredi 11 janvier 2023 enterre tous les espoirs de la Grèce. Bien qu’un retour permanent n’était pas discuté lors des négociations, le prêt à long terme semble lui aussi oublié de tous. Le musée de l’Acropole d’Athènes avait laissé un espace vide spécialement dédié aux pièces manquantes se trouvant dans le British Museum. Il ne verra sûrement pas d’aussi tôt les précieux marbres. 

 

Les marbres du Parthénon au British Museum, un combat qui continue pour Athènes

Les marbres du Parthénon exposés au British Museum à Londres n’échappent pas au débat public autour de la restitution des œuvres et objets, volés ou pillés il y a plusieurs siècles par les pays occidentaux. Athènes se bat depuis plus de quarante ans pour récupérer les pièces du Parthénon «acquises légalement» selon Londres mais «pillées» selon elle en 1802.

Un prêt “à long terme”, non permanent

Le débat devait pour autant prendre fin grâce à un accord trouvé entre le Royaume-Uni et la Grèce afin que les marbres soient restitués. Un geste certes symbolique, mais dont l’histoire est  loin d’être terminée. Le British Museum de Londres est soumis à une loi britannique de 1963 lui interdisant de céder ou de vendre des objets de sa collection. Le seul geste possible serait donc un «prêt à long terme» dont on ne connaît pas la durée et non une restitution permanente. Une façon de contourner ce problème et de trouver un accord entre les deux pays. Et vous, vous êtes-vous déjà demandé comment les pièces exposées dans les musées s’étaient retrouvées là ?


 


 

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Sophie Sager

Diplômée d’un bachelor en relations internationales de l’Université de Genève et ayant vécu à Montréal et Bruxelles, j’ai rejoint l’équipe du Petit Journal à Paris pour un stage de 6 mois.
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