

Le milliardaire Mohamed Al-Fayed a décidé de se séparer de son joyau. L'égérie du shopping à Londres, propriété du nabab égyptien, a été acquise pour 1,5 milliard de livres par Qatar Holding, propriété de la famille royale du Qatar. L'homme d'affaires demeurera toutefois Président honoraire du magasin
Harrods et Mohamed Al-Fayed, c'est fini ! Fondé en 1849 par Charles Henry Harrod, importateur de thé, le magasin est depuis 1985 quasi éternellement associé au nom Al-Fayed... Avec 330 départements pour 90.000 m2 de rayons, Harrods se décline aussi en banque et agence immobilière.
Pour le milieu du luxe et les touristes qui affluent quotidiennement au 87?135 Brompton Road, cette vente apparaît comme une onde de choc. Reluisant de l'extérieur comme de l'intérieur, Harrods est perçu comme le symbole des excès. Le magasin s'est souvent résumé à une orgie de luxe. Dans les escaliers menant aux différentes salles, le moindre nanomètre est paré d'or, comme pour transporter les clients dans l'Egypte ancienne. Bien joué ! Les clients sont presque hypnotisés par un cadre enchanteresque, à la fin de la visite... Le tour de magie a bien marché : il n'y a qu'à voir le nombre de touristes ressortant de la célèbre boutique aux tentures vertes, avec un sac de même couleur, sur lequel le nom du magasin s'inscrit en lettres dorées. Bref, une touche très... bling-bling.
Que va devenir Mohamed Al-Fayed ?
Pour quelle raison l'homme d'affaires a-t-il décidé de se séparer d'Harrods ? C'est avant tout une volonté d'être plus proche de sa famille. Il va peut-être se retirer en Ecosse, dans sa propriété des Highlands... Partisan de la théorie selon laquelle l'Ecosse a été fondée par des Egyptiens, il se verrait bien Président d'un Etat écossais indépendant. Une revendication qui aura encore le mérite d'irriter Sa Majesté la Reine !
En vendant Harrods le double de son prix d'achat, Mohamed Al-Fayed a conclu une affaire lucrative avec un acquéreur de sang royal... Ironie de l'histoire, la royauté lui a pourtant mené la vie dure jusqu'à présent !
Magali Barthès (www.lepetitjournal.com - Londres) Mardi 11 mai 2010















































