Samedi 6 mars 2021

25 novembre : il faut lutter contre les violences faites aux femmes

Par Marie Lagache | Publié le 25/11/2020 à 18:31 | Mis à jour le 25/11/2020 à 18:40
Photo : Raquel Garcia-Unsplash
25 novembre mobilisation sensibilisation lutte violence femmes Royaume-Uni

Au Royaume-Uni et partout dans le monde, le 25 novembre 2020 est la journée officielle de la lutte contre les violences à l’égard des femmes, mais c’est un combat dans lequel il faut s’inscrire tous les jours de l’année.

Le Covid-19 n’a pas mis un terme aux violences faites aux femmes. Le 25 novembre marque la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Ce mercredi doit donc demeurer comme l’opportunité de rappeler que ces agressions restent présentes partout dans notre quotidien malgré la pandémie, elles sont même encore plus fréquentes avec les confinements. La lutte contre les violences faites aux femmes est une cause qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui plus que jamais constitue une priorité absolue.

Cette date symbolique tire son origine de l’histoire des trois sœurs Mirabal, alias “Las Mariposas”, Les Papillons, ou encore les sœurs rebelles. Ces trois femmes originaires de la République Dominicaine ont participé à la révolution contre le dictateur Rafael Trujillo. Las Mariposas seront emprisonnées, torturées et massacrées à la machette lors d’un meurtre commandité par le dictateur en date du 25 novembre 1960. Les sœurs rebelles deviennent alors un symbole de la révolution et de la lutte féministe.

Les violences faites aux femmes : “la pandémie fantôme”

Les violences contre les femmes, et tout particulièrement la violence domestique, se sont accrues depuis le début de la pandémie de coronavirus. Des femmes se sont en effet retrouvées confinées, enfermées, emprisonnées, aux côtés de leur agresseur. L’ONU est même allée jusqu’à qualifier les violences contre les femmes de “pandémie fantôme”. Une expression d’actualité qui porte malheureusement bien son nom.

La crise actuelle ne fait qu'accentuer les violences déjà existantes dans la société ainsi que les niveaux de tension entre les individus. Les femmes sont en première ligne des victimes, tout comme les enfants. La violence se manifeste de différentes façons au quotidien et se caractérise par le harcèlement moral, sexuel, dans la rue ou sur internet, mais aussi par de nombreuses agressions physiques et sexuelles, aussi bien dans la sphère privée que dans la vie publique. Toutes ces actions sont plus que condamnables.

La sensibilisation : une mobilisation accessible à tous

La première étape de la mobilisation contre les violences faites aux femmes réside dans la sensibilisation. S’informer, informer ses proches, faire prendre conscience au grand public, reste la plus simple et efficace des manières pour s’investir dans cette lutte primordiale. Beaucoup de femmes et d’hommes ne savent pas identifier les situations de violence, comment réagir auprès des victimes et des agresseurs, ou quelles sont les actions juridiques à disposition.

Des formations en ligne existent pour apprendre à reconnaître les violences que nous pouvons subir sans s’en rendre compte ou que peuvent endurer nos proches, mais aussi des inconnues. De nombreux contenus sur les réseaux sociaux résument aussi la réalité des violences à l’égard des femmes. Pour les Français, les documents en ligne, réunions virtuelles, et infographies du collectif Nous Toutes sont une des meilleures sources d’informations à ce sujet.

Si le 25 novembre reste une journée importante pour sensibiliser sur les violences faites aux femmes, le combat pour les éliminer demeure lui quotidien.

 

Pour ne rien perdre de l’actu londonienne, abonnez-vous à notre newsletter en deux clics !

0 Commentaire (s)Réagir
Sur le même sujet