Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient, l’Europe semble déterminée à renforcer sa sécurité collective. Une mission militaire européenne se déploie au Groenland, tandis que la France accentue ses efforts dans le cadre de l’OTAN. Quels enjeux cette volonté de coopération soulève-t-elle ? Décryptage d’une dynamique de défense européenne en pleine mutation.


Le Groënland, un territoire stratégique convoité par de grandes puissances, est devenu le théâtre d'une mission militaire européenne marquante. Depuis jeudi 15 janvier 2026, la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège déploient des forces sur cette île arctique dans le cadre de l’exercice danois baptisé "Arctic Endurance". Ce déploiement, annoncé par le président Emmanuel Macron, qui a affirmé que "de premiers éléments militaires français sont d'ores et déjà en chemin", vise à soutenir le Danemark dans la protection de la sécurité maritime et la surveillance dans une région en proie à des visées géopolitiques croissantes.
À la demande du Danemark, j’ai décidé que la France participera aux exercices conjoints organisés par le Danemark au Groenland, l’Opération Endurance Arctique.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 14, 2026
De premiers éléments militaires français sont d'ores et déjà en chemin. D'autres suivront.
Une mission militaire européenne au Groenland, convoité par Trump
Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a vigoureusement dénoncé la volonté de l'ancien président américain Donald Trump d'acquérir le Groenland, soulignant que "notre position diffère clairement". Ce constat de désaccord met en lumière la complexité des relations internationales dans cette zone, où Copenhague désire renforcer sa présence militaire face aux menaces perçues, notamment celles de de grandes puissances qui cherchent à accroître leur influence en Arctique.
Mais pourquoi Donald Trump s'intéresse-t-il autant au Groenland ?
Cette préparation n'est pas théorique et vise un objectif très concret : être en mesure de combattre immédiatement dans une guerre de haute intensité et en coalition.
La France renforce sa préparation en Europe avec l’OTAN
L’effort collectif de défense de l’Union européenne s’intensifie. L'importance cruciale de la préparation opérationnelle dans le cadre de l'OTAN a d’ailleurs été soulignée lors d'une conférence de presse au ministère des Armées le 8 janvier 2026 à laquelle la rédaction a assisté. "Cette préparation n'est pas théorique et vise un objectif très concret : être en mesure de combattre immédiatement dans une guerre de haute intensité et en coalition." Le lieutenant-colonel Julien Charpentier a déclaré Julien Charpentier, lieutenant-colonel chargé de la préparation opérationnelle interarmées au sein de l’état-major des armées.

En 2025, la France a participé à près de 200 exercices militaires, dont 50 où le pays était partenaire majeur. "Chaque exercice, chaque déploiement illustre la capacité des forces françaises à agir de manière coordonnée avec leurs alliés", a précisé le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l'État-major des Armées le 8 janvier. En 2026, la France prévoit de contribuer activement à la Force de Réaction Rapide de l’OTAN, soulignant ainsi sa détermination à rester un acteur clé dans le renforcement de la sécurité européenne.
la préparation opérationnelle s'inscrit dans une logique de coopération avec nos alliés
L'urgence pour les armées européennes semble donc répondre aux menaces contemporaines. Pour le ministère des Armées français, “la préparation opérationnelle s'inscrit dans une logique de coopération avec nos alliés. Le cycle d'entraînement doit être régulièrement mis à jour pour tenir compte des leçons tirées de récentes opérations et de l’évolution du paysage géopolitique.”
Une Europe de la défense ? “Le contexte n’a jamais été aussi favorable”
Avec le retour en force des menaces tant militaires que hybrides, les pays européens souhaitent donc se mobiliser pour mutualiser leurs ressources. Cette approche, offre une occasion sans précédent de bâtir une défense européenne solide et intégrée souligne la Sénatrice Hélène Conway-Mouret sur lepetitjournal.com.
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