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Camille Cocaud, fondatrice de WeUkraine : « L’entraide n’a pas de frontières ! »

Par Damien Bouhours | Publié le 01/03/2022 à 17:45 | Mis à jour le 02/03/2022 à 14:40
Photo : Camille Cocaud, fondatrice de WeUkraine
Camille Cocaud, fondatrice de WeUkraine

Camille Cocaud est à l’origine de WeUkraine, un collectif de citoyens engagés, qui souhaitait soutenir le peuple ukrainien et faciliter l’aide internationale pendant cette crise. Cette experte du digital nous explique sa démarche et nous parle de la plateforme weukraine.fr.

 

J’ai imaginé une plateforme à double portée

 

Comment est né le collectif WeUkraine ?

WeUkraine est né d’une insomnie. La situation en Ukraine nécessitant d’agir au plus vite, et n’arrivant pas à trouver le repos, j’ai imaginé une plateforme à double portée. Tout d’abord, celle d’aider les associations et initiatives citoyennes et humanitaires à obtenir de la visibilité, puis de proposer aux citoyens qui souhaitent apporter leur aide à trouver des initiatives vérifiées et ainsi leur permettre d’agir en toute simplicité.

 

La situation est préoccupante et urgente

 

Pourquoi avoir décidé de lancer la plateforme weukraine.fr ? 

Dans l’urgence, beaucoup d’organismes ou de citoyens veulent apporter leur aide. Centraliser toutes ces initiatives et volontés permet de gagner du temps et de sécuriser le parcours de chacun.e. La situation est préoccupante et urgente pour les Ukrainien.ne.s !

 

Les différentes initiatives locales ou nationales référencées sur le site permettent de souligner des besoins notamment en termes d’accueil des réfugiés, de matériel médical et de médicaments

 

Quels sont les besoins d’urgence que vous avez pu identifier pour venir en aide aux Ukrainiens ?

Les différentes initiatives locales ou nationales référencées sur le site permettent de souligner des besoins notamment en termes d’accueil des réfugiés, de matériel médical et de médicaments (couvertures isothermiques, civières, générateurs, etc.), de produits d’hygiène ou de linge de maison (draps ou serviettes, couvertures, sacs de couchage…), de denrées non périssables (telles que des barres énergétiques, des conserves) ou encore du matériel électronique et varié (groupe électrogène, piles lampes…). Le plus sûr est de regarder sur www.weukraine.fr et d’identifier les besoins de chaque initiative proche de chez vous !

 

Des personnes pourraient tenter de profiter de la situation pour détourner des fonds prévus pour l’aide au peuple ukrainien

 

Y a-t-il beaucoup d’organisations frauduleuses qui profitent de la générosité des personnes touchées par ce conflit ? 

Malheureusement comme pour tout événement d’ampleur, des personnes pourraient tenter de profiter de la situation pour détourner des fonds prévus pour l’aide au peuple ukrainien. Afin de prévenir ce risque, les initiatives référencées sur la plateforme weukraine.fr sont vérifiées. Vous pouvez ainsi retrouver des actions nationales avec des acteurs connus du grand public tels que l’Unicef, Médecin du Monde ou encore le Secours Populaire Français, mais également des initiatives plus locales initiées par des mairies comme Cannes ou Chelles, des associations sensibles à la détresse du peuple ukrainien ou des citoyen.ne.s engagé.e.s. Il est important de préciser que WeUkraine est un collectif de bénévoles, que toute aide est la bienvenue, mais que les initiatives militaires ou de groupuscules armés sont refusées.

 

Vous avez mis en place une version monde de votre plateforme, êtes-vous en relation avec des initiatives de Français de l’étranger ?

La version monde est née de l’initiative de Gabrielle Lods. Nous avons voulu agir en même temps et les plateformes se complètent. WeUkraine recense les initiatives en France (et en français) tandis que Standwithukraine regroupe les actions dans d’autres pays sur un site anglophone. L’entraide n’a pas de frontières !

Damien Bouhours

Damien Bouhours

Diplômé de sociologie à l'Université de Nantes et Tromsø (Norvège), il a vécu plus d'une décennie en Asie du Sud-Est (Laos et Thaïlande). Il a rejoint lepetitjournal.com en 2008 dont il est directeur éditorial et partenariats.
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