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V. Rodriguez : « Je veux créer un désir d’Institut Français »

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 12/03/2022 à 18:30 | Mis à jour le 14/03/2022 à 09:41
Photo : Boris Conte
Valentin rodriguez Picasso

L’Institut Français du Cambodge fête ses trente ans. Pour célébrer l’événement; il organisera une série d’événements que nous vous détaillerons plus tard. Il nous parait nécessaire, dans un premier temps, de dresser un état des lieux de cette institution.

 

Nous sommes allés rencontrer Valentin Rodriguez, son directeur délégué, pour qu’il nous présente l’IFC d’aujourd’hui et ses perspectives d’avenir.

 

 

L’IFC joue un rôle central en termes d’échanges et de coopération entre la France et le Cambodge, dans les domaines de la culture, des arts, de l’éducation et de la formation. Il propose tout au long de l’année une programmation variée (expositions, projections, concerts, conférences). Il a pour mission de promouvoir la culture française dans son sens le plus large (arts visuels, cinéma, musique, littérature, langue française, cuisine et « art de vivre »...). 

 

Arrivé en aout 2020, Valentin Rodriguez est toujours l’actuel Directeur Délégué de l'Institut Français, et aussi l’Attaché Culturel auprès de l'Ambassade de France au Cambodge.

 

Lepetitjournal.com : M. Rodriguez, quelles sont les missions de l'Institut Français ?

 

Valentin Rodriguez : Tout d’abord, l’Institut Français est un lieu créé pour développer la culture française et l’apprentissage de la langue.

 

C’est un lieu convivial, accueillant et pluridisciplinaire servant à soutenir tous les types d’arts, comme les livres, le cinéma, la musique, etc... Les objectifs principaux de l’Institut Français sont au nombre de trois : le partage de la langue française, la diffusion des industries culturelles et créatives françaises, grâce à une diversité d’actions, mais aussi par la vocation d’être une passerelle entre la culture française et cambodgienne.

 

L’Institut Français défend aussi des valeurs qui lui sont chères, notamment l’égalité des genres, le droit des femmes, la démocratie, et le développement durable

 

LPJ : Quels sont les moyens que vous avez pour remplir vos missions ?

 

V.R. : L’IFC, c’est d’abord à Phnom Penh, un superbe site disposant d’un jardin, d’un restaurant, d’une médiathèque, d’un cinéma, d’une galerie d’exposition, et de 22 salles de cours. 90 personnes y travaillent dont une cinquantaine de professeurs.

Le cinéma fut la première salle équipée d’un appareil de projection DCP* au Cambodge.

La médiathèque vient d’être rénovée et elle dispose de plus de 26000 ouvrages, plus de 3000 emprunteurs s’y croisent malgré le Covid. Grâce à des liens que nous avons tissés avec des ONG, un certain nombre de ces ouvrages sortent de l’Institut pour aller à la rencontre de leur public.

 

L’IFC dispose aussi d’une antenne à Battambang, dans une échelle plus réduite. Malgré cela, elle se développe, grâce à des cours de français avec une moyenne d’environ deux cents apprenants par session de cours.

Le programme culturel va aussi s’y déployer dès cette année. Nous allons y dévoiler, pour les 30 ans de l’Institut, une première exposition sur des portraits de professeurs de français au Cambodge réalisés par les artistes Srey Mao et Jean-François Périgois, tout ça en simultané à Battambang et à l’Ambassade de France à Phnom Penh.

 

Valentin rodriguez case départ
Exposition Case départ actuellement à L'Institut. Photo Yvon Chalm

 

LPJ : Vous êtes arrivé en août 2020, quels objectifs vous êtes vous fixé ?

V.R : L’objectif principal que je me suis fixé est de réaliser des actions structurantes et pérennes pour soutenir la création et l’innovation au Cambodge. Avec l’importance de ne jamais couper le lien fondamental avec le public. C’est pour cela que j’insiste beaucoup sur la médiation et la diffusion de ce que nous faisons. C’est dans ce cadre que nous souhaitons agir hors des murs de l’Institut en initiant des expositions dans d’autres endroits, comme nous l’avons fait dernièrement avec le musée National par exemple.

Il est important que notre offre culturelle aille à la rencontre des Cambodgiens. Je veux créer un désir d’Institut Français. Le rendre plus accessible aux Cambodgiens. Et nous sommes en train de gagner ce pari puisque nous enregistrons une hausse de la fréquentation de l’Institut (notamment plus de 700 nouvelles adhésions à la médiathèque depuis sa réouverture) et que nos événements attirent de plus en plus de public et les nouveaux aménagements notamment les nattes dans la cour de la médiathèque, cet espace remportent un vif succès auprès des jeunes.

 

M Rodriguez, lepetitjournal vous remercie de votre temps. Nous relayerons évidemment les événements qui célébreront les trente ans de l’Institut et ceux qui s’engrèneront toute cette année.

 

 

*Un Digital Cinema Package (DCP) est l'équivalent en cinéma numérique de la copie de projection argentique

 

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Raphael Ferry

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