Édition internationale

Le Villa Vie Odyssey s’éloigne, mais des passagers restent au Cambodge

Le 4 novembre, le bateau de croisière Villa Vie Odyssey a quitté Sihanoukville, laissant près de 100 passagers au Cambodge. Une semaine plus tôt, ceux-ci avaient appris qu’ils devaient débarquer en quelques heures, interrompant leur voyage autour du monde.

Villa OdysseyVilla Odyssey
Photo: port autonome de Sihanoukville
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 6 novembre 2026

Le Villa Vie Odyssey quitte le port de Sihanoukville

Le Villa Vie Odyssey a appareillé du port autonome de Sihanoukville à 0 h 25, mercredi 4 novembre. À son bord se trouvaient 85 membres d’équipage tandis que d’autres avaient déjà quitté le Cambodge par avion. Le départ du paquebot n’a pas mis fin au séjour de tous ses passagers puisque, si certains ont choisi de quitter le pays, d’autres en ont profité pour visiter plusieurs provinces et continuent d’explorer le Cambodge.

98 passagers se trouvent encore à Sihanoukville, Kampot, Kep et Siem Reap, ainsi qu’à Phnom Penh, selon Top Sopheak, porte-parole du ministère du Tourisme.

« Nous ne savons pas quand ils partiront, mais nous les accueillons volontiers s’ils souhaitent continuer à visiter le pays. Une équipe de coordination est disponible pour les aider », a-t-il déclaré.

Une aide administrative et touristique offerte aux voyageurs

Le 29 octobre, environ 200 passagers de 15 nationalités ont obtenu des visas touristiques délivrés par la Direction générale de l’immigration. Valables trois mois, ces visas autorisent un séjour d’une durée maximale d’un mois.

Le ministère du Tourisme indique que son équipe de coordination a aidé les passagers à trouver des informations sur l’hébergement, à organiser leurs déplacements, à obtenir les services de guides touristiques et à accéder à d’autres services essentiels, afin de veiller à leur sécurité et à leur bien-être.

Le ministère estime que le départ du navire dans de bonnes conditions et la présence de touristes étrangers dans le pays témoignent de la capacité du Cambodge à accueillir des visiteurs venus du monde entier dans un cadre sûr.

Des passagers saluent l’accueil reçu, d’autres déplorent leurs récupérations politiques

L’annonce soudaine de la fin du voyage en mer a suscité un choc parmi de nombreux passagers. Lynn et Paul Montoya, un couple américain de Laramie, dans le Wyoming, qui partageaient leur vie en mer sur leur chaîne YouTube, décrivent la situation dans une vidéo : « Nous aimons toujours les croisières résidentielles. Nous espérons que l’Odyssey pourra reprendre son activité, mais son avenir reste incertain. » Le couple a constaté une réelle gentillesse de la part des Cambodgiens envers les passagers bloqués.

Un autre passager, Randy Cassingham, a également décrit les Cambodgiens qu’il avait rencontrés comme dignes, amicaux et bienveillants. Toutefois, dans une publication datée du 4 novembre, ce dernier s’est dit en colère que son nom et son image soient utilisés à des fins politiques.

« Nous nous étions engagés pour toujours et nous avions hâte de parcourir le monde, mais nous voilà bloqués au cœur d’un centre d’arnaques », a rapporté Khaosod, en attribuant cette citation au Financial Times. Randy Cassingham a qualifié la publication du média thaïlandais de propagande. « C’est le Financial Times qui a évoqué la formule “ville des arnaques”. Je n’en avais pas entendu parler avant que le journaliste ne m’en parle », a-t-il déclaré.

Alors, si Sihanoukville n'est pas une ville exempte de certains défauts, on ne saurait nier l'hospitalité des autorités et du peuple cambodgien pour avoir accueilli ce navire. Cette histoire résonne avec une autre, en plein Covid. Un navire de croisière, le MS Westerdam, avait erré en mer, car des cas de Covid s'étaient déclarés à bord. Le Cambodge fut le seul à l'autoriser à accoster. Une tradition d'hospitalité.

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos