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Le retour des déplacé s’accélère, l’inquiétude demeure après des survols de drones

Les retours de déplacés se multiplient depuis fin décembre, mais des zones restent inaccessibles. La détection de drones à Pursat et Koh Kong maintient un climat de prudence.

Le retour des déplacé s’accélère, l’inquiétude demeure après des survols de drones Le retour des déplacé s’accélère, l’inquiétude demeure après des survols de drones
Photo AKP
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 9 janvier 2026

 

Au 7 janvier à 18 heures, 16 756 personnes déplacées supplémentaires avaient pu rentrer chez elles, selon le ministère de l’Intérieur. Depuis le 27 décembre, ce sont désormais plus de 460 000 personnes qui ont regagné leur domicile. Malgré cette dynamique encourageante, 186 760 personnes demeurent encore hébergées dans des sites de déplacement.

 

Des services publics qui reprennent peu à peu

À Oddar Meanchey, la vie administrative et scolaire redémarre progressivement. Les autorités font état de la réouverture de 176 écoles, 33 hôpitaux et centres de santé, ainsi que de nombreuses administrations provinciales et de district. Les forces de l’ordre ont également repris leurs activités dans plusieurs communes et districts.

Cette reprise reste toutefois incomplète. Dans la province, 84 écoles, huit hôpitaux ou centres de santé, une administration commune-sangkat et un poste de police restent temporairement fermés.

À Banteay Meanchey, seules cinq écoles et un centre de santé n’ont pas encore rouvert, tandis que l’ensemble des services publics aux différents échelons administratifs fonctionnent de nouveau.

La situation est plus contrastée à Preah Vihear, où 61 écoles et 14 structures de santé demeurent fermées. Dans le même temps, plusieurs établissements scolaires, centres de santé et administrations locales ont pu reprendre leurs activités.

 

Des dégâts encore visibles sur le terrain

Les autorités font également état de nombreux dégâts matériels. Habitations, bâtiments publics, véhicules, routes, pagodes et infrastructures ont été endommagés, tout comme des centres de santé et des biens privés. Des pertes touchant la faune sauvage ont aussi été signalées dans les provinces de Battambang, Preah Vihear, Oddar Meanchey, Banteay Meanchey et Pursat.

 

Des drones qui ravivent les tensions

Alors que les retours se poursuivent, la vigilance reste de mise. Le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’un drone de reconnaissance avait été détecté le 5 janvier à Pursat, et un autre à proximité du poste-frontière international de Cham Yeam, dans la province de Koh Kong.
Le lendemain, un nouveau drone a été observé près du poste 56, tandis que deux autres survolaient la zone d’O’Phluk Damrei, dans le district de Veal Veng, à Pursat.

« Le ministère continue de suivre attentivement l’évolution de la situation sur la ligne de front, en étroite coordination avec les Forces armées royales cambodgiennes, afin de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays », souligne le communiqué, qui appelle également à un suivi rigoureux des impacts sur les populations et les territoires concernés.

 

Des zones toujours inaccessibles

Dans le district de Choam Khsant, à Preah Vihear, l’évaluation des dégâts se poursuit, tandis que des vivres ont été distribués aux personnes encore hébergées dans les sites de déplacement.
Au total, 84 villages restent pour l’instant inaccessibles aux civils. À Oddar Meanchey, les autorités s’emploient à préparer les conditions de retour dans 172 villages.

À Banteay Meanchey, des abris temporaires ont été mis en place pour les habitants des zones rouges, où la présence de munitions non explosées empêche tout retour immédiat. À Battambang, les autorités provinciales travaillent avec le Centre cambodgien de déminage, tandis qu’à Pursat et Koh Kong, les équipes locales inspectent les habitations endommagées et accompagnent les familles qui rentrent progressivement chez elles.

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