Face à la hausse des prix du carburant, le gouvernement cambodgien menace de sanctionner les stations-services soupçonnées de retenir leurs stocks pour spéculer. Des inspections sont annoncées.


Les propriétaires de stations-services pourraient perdre leur licence et voir leur établissement fermé s’ils suspendent volontairement leurs ventes pour profiter de la hausse des prix du carburant. L’avertissement a été lancé par la ministre du Commerce, Cham Nimul.
S’exprimant le 12 mars lors d’un séminaire organisé à l’Assemblée nationale sur le thème du renforcement de la résilience nationale et des opportunités liées aux stratégies de gouvernance, d’innovation et d’industrie du Cambodge, la ministre a indiqué que certaines stations pourraient volontairement retenir leurs stocks.
Selon les autorités, plusieurs établissements affirment être à court de carburant alors qu’ils pourraient en réalité attendre une hausse supplémentaire des prix avant de reprendre les ventes.
Des inspections pour vérifier les pénuries
Le Cambodge compte plus de 6 300 stations-services en activité. Environ 2 000 d’entre elles auraient récemment déclaré ne plus disposer de carburant.
Face à cette situation, les autorités annoncent des inspections afin de déterminer si ces déclarations correspondent à de véritables ruptures d’approvisionnement.
Les stations qui seraient découvertes avec du carburant en stock tout en refusant de le vendre au public s’exposent à des amendes, à un retrait de licence et à la fermeture de leur établissement.
En revanche, si les contrôles confirment que les stocks sont réellement épuisés, le gouvernement indique qu’il travaillera avec les importateurs privés afin d’aider les stations à reprendre leurs activités.
Une hausse liée aux tensions au Moyen-Orient
Cette situation intervient dans un contexte de hausse récente des prix du carburant au Cambodge.
L’augmentation est liée aux tensions militaires au Moyen-Orient, qui perturbent le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial de pétrole.
Ces perturbations ont des répercussions sur les marchés énergétiques et les chaînes d’approvisionnement internationales.
Des prix en hausse, mais un reflux attendu
Au Cambodge, le prix de l’essence ordinaire a atteint 5 200 riels le litre, tandis que le diesel est monté à 6 050 riels le litre pour la période du 11 au 13 mars.
Dans le même temps, le prix du pétrole brut sur le marché mondial est récemment retombé à un peu plus de 80 dollars le baril.
Selon Cham Nimul, cette évolution pourrait entraîner une baisse des prix du carburant dans les prochains jours, les marchés internationaux montrant déjà des signes d’accalmie.
Avec l’aimable autorisation de Cambodianess, qui nous permet d’offrir cet article à l’électorat francophone.
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