Les États-Unis sanctionnent un sénateur cambodgien et 28 entités pour leur implication présumée dans des escroqueries en ligne. Une affaire qui relance les préoccupations sur la cybercriminalité au Cambodge.


Les autorités américaines ont annoncé, mercredi 23 avril 2026, des sanctions visant le sénateur cambodgien Ly Yong Phat, ainsi que 28 entreprises et individus. Selon le département du Trésor des États-Unis, ces acteurs seraient impliqués dans des réseaux d’escroqueries en ligne, notamment des fraudes dites « sentimentales », rapporte Reuters.
Ces sanctions prévoient notamment un gel des avoirs détenus aux États-Unis ainsi qu’une interdiction pour les citoyens et entreprises américaines de réaliser des transactions avec les personnes et entités concernées.
Un acteur économique influent au Cambodge
Ly Yong Phat est une figure bien connue du paysage économique cambodgien. Homme d’affaires et sénateur, il est associé à plusieurs secteurs clés, notamment l’immobilier, les casinos et les zones économiques spéciales.
Selon les autorités américaines, il serait lié, directement ou indirectement, à des structures impliquées dans des activités frauduleuses à l’échelle internationale.
Des réseaux d’escroqueries transnationaux
D’après le département du Trésor, les entités sanctionnées seraient connectées à des opérations de fraude sophistiquées opérant depuis l’Asie du Sud-Est. Ces réseaux ciblent des victimes à l’étranger à travers des escroqueries sentimentales ou des investissements frauduleux, en s’appuyant sur des techniques de manipulation en ligne.
Reuters précise que ces activités reposent sur des dispositifs organisés et structurés, visant à contourner les systèmes de contrôle et à transférer des fonds à l’international.
Une pression accrue sur Phnom Penh
Cette décision intervient dans un contexte de vigilance renforcée des États-Unis face à la cybercriminalité dans la région. Washington appelle régulièrement les autorités cambodgiennes à intensifier leurs efforts contre ces réseaux.
Ces sanctions pourraient accentuer la pression internationale sur Phnom Penh, alors que le Cambodge est régulièrement cité dans des enquêtes liées aux escroqueries numériques.
Pour en savoir plus : L’ONU dénonce la traite humaine dans la région du Mékong
Un phénomène régional en expansion
Les escroqueries en ligne connaissent une croissance rapide en Asie du Sud-Est, avec des réseaux souvent transfrontaliers. Les fraudes sentimentales figurent parmi les pratiques les plus répandues.
En ciblant des individus et des entreprises, les États-Unis entendent perturber les circuits financiers de ces organisations et limiter leur capacité d’action à l’échelle mondiale, selon les informations rapportées par Reuters.
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