Édition internationale

La qualité de l’air sous surveillance à Phnom Penh

Le ministère de l'Environnement a tenu à rassurer la population après l’apparition d’un brouillard inhabituel sur la capitale le 11 février. Si des pics de particules fines ont été enregistrés, les autorités affirment que la situation est rapidement revenue à la normale.

 La qualité de l’air sous surveillance après un pic à Phnom Penh La qualité de l’air sous surveillance après un pic à Phnom Penh
Photo: Soy Rathanakvisal
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 14 février 2026

Une fluctuation passagère de la pollution atmosphérique

Le 11 février, des conditions météorologiques inhabituelles ont été observées à Phnom Penh, marquées par un brouillard persistant. KHVAY Atitya, porte-parole du ministère de l'Environnement, a précisé que la qualité de l'air a connu des variations significatives dans certaines régions du pays, sans toutefois atteindre des seuils de danger critique. Selon lui,  la situation n'avait pas nécessité le déclenchement d'un niveau d'urgence.

Les relevés officiels effectués durant la journée du 11 février indiquent que la concentration de particules fines PM2,5 dans la capitale a oscillé entre 30 µg/m³ et 100 µg/m³. À titre de comparaison, la norme nationale recommandée pour maintenir une atmosphère saine est fixée à 50 µg/m³. Un pic particulier a été enregistré vers 8h00 dans le secteur du Wat Ounalom, avant une dissipation rapide des polluants.

Un réseau de surveillance national renforcé

Face aux rapports de plateformes internationales comme IQAir, qui classait l’air de la capitale comme nocif pour les personnes fragiles avec un taux de 38,4 µg/m³ en fin d’après-midi, le ministère rappelle sa propre méthodologie. Les autorités cambodgiennes s’appuient sur les directives de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en adaptant leur gestion aux réalités nationales.

KHVAY Atitya souligne que le Royaume a considérablement investi dans ses outils de mesure. Le pays dispose désormais de 59 stations de surveillance réparties sur l'ensemble du territoire, complétées par une station satellite et des unités mobiles spécifiquement dédiées au contrôle des PM2,5. "Le Cambodge a amélioré son système de surveillance et rapporte régulièrement des données en temps réel pour gérer et garantir la qualité de l'air", a-t-il affirmé.

La lutte contre les sources de pollution

Au-delà de la simple observation, le ministère de l'Environnement identifie plusieurs causes anthropiques à ces épisodes de pollution, notamment dans les provinces. Les activités de brûlage agricole, les feux de chaume, ainsi que l'élimination de déchets plastiques à l'air libre sont pointés du doigt.

Pour limiter ces émanations, des stratégies de prévention ont été mises en œuvre. Elles visent à réduire le défrichage sauvage, l’exploitation forestière illégale et les pratiques de brûlage à ciel ouvert. Les autorités encouragent vivement les citoyens à consulter les rapports officiels via l'application mobile CGS SPA ou le site internet du ministère afin d'adopter les mesures de protection sanitaire adéquates lors des pics de pollution.

Par RIN Ousa

Avec l'aimable autorisation de Cambodianess qui nous permet d'offrir cet article à un lectorat francophone.

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