Édition internationale

Sihanoukville au rythme du championnat du monde de Kun Khmer

À Sihanoukville, 125 athlètes de 20 pays participent au 6e Championnat du monde de Kun Khmer. Un art martial ancien mis à l’honneur sur la côte cambodgienne.

Sihanoukville au rythme du championnat du monde de Kun Khmer Sihanoukville au rythme du championnat du monde de Kun Khmer
Photo Comite national olympique
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 12 février 2026

La 6e édition du Championnat du monde de Kun Khmer 2025 s’est ouverte mardi à Sihanoukville, dans la province de Preah Sihanouk. Du 10 au 13 février, 125 athlètes venus de 20 pays s’affrontent dans 50 épreuves, réparties entre catégories amateur, semi-professionnelle et professionnelle.

Aux côtés du Cambodge, des délégations d’Asie, d’Europe, d’Amérique, d’Afrique et d’Océanie sont représentées, confirmant l’élargissement international de la discipline.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Thong Khon, ministre principal et président du National Olympic Committee of Cambodia.

Un héritage visible dans la pierre

Le Kun Khmer (en khmer : គុនខ្មែរ), également appelé Pradal Serey (« boxe libre »), est un sport de combat originaire du Cambodge. Il associe frappes debout et travail en corps-à-corps . L’objectif est de mettre l’adversaire hors combat, d’obtenir un arrêt technique ou de l’emporter aux points.

Les origines du Kun Khmer remontent à l’Antiquité. Des bas-reliefs datant de la période angkorienne (IXe–XIIe siècles) représentent déjà des scènes de combat avec coups de genou, projections et techniques de corps-à-corps.

Ces représentations sont visibles à Angkor Wat, Bayon, Ta Prohm, Preah Khan ou encore à Banteay Samre. Elles attestent de l’ancienneté et de l’enracinement culturel de ces pratiques martiales, bien avant leur formalisation moderne.

Sport, identité et rayonnement

Lors de la cérémonie, Thong Khon a dit que le Kun Khmer constitue aujourd’hui une source de fierté nationale.

« Le Kun Khmer a été préservé et développé comme une source de fierté nationale, et il reçoit un soutien important tant au niveau national qu’international », a-t-il déclaré.

Il a également souligné l’intégration du Kun Khmer et du Kun Lbokator aux Jeux d’Asie du Sud-Est de 2023 organisés par le Cambodge, estimant que la discipline pourrait, à terme, viser une reconnaissance au sein du Mouvement olympique international.

Au-delà de la compétition, l’événement sert aussi de vitrine pour le littoral cambodgien, les autorités mettant en avant l’image d’un pays sûr et accueillant, notamment dans cette province côtière parfois surnommée « l’étoile du Sud-Ouest ».

En 2024, la précédente édition, organisée à Siem Reap, avait rassemblé des athlètes de 18 pays.

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