Une étude par pièges photographiques met en lumière 42 espèces dans le parc national de Virachey, dont plusieurs menacées. Un signal fort pour la conservation dans le nord-est du Cambodge.


Une récente étude menée à l’aide de pièges photographiques a mis en évidence la diversité remarquable des espèces sauvages présentes dans le parc national de Virachey, situé dans le nord-est du Cambodge.
Au total, 42 espèces ont été recensées : 32 mammifères, neuf oiseaux et un invertébré. Parmi elles, deux sont classées en danger critique d’extinction, cinq en danger et treize vulnérables.
Des images vidéo montrant un troupeau d’éléphants d’Asie dans la forêt constituent un indicateur fort de l’intégrité écologique du site et confirment l’importance du parc comme habitat essentiel pour la faune.
Des espèces rares observées
Parmi les espèces identifiées figurent l’éléphant d’Asie, le dhole (chien sauvage asiatique), la panthère nébuleuse, le chat doré d’Asie, le calao bicorne, le chat marbré, le loris lent du Bengale, le paon vert, le douc langur ou encore le pangolin de la Sonde.
Pour Khvay Atitya, sous-secrétaire d’État et porte-parole du ministère de l’Environnement, « le parc national de Virachey est un trésor du Cambodge, abritant une riche diversité d’espèces ». Il estime que cette étude fournit des connaissances précieuses pour orienter les efforts de protection des forêts et de la faune, tout en soutenant les communautés locales qui en dépendent.
Un outil au service de la conservation
Lou Vanny, responsable du programme terrestre de Fauna & Flora au Cambodge, souligne que le parc « abrite une multitude de créatures remarquables, chacune jouant un rôle essentiel dans le maintien des écosystèmes forestiers ».

Photo Fauna & Flora
Selon lui, les données issues des pièges photographiques permettent non seulement d’identifier des espèces rares, mais aussi de mieux comprendre leurs comportements, leurs habitats privilégiés et leurs interactions avec les zones habitées.
L’objectif principal de cette enquête est de renforcer les actions de conservation dans ce haut lieu de biodiversité, en tenant compte à la fois des besoins de la faune et de ceux des populations locales.
Un sanctuaire encore préservé
Créé en 1993, le parc national de Virachey est l’une des plus vastes aires protégées du pays. Il couvre environ 332 500 hectares et demeure relativement préservé.
Il abrite un grand nombre d’espèces, dont certaines ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde, et d’autres restent encore à découvrir.
Lou Vanny rappelle enfin que les communautés vivant à proximité du parc peuvent jouer un rôle déterminant dans la protection de la faune. Toutefois, elles font face à leurs propres défis. « Harmoniser les objectifs de conservation avec les besoins de développement local n’est pas seulement un objectif social, mais une nécessité écologique pour la survie de cette biodiversité exceptionnelle », conclut-il.
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