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Des vacances au cœur de la nature cambodgienne pour des petits Français

L’Association d’entraide des Français du Cambodge a offert, du 21 au 25 juillet, quelques jours de vacances à une dizaine d’enfants français. Cette colonie, la deuxième de l’année après celle de février, a été menée par Mona Hard, cheville ouvrière du projet. Elle nous raconte.

Des vacances au cœur de la nature cambodgienne pour des petits FrançaisDes vacances au cœur de la nature cambodgienne pour des petits Français
Écrit par Raphaël FERRY
Publié le 6 août 2026

Pour cette dizaine d’enfants, tous citadins, le séjour à Kirirom a réservé quelques surprises. La météo est restée clémente, mais les soirées se sont révélées particulièrement fraîches, surtout au sommet de la montagne.

« Le soir, en haut de la montagne, à Kirirom, il y avait du vent. Nous pouvions avoir froid », raconte Mona Hard. Pour se protéger, les enfants et les accompagnateurs ont trouvé refuge dans leurs duvets.

Mais le froid n’a pas entamé la bonne humeur. « Nous faisions des jeux. Nous écoutions de la musique française que la plupart ne connaissaient pas. C’était une découverte pour eux. » L’idée générale du camp était de recréer l’atmosphère de vacances vécues dans les campagnes françaises.

« L’idée était aussi de créer une ambiance qui rappelle ce qui peut se passer pendant des vacances en France, par exemple à la campagne. »

Monter une tente et cuisiner au feu de bois à Kirirom

À Kirirom, les enfants n’ont pas seulement participé à des activités de loisirs. Ils ont aussi appris à se débrouiller dans un environnement inhabituel et à vivre en pleine nature. « L’intérêt, c’était de vivre ensemble, petits et grands, de collaborer et d’apprendre plein de choses : monter une tente, faire un feu, cuisiner sur un feu de bois ou un réchaud, puis apprendre à préparer les repas ensemble et s’entraîner. »

 

Des vacances au cœur de la nature cambodgienne pour des petits Français

 

Ces tâches ont donné au séjour une dimension concrète. Les enfants devaient s’organiser, s’entraider et participer à la vie du camp, loin de leurs habitudes quotidiennes. S’organiser, c’est aussi cuisiner ensemble… et apprendre à cuisiner des plats français.

À Kirirom, marcher sans autre objectif que de profiter

Les randonnées ont également occupé une place importante. Plusieurs enfants n’avaient jamais marché dans la nature simplement pour observer leur environnement.

« Je me suis retrouvée avec des enfants qui n’avaient jamais marché dans la nature. Ils me demandaient : “On marche, mais c’est pour aller où ? Pour voir quoi ?” »

Pour ces enfants, marcher sans chercher à atteindre rapidement un lieu précis constituait une véritable découverte. Le groupe s’est notamment rendu à un lac et a ensuite suivi une rivière où petits et grands ont pu se rafraîchir.

 

Des vacances au cœur de la nature cambodgienne pour des petits Français

 

« Au début, ils ne comprenaient pas. Ils n’avaient pas l’habitude de marcher juste pour le plaisir, d’apprécier le calme et la nature. Ce sont des choses assez nouvelles pour eux. »

D’autant que la joyeuse bande croisait des Cambodgiens à moto sur les chemins.

« Ils se demandaient ce qu’on faisait. Nous n’étions pas du tout dans les mêmes habitudes à ce moment-là. Il fallait leur montrer que marcher pouvait aussi faire du bien : discuter avec un camarade, observer les papillons et prendre le temps de regarder autour de soi. »

Des papillons et des biches au cœur de la forêt cambodgienne

La randonnée a finalement réservé une belle surprise au groupe. Les enfants ont aperçu des biches au cours de leur marche.

Certains n’ont toutefois pas eu le temps de les observer, mais l’apparition des animaux a marqué les enfants présents.

« Tout le monde a aimé. »

Pour Mona Hard, cette réaction résume l’intérêt du séjour : faire découvrir aux enfants une autre manière de passer leurs vacances, au contact de la nature, dans un cadre collectif et avec des activités simples.

Des enfants français vivant au Cambodge

Comme pour les éditions précédentes, les participants ont été choisis selon des critères sociaux. Une attention particulière a également été accordée aux enfants ayant perdu leur parent français et aux enfants bénéficiant d’une bourse scolaire.

La colonie leur a permis de rencontrer d’autres enfants issus de familles françaises vivant au Cambodge et de parler français. En effet, même s’ils sont scolarisés dans des établissements français, ces enfants utilisent souvent le khmer ou l’anglais à la maison. Les quelques jours passés à Kirirom leur ont donné l’occasion de pratiquer davantage le français dans un cadre informel et de repartir avec des souvenirs qu’ils garderont toute leur vie.

Ce projet, ainsi que les deux autres semaines prévues durant le reste de l’année, a été rendu possible grâce à un financement des Organismes locaux d’entraide et de solidarité (OLES), obtenu par l’AEFC auprès du consulat.

 

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