Le gouvernement cambodgien appelle l’ancien dirigeant de l’opposition en exil Sam Rainsy à clarifier des propos qui lui sont attribués par un média thaïlandais. Selon ce dernier, le Cambodge aurait tiré le premier lors du conflit frontalier.


Dans une déclaration publiée dans la soirée du 12 octobre, le porte-parole du gouvernement, Pen Bona, a demandé à Sam Rainsy d’assumer la responsabilité de ces propos. Le gouvernement les rejette et maintient que la Thaïlande a ouvert le feu.
Le 10 octobre, Nantiwat Samart, ancien directeur adjoint de l’Agence nationale du renseignement thaïlandaise, a déclaré à la chaîne Top News que Sam Rainsy aurait affirmé que le Cambodge avait tiré le premier, provoquant une riposte thaïlandaise.
Pen Bona a fermement rejeté cette affirmation. Il a demandé à Sam Rainsy de démentir les propos rapportés par Nantiwat Samart s’il ne les avait pas tenus.
Selon Pen Bona, Sam Rainsy devrait présenter publiquement ses excuses au peuple cambodgien s’il a effectivement tenu ces propos, qu’il a qualifiés d’acte de haute trahison.
Le porte-parole a également déclaré que l’absence de démenti officiel signifierait, selon lui, que Sam Rainsy avait bien tenu les propos rapportés par le média thaïlandais.
« Nous espérons que M. Sam Rainsy aura le courage de s’exprimer et de clarifier cette affaire », a-t-il ajouté.
La frontière entre le Cambodge et la Thaïlande reste sous tension
Les affrontements frontaliers ont commencé en juillet 2025, après une montée des tensions en mai, lorsqu’un soldat cambodgien a été tué par balle. Les combats ont repris en décembre 2025, contraignant des centaines de milliers de civils à fuir leur domicile. À ce jour, jusqu’à 20 000 Cambodgiens ne peuvent toujours pas rentrer chez eux et restent dans des abris temporaires.
La réaction du gouvernement intervient alors que le conflit demeure un sujet sensible. L’armée thaïlandaise prend le contrôle de certaines zones en y installant des conteneurs maritimes, des pneus et des barbelés. Des drapeaux thaïlandais sont également placés pour marquer le territoire et empêcher les civils de regagner leur domicile.
Teng Yalirozy
Avec l'aimable autorisation de Cambodianess, qui a permis la traduction de cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.
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