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Inquiétudes autour de la date de réouverture des écoles au Cambodge

Par Pierre Motin | Publié le 17/05/2020 à 20:00 | Mis à jour le 18/05/2020 à 04:34
Photo : Hang Chuon Naron, le ministre de l'éducation nationale du Cambodge, en avril 2020. Crédits : AKP
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Le ministre de l’éducation cambodgien a demandé mardi 12 mai au premier ministre cambodgien un report de la réouverture des écoles en raison de la pandémie de Covid-19.

Le ministre de l’éducation Hang Chuon Naron a écrit mardi au premier ministre Hun Sen pour demander un report sine die de la réouverture des écoles. Dans cette lettre, le ministre indique réfléchir à une réouverture d’ici la prochaine rentrée scolaire cambodgienne, en novembre 2020.

Dans sa lettre, Hang Chuon Naron indique que le report de la réouverture des écoles est justifié afin de prévenir une transmission communautaire du SRAS-CoV-2. Aucun nouveau cas de Covid-19 n’a été signalé sur le territoire cambodgien depuis plus d’un mois.

Dans sa lettre, le ministre indique notamment que malgré le faible nombre d’infections au Cambodge, la pandémie de Covid-19 se propage encore dans le monde. Il souligne notamment qu’en Asie du Sud-Est, environ 60 000 personnes ont été contaminées, et 2000 personnes sont mortes après avoir été infectées par le coronavirus.

Cette lettre a été envoyée après que des représentants de la Cambodian Higher Education Association (CHEA) et d'universités ont demandé une reprise des cours. Pour Heng Vanda, président de la CHEA - qui compte parmis ses membres 114 écoles - le report de la réouverture des écoles pose de nombreux défis aux établissements scolaires privés, qui doivent payer leur loyer et rembourser des prêts. « Si la fermeture persiste, les écoles vont mourir, non pas du Covid-19 mais en raison des contraintes économiques », a-t-il déclaré.

Pour l’école française de Battambang, c’est une éventuelle reprise en novembre qui pose problème. « Nous souhaitions une reprise des cours en mai ou en juin, mais cela semble désormais écarté, explique Charles Vincent, co-fondateur de l’école. Une réouverture en novembre au lieu de septembre, pourrait remettre en cause l’existence de l’école, car certains parents pourraient alors refuser d’inscrire leurs enfants pour le premier trimestre. Cela pose aussi des questions en termes de planning d’arrivées pour les enseignants, mais aussi d’inscription en petite section de maternelle, pour laquelle on ne peut pas commencer directement à faire des visioconférences avec les tout petits. »

Saloua Zouine, proviseure par intérim du lycée français René Descartes, indique qu’en tant qu’établissement homologué par le ministère français de l’éducation nationale et l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), la décision d’une réouverture ne dépend pas du lycée lui-même. « Nous avons fait part à l’ambassade de nos points de réflexion. Une rencontre est prévue cette semaine avec l’ambassadrice afin de parler de cette situation, indique-t-elle. Toute la communauté éducative du lycée continue d’oeuvrer pour que notre offre éducative reste efficiente dans le contexte actuel. »

L’Ecole française internationale de Phnom Penh (EFI) s’est associée à l’initiative de la Cambodian High Education Association pour demander une réouverture des écoles au plus tard en août. « Notre école est en mesure d’ouvrir tout en mettant en place des mesures d’hygiène et de respect des règles de distanciation sociale, indique Amaury de Saint Blanquat, administrateur de l’EFI. Sur le long terme, l’enseignement en ligne reste compliqué, et rend difficile les aspects de socialisation qui sont très importants dans les processus d’apprentissage. Si nous pouvons pas ouvrir fin août, la situation se compliquera singulièrement, avec des familles qui pourront prendre la décision de ne pas rentrer de leur pays d’origine après les vacances d’été ». 

 

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