Les prix de l’immobilier atteignent des sommets en Grande-Bretagne

Par Colin Porhel | Publié le 20/06/2022 à 14:12 | Mis à jour le 20/06/2022 à 15:19
Photo : Laurent Colin
Les prix de l'immobilier augmentent à Londres

Le coût moyen d’un bien immobilier s’élève désormais à £368 614, soit plus de 428 000 euros, selon le site spécialisé Rightmove. Un chiffre en hausse de 9,3% par rapport au mois de juin 2021.

 

Un cinquième record d’affilée. Déjà au plus haut depuis février, les prix de l’immobilier ont atteint un niveau inédit pour le cinquième mois consécutif au Royaume-Uni. Une augmentation qui semble toutefois ralentir, Rightmove évoquant une progression de 0,3% du montant demandé par les vendeurs, contre 2,1% en mai dernier.

 

« Le rythme exceptionnel du marché s'atténue un peu, alors que la demande s'adoucit progressivement et que la hausse des prix commence à faiblir, ce qui est tout à fait prévisible compte tenu des nombreux records enregistrés au cours des deux dernières années », a déclaré Tim Bannister, l’un des directeurs de l’entreprise. Citant l’augmentation du coût de la vie et une nouvelle hausse des taux d’intérêt au Royaume-Uni, Rightmove prévoit ainsi un ralentissement de la croissance des prix.

 

Une forte demande qui se répercute sur les locataires

« Quand on regarde le nombre d'acheteurs qui contactent les agents immobiliers par rapport à 2019, la demande reste très élevée par rapport à ce qui était autrefois considéré comme normal », poursuit toutefois Tim Bannister. Une conjoncture qui pousse parfois les propriétaires à vendre au plus offrant leurs biens actuellement en location.

 

Les locataires britanniques, peu protégés par la loi, peuvent ainsi être expulsés de leur logement deux mois après avoir reçu un avis d’expulsion et ce, sans motif précis. Dans ce contexte, près de 2,8 millions d’Anglais ont dû changer de logement trois fois ou plus au cours des cinq dernières années. Une instabilité locative qui fait de la perte d’un bail privé l’une des principales causes de sans-abrisme en Angleterre, selon l’association Shelter. Une situation qui pourrait néanmoins évoluer, le gouvernement britannique s’étant engagé à légiférer sur la question.

 

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