Ils sont six Français établis hors de France, venus des quatre horizons du monde, réunis mardi 3 mars au Quai d’Orsay avec un point commun : une détermination portée par l’audace. Récompensés lors de la 14e cérémonie des Trophées des Français de l’étranger. ils incarnent une France qui ose et entreprend. Retour sur une soirée hors du commun, célébrant aussi les 25 ans du média lepetitjournal.com


Salon de l'Empereur, Salon des Fêtes, Salon des Concerts, puis, jusqu'à la Première Guerre mondiale, Salon de la Paix… et finalement Salon de l'Horloge ; quel que soit son nom, la salle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères impose le respect. Les lustres et la cheminée attirent d’ordinaire tous les regards. Pourtant, le 3 mars 2026, ce sont des Français de l’étranger qui ont véritablement capté la lumière lors de la 14e Cérémonie des Trophées internationaux par lepetitjournal.com.
Dès 18h, les invités investissent les salons en enfilade, habitués fidèles ou nouveaux venus. Les yeux sont rivés sur le plafond d’abord, vers ceux qu’on retrouve ensuite. Etrange - peut être - de se retrouver au cœur d’un lieu qui vibre pour les ressortissants français en état de crise dans le monde, particulièrement au Moyen Orient. Mais se retrouver rappelle aussi la solidarité et le besoin d’être soudés et de se célébrer malgré tout. Vers 18h30, l’atmosphère change. Les conversations s’estompent, l’attention se porte vers l’estrade imposante. Plusieurs centaines de personnes prennent place tandis que Hervé Heyraud - Président fondateur des éditions lepetitjournal.com - ouvre officiellement la soirée.

“Nous sommes ici pour célébrer ce qu’est être une Française ou Français de l’étranger”
“Nous avons eu 800 candidatures à ces Trophées. C’est un succès sans discontinuer et vous allez découvrir des profils ce soir qui le prouvent largement. Ils sont nos meilleurs ambassadeurs de la France” commence le Président, très fier. “Notre engagement est de donner de l’information de qualité à nos lecteurs, nos Francais de l’étranger sont heureux de nous lire. Nous voulons être un tiers de confiance.” rappelle Hervé Heyraud, laissant ensuite la parole à la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Eléonore Caroit.
ce média pour les Français de l’étranger est notre Presse Quotidienne régionale à nous.
“Ces trophées sont un rendez-vous incontournable, je le sais ayant participé au Jury en tant que parlementaire. Ces reconnaissances sont une belle façon de célébrer ces mille, voire dix mille façons d’être un Français de l’étranger ! Je le dis, ce média pour les Français de l’étranger est notre presse quotidienne régionale à nous. Je pense que, au moment où il y a de plus en plus de désinformation, avoir ce journal de qualité est très apprécié. Un grand merci aux équipes” sourit-elle, balayant des yeux une salle comble. “A l’heure ou des polémiques resurgissent sur le fait d’être ou non Français de l’étranger, je le dis, nous sommes ici justement pour célébrer ce qu’est être une Française ou Français partout dans le monde.”
En 2027, j’espère nous développer à l’international avec une ville européenne encore secrète pour le moment…
Pour débuter cette soirée placée sous le signe de la détermination et de l’audace, Eléonore Caroit remet le prix coup de cœur à Zakia Moulaoui Guery, qui a fondé en 2015 Invisible Cities à Edimbourg, un projet solidaire qui forme d’anciens sans‑abris en guides urbains. “Dix années à célébrer…J’ai utilisé le voyage pour moyen d’insertion, je me suis lancée car nous n’avons qu’une seule vie. En 2026, nous couvrirons dix villes. En 2027, j’espère nous développer à l’international avec une ville européenne encore secrète pour le moment…” témoigne Zakia au micro d’Hervé Heyraud.

Détermination et courage au coeur de la soirée
Derrière les invités assis, nous entendons les rires d’un enfant. Léon joue avec les motifs de la moquette du Salon du Quai, écoutant d’une oreille le second lauréat de la soirée qui s’avance sur la scène sous les applaudissements. Il s’agit de son papa Baptiste Cheval, boxeur professionnel aux Etats-Unis. Surnommé « Centaure », le jeune homme est passé d’ouvrier en Normandie à boxeur emblématique du New York Athletics Club. Recevant le prix du Public par la Banque Transatlantique, Baptiste a toujours la certitude d’aller plus loin à 26 ans. “J’ai partagé mon parcours sur les réseaux sociaux mais aussi l’envers du décor de la boxe qui souffre un peu d'a priori sur ce sport.”
Nous travaillons avec près de 1.000 jeunes chaque année en leur créant un espace où ils peuvent célébrer leurs talents et leur francophonie.
Le CNED remet ensuite avec fierté le Trophée Education à Muriel Huet, fondatrice de Épelle-Moi Afrique du Sud et cofondatrice de Cinema TAKE. Partie de France en 2004, la jeune femme a consacré plus de vingt ans à la promotion du français, et de l’éducation “J’ai toujours eu ces deux passions, l’éducation et le cinéma. J’ai fait un tour du monde pour découvrir ce qu’il se faisait dans d’autres pays. Et j’ai eu un coup de cœur pour l’Afrique du Sud. C’est un pays complexe mais tout semble possible. Nous travaillons avec près de 1.000 jeunes chaque année en leur créant un espace où ils peuvent célébrer leurs talents et leur francophonie.”
S’avance ensuite Nathalie Chaboche, fondatrice de La Plantation au Cambodge. Le trophée humanitaire remis par la Caisse des Français de l’étranger en main, l’entrepreneure rappelle que le projet est porté par son duo avec son époux Guy depuis 2013 : “C’est une seconde vie. En voyage, nous sommes tombés amoureux de la région de Kampot. Après une longue carrière dans l’informatique, nous nous sommes lancés dans une plantation de poivre” raconte-elle fièrement, remerciant sa famille ainsi qu’un mécène dans la salle. “J’ai eu le souhait d’apporter à ce projet une dimension humanitaire. Nous avons voulu apporter notre pierre à l’école primaire, ne rien remplacer mais les soutenir financièrement. Nous en sommes à notre 13ème rentrée scolaire.”
Uplifters est un mouvement d’empowerment féminin, je ne suis pas seule derrière
Marie Kretz di Meglio est fondatrice de Uplifters et a décidé de s’engager depuis 10 ans en Asie pour soutenir les employées de maison migrantes. Malakoff Humanis lui remet ce soir le Trophée Impact social : “c’est un trophée que je reçois avec ces employées de maison. Uplifters est un mouvement d’empowerment féminin, je ne suis pas seule derrière” rappelant que son inspiration vient de femmes fortes autour d’elles : sa grand mère, sa maman et sa belle mère présentes dans la salle. “Il faut que nous puissions apporter des formations accessibles et des lieux d’entraide pour ces personnes qui sont loin de chez elles et parfois dans une situation de vulnérabilité économique.”
L’International Business School (ISG) est fière de clôturer la cérémonie en remettant le Trophée Influence à Emma Rowen Rose, Fondatrice de Rowen Rose. L’entrepreneure aux origines multiculturelles, a hissé sa maison dans des vitrines de prestige et sur des célébrités internationales comme Beyoncé, Dua Lipa, Jane Fonda pour ne citer qu’elles. “La marque est française mais fondamentalement internationale. J’ai beaucoup travaillé, avec patience et détermination. Etre entrepreneure et pouvoir faire rayonner la France à l’international est une fierté, je continuerai.”

Le Quai d'Orsay met en lumière autant qu’il honore
Après la remise des distinctions, personne ne semble pressé de quitter le Salon de l’Horloge, grand habitué aux évènements de prestige - comme la Conférence de la Paix en 1918 - et aux célébrations. Élus, conseillers des Français de l’étranger, journalistes, partenaires et lauréats prolongent les discussions. On échange des cartes, on partage des idées et on imagine déjà de futures collaborations. Les lauréats, très sollicités, reçoivent encouragements et remerciements.
Les grains de poivre de Kampot voyageront dans des poches parisiennes. Un boxeur repartira vers New York en mai prochain, plus déterminé que jamais...
“Je suis touchée par ce prix, en plein tumulte de fashion week, c’est une reconnaissance de tout ce que je mène depuis des années. Et non, je ne suis pas influenceuse mais entrepreneure française” témoigne Emma Rowen Rose à notre micro avant de rejoindre un probable défilé. Muriel Huet ne lâche pas son radieux sourire pendant le cocktail, au gré des félicitations des invités. Quant à Zakia, elle nous vante la féérie d’Edimbourg, au cœur d’un pays incroyable à découvrir à travers les guides qu’elle forme et guide. “Vous êtes plus que bienvenus en Ecosse ! A quand une édition lepetitjournal.com d’ailleurs ?” “A Johannesburg aussi ! “ renchérit Muriel. Plus loin, Baptiste Cheval savoure la reconnaissance du trophée, entouré de ses proches, avec le petit Léon qui n’est pas loin. Nathalie Chaboche et son époux Guy racontent à nouveau leurs aventures, et ont glissé un petit paquet de poivre de la Plantation dans les sacs distribués à tous les invités à la sortie.
Peu à peu, aux alentours de 21h30, les salons se vident, laissant derrière eux l’empreinte des 14ème Trophées des Français de l’étranger. Des grains de poivre de Kampot voyageront dans des poches parisiennes. Un boxeur repartira vers New York en mai prochain, plus déterminé que jamais. Une entrepreneure pleine de créativité rejoindra Milan, tandis qu’une autre retrouvera les jeunes de Johannesburg pour faire résonner la langue française. À Édimbourg, d’anciens invisibles continueront de raconter la ville autrement. En Asie, des employées de maison trouveront dans la formation une clé d’indépendance et de dignité. Et partout dans le monde, leur détermination continuera de tracer des routes, avec audace.
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