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Mois des femmes dans l’Histoire : Anna Maria Vaiani

Par Anaïs Lucien-Belliard | Publié le 08/03/2021 à 16:15 | Mis à jour le 08/03/2021 à 16:15
Photo : Claude Mellan, Portrait d'Anna Maria Vaiani ( 1624.37) - gravure au burin
Anna Maria Vaiani - Mois des femmes dans l’Histoire

Au cours de la première moitié du XVIIème siècle, un nombre grandissant de femmes commencèrent à travailler comme artistes professionnelles. Parmi elles, on trouve Anna Maria Vaiani, graveuse professionnelle et protégée du grand mathématicien Galilée.

 

L’histoire a retenu peu de choses de l’artiste graveuse Anna Maria Vaiani. Au XVIIème siècle encore, le processus de transmission de la mémoire des femmes artistes était bien plus ardu qu’avec leurs collègues masculins. Fille d’Alessandro Vaiani, peintre Florentin à qui l’on doit les magnifiques fresques ornant la Chapelle d’Urbain VIII, imageant la Passion du Christ, Anna Maria naît en 1604 à Florence. Elle apprend son métier auprès de son père, et se spécialise dans la botanique.

 

Autour de 1626 la famille Vaiani s’installe à Rome et on date la première œuvre notable d’Anna Maria à 1627. Il s’agit d’une très belle Madelaine, qui selon Maria Barbara Guerrieri Borsoi ne laisse aucun doute quant à l’influence esthétique encore très présente de son père. En 1630, Galilée, avec l’aide du poète Michel-Ange Buonarroti, dit « le jeune » parvient à montrer des œuvres d’Anna Maria au prince de Taddeo et au cardinal Francesco Barberini. La jeune femme passe alors sous la protection de Caterina Riccardi, épouse de Francesco Niccolini. En 1647, la graveuse épousa le peintre bourguignon Jacques Courtois, mais leur union fut malheureuse.

 

Anna Maria Vaiani - Madelaine - gravure
Anna Maria Vaiani, Maddalena (1627)  - gravure sur papier

 

Présentée comme étant une femme aussi belle que cultivée, Anna Maria Vaiani avait de nombreux talents en dehors de ses dons de graveuse. Elle savait chanter et jouait de la musique à merveille. Son éducation très complète lui permit de fréquenter l’aristocratie intellectuelle romaine, ainsi que les plus grands esprits de son temps, à l’image de Galilée, Cassiano dal Pozzo et du peintre romain Ottavio Leoni. Elle fut également l’une des artistes qui contribua à l’illustration de l’ouvrage de botanique De florum cultura de Giovanni Battista Ferrari.

 
Anna Maria Vaiani - botanique - gravure
Anna Maria Vaiani, Nature morte avec un vase de fleur (1633) - gravure sur papier

 

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.