Si le passé antique et renaissant de Rome jouit d’une grande notoriété, son patrimoine contemporain reste dans l’ombre. Entre architecture, histoire et street art, la municipalité organise trois visites guidées en mai.


Le Carnaval Romain d’Orfeo Tamburi au Palazzo dell’Anagrafe
Cette visite propose de découvrir le Carnaval Romain peint sur les murs de la « Salle de représentation » du Palazzo dell’Anagrafe. Sur plus de 45 mètres carrés, Orfeo Tamburi déploie le thème du carnaval avec des couleurs vives et du mouvement. Le Palazzo dell’Anagrafe qui sert d’écrin à l’œuvre d’Orfeo Tamburi témoigne des grandes transformations urbanistiques que subit Rome dans les années 1930. La première pierre de l’édifice est posée le 21 avril 1936 en présence de Benito Mussolini.
Mardi 12 mai 2026 de 15h00 à 16h00.
Le Bastion Ardeatino entre histoire et campagne romaine
Le Bastion Ardeatino, construit au XVIe siècle, s’insère à l’intérieur des murs d’Aurélien. Le parcours est jalonné de fragments architecturaux qui proviennent de la destruction de la Spina del Borgo. Situé en face de la place Saint-Pierre, ce quartier a été complètement détruit dans les années 1930 pour laisser place à la Via della Conciliazione qui relie le Vatican à la ville de Rome.
Le street art à Tor Pignattara
Cet itinéraire propose aux visiteurs de découvrir le quartier de Tor Pignattara. Ce secteur historique doit son nom au mausolée d’Hélène, la mère de l’Empereur Constantin, dont la coupole était ornée de « pignatte ». Aujourd’hui, les édifices de Tor Pignattara se parent de fresques variées, faisant du quartier le cœur battant de l’art de rue à Rome.
Le parc de la Villa Glori et le parc des sculptures
Le parcours de visite traverse un haut lieu de la mémoire italienne. En 1867, le parc de la Villa Glori est le théâtre de l’exécution d’environ soixante-dix jeunes garibaldiens. La colline, empreinte de cet événement, est dédiée aux morts de la Première Guerre mondiale dans les années 1920. C’est à la fin du XXe siècle que la municipalité a l’idée d’exposer des sculptures contemporaines pour faire un pont entre la souffrance passée et l’apaisement.
Informations pratiques :
Toutes les visites sont gratuites et proposées par la Surintendance capitoline.
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