A l’occasion des élections des conseillers des Français de l’étranger le 31 mai prochain (du 22 au 27 mai par Internet), nous sommes allés à la rencontre des cinq candidats tête de liste pour la circonscription consulaire de Rome. Jean-Claude Calisesi se présente sous la liste Union des Français d’Italie, Vatican, Saint-Marin et Malte.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je suis originaire de Piennes en Meurthe-et-Moselle et fils d'immigrés italiens établis en Lorraine en 1930. Formé au cœur du bassin minier, je forge mes valeurs entre foi catholique et principes républicains. Diplômé en mines et sidérurgie dès mes 17 ans, je débute ma carrière à la mine de fer locale avant de rejoindre la sidérurgie, puis d'accomplir mon service militaire en Allemagne au 83 RS Escadron Circulation Routière avant de m’engager comme réserviste dans la gendarmerie.
Entrepreneur autodidacte puis diplômé en droit après la trentaine, je me suis illustré dans les secteurs de l’assurance, de l’immobilier et de la finance. Ancien administrateur de syndicat patronal et membre de la CCI de Meurthe et Moselle et aussi de la CCI de l’Italie, je préside désormais la Compagnie de Commerce Franco-Italienne et des Pays Francophones (CCFIPF) que j’ai créé en 2015. Parallèlement à mes activités économiques, mon engagement gaulliste m'a mené de la mairie de Nancy au conseil consulaire à Rome en 2014.
J’ai présidé plusieurs structures franco-italiennes et culturelle (Communauté des Italiens de Nancy, Ars Multimédia). Fort d’un engagement humanitaire auprès des Chrétiens d’Orient et de responsabilités associatives, Gaullistes de Lorraine, j'occupe aujourd'hui les fonctions de Délégué Général du Souvenir Français pour l'Italie et Malte, où je conjugue rayonnement économique, devoir de mémoire et promotion de la paix.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Élu local de proximité et bénévole, le conseiller des Français de l'étranger agit comme relais direct entre la communauté et l'administration consulaire (Rome, Naples, Malte, Vatican), siégeant avec voix délibérative. Ses missions s'articulent autour de l'écoute des citoyens, de la gestion sociale et éducative, et de la protection des ressortissants, tout en assurant un rôle d'électeur des sénateurs des Français de l'étranger.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Notre liste est un mélange d'élus locaux expérimentés et de membres de la société civile, s'appuyant sur le réseau militant LR pour garantir proximité et expertise.
La liste capitalise sur la position de LR comme première force politique locale après les municipales de 2026, renforçant son poids pour les sénatoriales de septembre 2026.
Le but : assurer une majorité de droite pour défendre des priorités comme la sécurité, la fiscalité des expatriés et l'enseignement français à l'étranger.
Utiliser l'influence sénatoriale permet d’amender les réformes gouvernementales et protéger les intérêts spécifiques des Français de l'étranger.
Portée par des valeurs gaullistes, chrétiennes, sociales et républicaines, notre liste allie expérience éprouvée et intégrité. Elle s'appuie sur des personnalités engagées, telles que Geneviève Grégoire Mursia (ancienne élue de la circonscription), engagée dans l'humanitaire et l'éducation : professeur de lettres en retraite du Lycée Chateaubriand de Rome, présidente de l’Association humanitaire Anak-Tnk Italie et ancien membre de la Congrégation Générale des Pieux Etablissement de la France à Rome et à Lorette. Notre binôme garantit une maîtrise technique des dossiers consulaires et une éthique irréprochable.
Autour de nous, nous avons rassemblé une équipe pluridisciplinaire pour défendre vos droits :
Économie & Commerce avec Charles-Louis de Nouë, viticulteur, expert en échanges extérieurs. Il siège à l’Ambassade de France au sein du comité Italie des Conseillers du Commerce Extérieur (CCE) qui collabore étroitement avec le Service Economique Régional de Rome ; Social & Information avec Christiane Joséphine Cazaux, consultante et journaliste, spécialiste des enjeux d'assurance et de protection sociale ;Entrepreneuriat avec Jean-Marc Tierce, chef d’entreprise et figure associative de la communauté française à Saint-Marin (ex-président de l’UFE) ; Proximité & Travail avec Miladys Argudin Martinez, issue du secteur de l’Hôtellerie-Restauration représentante du monde ouvrier ; Culture & Histoire avec Paltin Nottara, écrivain, historien et documentariste, représentant la richesse culturelle de Malte.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Participer à ce scrutin est un acte politique clé pour défendre vos valeurs et garantir la qualité des services publics hors de France. L’offre de l'union de la droite et du centre (LR) repose sur quatre piliers. Le poids politique : grâce à leur majorité au Sénat, les élus LR transforment vos besoins en actions concrètes (fiscalité, budget scolaire) ; l’équité sociale : une gestion des bourses et aides sociales basée sur le mérite, le travail et la lutte contre l’assistanat ; le soutien économique : défense des entrepreneurs français et du réseau d’enseignement (AEFE) pour un rayonnement fort ; proximité : un rôle de rempart humain face à la dématérialisation des services consulaires pour garantir une administration réactive.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
La communauté française sur la 1ère circonscription d’Italie fait face à une triple urgence : la fiscale (retraités) : l'insécurité juridique liée à la double imposition des pensions du régime général provoque des redressements massifs et brutaux ; éducative : la hausse des frais de scolarité et le manque de moyens pour l'inclusion (AESH) pèsent lourdement sur le budget des familles ; administrative : un accès aux services consulaires encore trop complexe malgré la dématérialisation et le service France Consulaire.
Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?
Convaincus qu’une nation ne se résume pas à ses frontières, nous portons une vision de la France à l’étranger fidèle à l'héritage gaulliste : une France qui protège ses enfants, respecte ses aînés, respecte leur dignité et garantit l'équité républicaine, où que vous soyez.
Le premier axe est l’enseignement et l’éducation pour garantir le droit à l'école de la République. L’éducation est un droit, pas un privilège financier. Nous refusons que l'enseignement français devienne inaccessible.
Nous défendons le principe constitutionnel de gratuité de l’enseignement à l’étranger. L’État doit assumer sa mission éducative sans sacrifier le budget des familles.
Nous luttons fermement contre les hausses de frais de scolarité prévues pour 2026.
En faveur d’une justice sociale et pour la refonte des bourses scolaires, nous exigeons un calcul des aides basé sur le coût de la vie réel en Italie et la suppression de la prise en compte de la résidence principale, afin de ne plus exclure les classes moyennes.
Le deuxième axe vise les retraites et la fiscalité, pour une justice de la dignité.
Nous nous opposons fermement à toute nouvelle hausse d'impôts pour les Français de l'étranger.
Notre majorité au Sénat (190 sénateurs LR-UC) est mobilisée pour clarifier la situation avec l'administration fiscale et mettre fin à la double imposition des pensions.
En ce qui concerne les carrières mixtes et la solidarité, nous souhaitons un calcul équitable des droits franco-italiens et l’extension de l'ASPA aux Français de l'étranger les plus précaires.
Le troisième axe porte sur la santé et la solidarité. Portés par nos valeurs d'entraide, nous faisons du soutien aux plus vulnérables notre priorité. Soutien de proximité : Renforcement de l'accompagnement personnalisé pour les Français isolés ou face aux difficultés administratives ; Inclusion & Handicap : Priorité à la scolarisation des élèves en situation de handicap (AESH) au sein de l'AEFE en simplifiant les démarches ; Continuité des soins : Meilleure coordination France-Italie pour un accès à la santé sans rupture ; Défense des droits : Maintien de la carte Vitale pour les retraités et promotion de la « catégorie aidée » de la CFE ; Aide au retour : Création d'un guichet unique pour simplifier les démarches et l'activation des droits lors du retour en France.
Le quatrième axe porte sur l’économie et l’emploi.
Nous refusons de nouvelles taxes sur les entreprises françaises à l’étranger, nous soutenons la création d’un espace de mise en relation et de formation professionnelle pour dynamiser notre communauté.
En matière de culture et de devoir de mémoire : nous défendons la baisse des tarifs des Instituts Français et Alliances Françaises et soutenons les associations FLAM, nous défondons le financement de projets locaux concrets via le STAFE.
Avec une présence systématique aux commémorations, nous soutenons fièrement la création récente de l'association Le Souvenir Français en Italie pour honorer ceux qui sont tombés pour notre liberté.
Concernant le sixième axe - Services consulaires et citoyenneté : nous voulons un consulat qui conseille et protège, agissant comme un pont solide avec les autorités italiennes.
Nous exigeons en outre des sessions physiques ou en ligne simplifiées pour que nos jeunes ne soient plus pénalisés dans leurs examens ou leurs permis par des blocages administratifs.
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