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Nadège, parisienne à moitié milanaise, se raconte dans Strong & Chic

Par Marie-Astrid Roy | Publié le 29/05/2019 à 00:05 | Mis à jour le 31/05/2019 à 15:51
Photo : Nadège Dubospertus, à l'occasion de la présentation de son livre Strong & Chic à l'Institut français de Milan | @MAR
Nadège Dubospertus Milan Paris Strong & Chic

Rencontre avec Nadège Dubospertus, une femme icône de l’élégance et mannequin symbole des années 90, expatriée à Milan depuis 25 ans. La parisienne à moitié milanaise, nous parle de son livre Strong & Chic, un livre de réflexions – parfois très intimes -, un guide pour apprendre à être heureux, serein, réalisé. Une mine de conseils pour se maintenir en forme physiquement et psychiquement, accompagnés des bonnes adresses de sa ville d’adoption, Milan.

 

LePetitJournal.com/Milan : Vous partagez un parcours de vie personnel et spirituel qui vous a amené à être la femme d’aujourd’hui : sereine, réalisée et belle. Qu’est-ce qui vous a incité à vous livrer ?

Nadège Dubospertus : J’ai été contactée par la maison d’édition, je n’aurais jamais pensé écrire un livre, surtout pas une autobiographie car je ne veux pas revenir sur les choses douloureuses de mon passé. Je suis pour la pensée positive. J’y ai vu l’occasion de parler de ce qui me tient à cœur, mes expériences de vie et de ma philosophie qui m’a amené à trouver la sérénité. C’est une phrase de Jiddu Krishnamurti « Nous ne pouvons pas être aimé si l’on ne sait pas comment aimer » qui a été la clé de mon changement et du début de mon introspection. J’ai appris à pardonner et à m’aimer. Je veux prendre soin de moi, tant de mon corps que de mon esprit, pas égoïstement mais car je pense que lorsque l’on est serein, cela se répercute sur son entourage.

Vous êtes qualifiée de « parisienne à moitié milanaise ». Quelle est la différence entre le chic à la parisienne et le chic à la milanaise, selon vous ? Et quel est le style de Nadège ?

J’adore la façon dont s’habillent les parisiennes alors que tout le monde dira qu’une milanaise est beaucoup plus chic. La différence est que la française est coquette, on dirait qu’elle met ce qu’elle veut et c’est mignon. A Milan, la femme est plus construite, davantage basée sur l’apparence, même les jeunes.
Après 25 ans à Milan, je me sens toujours très parisienne côté look : être simple et coquette sans vouloir être dans la démonstration. Ces dernières années en particulier, je suis très colorée, la couleur me fais sentir bien. Disons que mon style est simple et plutôt sportif.

Vous avez été la muse de nombreux stylistes internationaux, rendue célèbre par Versace, Armani, Chanel, Valentino ou encore Christian Lacroix. Vous avez pourtant renoncé à votre carrière pour donner la priorité à votre famille et vos trois enfants, aujourd’hui âgés de 24, 20 et 17 ans. Quel genre de mère êtes-vous ?

Je suis devenue mannequin mais mon rêve avait toujours été d’être maman. Le bonheur pour moi, c’était autour de la famille. Je ne suis pas arrivée à la bonne période, j’aurais dû arriver il y a 50 ans ! Je me suis consacrée à mes trois garçons, c’est d’ailleurs pour les suivre qu’ils sont allés à l’école française de Milan.

Au début, vous n’aimiez pas Milan...

La première fois que je suis venue au début des années 90, pour un défilé, il pleuvait, tout était terriblement gris, il y avait du brouillard. J’ai pensé que jamais je ne pourrais vivre dans cette ville ! Puis j’ai rencontré mon ex-mari (italien), et trois ou quatre plus tard, j’ai déménagé par amour.

Et aujourd’hui, toujours milanaise, quel est votre regard sur la ville ?

Après mon divorce, j’ai décidé de rester, mais uniquement pour le bien-être de mes trois enfants, pour qu’ils restent près de leur père. Heureusement, j’ai changé, la ville a changé, nous nous sommes depuis trouvées. Souvent, ce n’est pas la ville le problème, mais soi-même. Aujourd’hui, j’aime Milan car j’aime ma vie en général, ma vie de quartier, l’Arco della pace. Je vois le beau où il est, je vais chercher la nature au parc Sempione, où je cours tous les matins.

Le sport est fondamental dans votre quotidien, mais aussi une routine que vous appelez « miracle morning ». De quoi s’agit –il ?

La course m’a en quelque sorte sauvé des périodes difficiles. L’activité physique, c’est très important. Tout le monde devrait trouver « son sport » pour se sentir bien, libéré. Je suis aussi quotidiennement une ancienne pratique qui arrive de Hawaï, l’Ho’oponopono. Il s’agit d’une méthode qui mélange prières et exercices de respirations, très utiles pour se purifier de l’intérieur et la résolution des problèmes. Pour faire tout cela, je me lève très tôt, entre 5h et 6h.

Au final, votre livre n’ambitionne pas de trouver sa place sur une étagère, il est plutôt destiné à être consulté souvent pour mettre en pratique un modèle de vie presque parfait ?

De préférence oui ! Façon guide, il contient aussi mes adresses préférées à Milan, où manger et faire du shopping.

 

 

Strong & Chic - Edition Vallardi

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