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Banque d’Italie/FMI : croissance italienne revue à la baisse en 2019

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 21/01/2019 à 16:20 | Mis à jour le 21/01/2019 à 16:26
Photo : Siège du Fonds monétaire international à Washington | @AgnosticPreachersKid - Wikipedia
FMI Italie siège wikipedia

Après la Banque d’Italie la semaine dernière, le FMI aussi revoit drastiquement à la baisse les prévisions du gouvernement en matière de croissance pour 2019.

L’année 2019 annonce une faible croissance du PIB italien selon le Fonds monétaire international : 0,6%, soit 0,4% de moins que les estimations du gouvernement. Ce dernier avait pourtant déjà revu à la baisse ses comptes dans le cadre de ses tractations avec l’UE, prévoyant une croissance non plus de 1,5% mais de 1%.
La semaine dernière, c’était la Banque d’Italia qui annonçait une hausse du PIB de 0,6% en 2019. Des prévisions également inférieures de 0,4 points par rapport à celles du gouvernement donc, et très peu appréciées du vice-premier ministre Luigi Di Maio qui avait alors accusé la Banque d’Italia de « se tromper souvent ».
Pour autant, si le spread (différentiel entre le taux d’emprunt sur 10 ans de l’Allemagne et de celui de l’Italie) continue à rester élevé, la croissance pourrait même être inférieure à 0,6%, s’inquiète le FMI. « Une durée prolongée du spread élevé pourrait mettre sous pression les banques italiennes, peser sur l’économie et empirer la dette publique », indique le rapport.

Ralentissement mondial

Au niveau mondial, le PIB ralentit de deux décimales et atteint 3,5%, celui de la zone euro de 0,3 points, se situant ainsi à 1,6%.
Aux côtés de l’Italie, l’Allemagne aussi fait l’objet d’une correction de la part du FMI avec une croissance prévue de 1,3% en 2019, soit 0,6 points de moins que les prévisions d’automne.
La France quant à elle, devrait connaitre une croissance de son PIB de 1,5% en 2019 (soit une correction de 0,1 point par rapport aux prévisions de cet automne).

 

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Christianedh mer 23/01/2019 - 19:22

sur le VIF.be: "Le ralentissement de la croissance est particulièrement sensible en Europe depuis l'été 2018. Les raisons sont bien connues, telles que les inquiétudes concernant le brexit, les luttes pour la politique budgétaire italienne, les conséquences de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. L'Allemagne est en difficulté. En 2017, il y avait encore une croissance de 2,2%, l'an dernier seulement 1,5% - le chiffre le plus bas en cinq ans. Le moteur de l'économie européenne a échappé de justesse à la récession (deux trimestres consécutifs de croissance négative) : au troisième trimestre 2018, l'économie allemande a diminué de 0,2 %. Heureusement, une petite reprise a suivi vers la fin de l'année. En Allemagne, " les années grasses sont terminées ", titrait le journal de la Frankfurter Allgemeine la semaine dernière. L'industrie automobile en particulier, qui représente un cinquième du chiffre d'affaires industriel, reste en marge. Les constructeurs automobiles sont aux prises avec l'introduction de tests stricts sur les gaz d'échappement, et l'Asie achète moins de voitures. En conséquence, plein de voitures ne quittent pas les parkings d'usine et il y a surproduction. L'économie allemande est en récession et il n'y a aucune perspective de reprise immédiate. On s'attend à une croissance encore plus faible en 2019 : l'Institut der deutschen Wirtschaft s'attend à 1,2%, l'institut de recherche Ifo à 1,1%. Aux Pays-Bas, la croissance économique a été considérablement plus élevée l'an dernier (2,5 %), mais là aussi, elle ralentit. Le Bureau d'analyse de la politique économique (Centraal Planbureau) prévoit 2,2% pour 2019, et la Banque centrale néerlandaise prévoit même 1,7%. Et qu'en est-il de la Belgique ? En 2017, notre économie a connu une croissance de 1,7%, contre 1,5 % l'an dernier. Les prochaines années, ce pourcentage diminuera à 1,2 % d'ici 2021. La Belgique recule lentement. Cette croissance plus faible est certainement une mauvaise nouvelle pour les finances publiques, car il y a moins de revenus à taxer et le gouvernement perçoit donc moins d'argent. Cependant, depuis cinq ans l'Allemagne réussit à clôturer son budget avec un excédent, l'année dernière de 1,7 %, soit près de 60 milliards d'euros. La dette publique allemande est tombée à 60% du produit intérieur brut. Les Pays-Bas ont également retrouvé des excédents budgétaires : au cours des neuf premiers mois de 2018, le pays a enregistré un excédent de 2,1 %, soit 12 milliards d'euros. La dette publique est tombée à 53 %. En outre, les Pays-Bas et l'Allemagne ont connu des réformes structurelles ces dernières années, par exemple sur leur marché du travail : le nombre de personnes actives a augmenté, contribuant ainsi aux recettes publiques. Le contraste avec la situation belge est d'autant plus marqué. Il se peut que nous clôturions 2018 avec un budget équilibré, mais nous n'avons pas eu d'excédent au cours des dix dernières années et notre dette publique se situe toujours autour de 100 %. Et alors que le taux d'emploi en Allemagne et aux Pays-Bas est d'environ 79%, il est de 69% dans notre pays (à Bruxelles, 61% des 20-64 ans travaillent, en Wallonie 64% et en Flandre 74%). Sur le plan économique, l'Europe sera confrontée à de sérieux vents contraires dans les années à venir. Nos voisins, l'Allemagne et les Pays-Bas, sont financièrement et structurellement beaucoup mieux armés pour y faire face. Le gouvernement Michel a raté une occasion unique de réformer et de mettre de l'ordre dans les finances publiques ces dernières années, alors que la situation économique était encore sombre. Avant les élections du 26 mai, nous ne pouvons rien attendre de plus de l'équipe gouvernementale minoritaire actuelle, et après cela, nous devrons attendre un nouveau gouvernement. Avant, nous ressentirons déjà les premières conséquences du recul".

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