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Contradictions de la photographie de l’impôt sur le revenu en Italie en 2025

Une analyse des déclarations de revenus de 2025 en Italie révèle qu’un nombre important de contribuables ne paient pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques (Irpef). Le revenu moyen s’établit à 25.820 euros, alors que 23% des contribuables payent plus de 63% d’impôts. Les déclarations confirment de fortes disparités territoriales et de revenus à travers la Péninsule.

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Photo de Towfiqu barbhuiyasur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 26 avril 2026

À partir des déclarations de 2025 (pour l'année fiscale 2024), l'impôt sur le revenu des personnes physiques italien (Irpef) confirme ses contradictions.

En 2024, selon les déclarations déposées en 2025, le revenu total déclaré a atteint près de 1 100 milliards d’euros en Italie, soit une hausse de 4,7 % par rapport à l’année précédente. Le revenu moyen a également progressé, atteignant 25 820 euros, soit une hausse de 4 %.

Ces chiffres s’illustrent dans un contexte macroéconomique marqué par une croissance du PIB de 2,8 % en termes nominaux et de 0,8 % en termes réels, tandis que l’indice national des prix à la consommation a progressé de 1 % en 2024 (contre 5,7 % en 2023) en Italie.

Selon le bulletin publié par le ministère des Finances, « plus de 11,3 millions de personnes ne paient pas l'Irpef ». Un chiffre qui témoigne de l’un des problèmes structurels du système fiscal italien : un impôt formellement universel qui, en pratique, est progressivement réduit.

Composition et revenus moyens par catégorie

Comme le souligne également le ministère italien des Finances, le revenu moyen le plus élevé provient des travailleurs indépendants, à 67 510 €, tandis que le revenu moyen déclaré par les entrepreneurs (propriétaires d'entreprises individuelles) est de 28 550 €.

Le revenu moyen déclaré par les salariés est de 24 250 €, et celui des retraités de 22 390 €.

Par rapport à l'année précédente, on observe une hausse du revenu moyen d'activité (+4,1 %) et des pensions (+5,3 %), tandis que les revenus issus de l'activité économique ont diminué en moyenne.

Un euro sur trois pèse sur la classe moyenne

Les Italiens dont le revenu est inférieur ou égal à 35 000 € représentent plus des trois quarts des contribuables (76,6 %), mais ne contribuent qu'à un peu plus d'un tiers du total des recettes fiscales (34,9 %).

À l'inverse, les contribuables ayant un revenu supérieur à 35 000 € (23,4 %) génèrent 65,1 % des recettes fiscales. Plus précisément, la tranche de revenus comprise entre 35 000 € et 70 000 €, cœur de la classe moyenne, contribue à elle seule à hauteur de 32,1 % du total de l'IRPEF. En haut de l'échelle, les 0,2 % de contribuables dont le revenu dépasse 300 000 € contribuent à hauteur de 6,6 % du total.

Les différences de revenus déclarés par région

La polarisation entre les régions du Nord et du Sud persiste. La Lombardie affiche le revenu moyen le plus élevé (30 200 €), suivie du Trentin-Haut-Adige (28 553 €, avec un pic à 29 850 € dans la province de Bolzano). La Calabre ferme la marche, avec un revenu moyen inférieur à 20 000 € (19 020 €).

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