Deux semaines après le sommet bilatéral qui a réuni Emmanuel Macron et Giorgia Meloni à Antibes et le forum économique France-Italie au Cannet, le ministre en charge de l’industrie, Sébastien Martin a retrouvé le ministre des entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, à Rome. L’objectif : mettre la compétitivité industrielle européenne au premier plan, renforcer les chaînes de valeur et défendre et valoriser les filières de production clés, à commencer par le secteur de la mode.


Deux semaines après le 36e Sommet bilatéral qui a réuni Emmanuel Macron et Giorgia Meloni à Antibes, et le Forum d’Affaires France-Italie, organisé le même jour à Le Cannet, pour renforcer le dialogue stratégique franco-italien au service de la compétitivité et de la souveraineté européenne, c’est à Rome que le ministre en charge de l’industrie, Sébastien Martin a retrouvé le ministre des entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, ce jeudi 15 juillet.
Rome et Paris s'associent une nouvelle fois pour relancer la compétitivité industrielle européenne, renforcer les chaînes de valeur, et défendre et valoriser les filières de production clés du continent, à commencer par le secteur de la mode.
Les deux ministres ont participé à une table ronde sur les coopérations franco-italiennes dans l’industrie de la mode, quelques jours après la signature d’un accord sur cette filière, le 25 juin dernier.
Une collaboration franco-italienne importante pour la filière de la mode et du luxe
Une alliance stratégique entre les deux principaux pays producteurs de produits de luxe au monde, fondée sur le partage d’un écosystème industriel et créatif et sur la volonté d’unir leurs visions et leurs responsabilités. Le but également, servir de modèle de coopération pour d’autres secteurs dans lesquels l’Italie et la France partagent un système de production fortement intégré.
« La France et l’Italie sont plus que des voisins. Nos deux pays portent une même ambition, celle de construire une Europe industrielle et souveraine. Soutenir l’industrie de la mode, c’est reconnaître des savoir-faire uniques, accompagner nos ateliers et nos PME, et défendre nos emplois. Le Pacte France-Italie pour la mode a vocation à devenir un modèle de référence pour d’autres filières industrielles stratégiques. Face à la concurrence déloyale qui tente de détruire de nombreuses filières industrielles, nous nous mobilisons pour défendre le MadeInEurope. Pour que l’Europe soit compétitive, innovante, écologique et souveraine, il faut produire européen, acheter européen et défendre nos intérêts en Européens », a déclaré Sébastien Martin.
La France et l’Italie sont plus que des voisins. Nos deux pays portent une même ambition, celle de construire une Europe industrielle et souveraine 🇫🇷🇪🇺🇮🇹
— Sébastien Martin (@sbastien_martin) July 15, 2026
Aujourd’hui à Rome, avec @adolfo_urso, dans la continuité du Traité du Quirinal et du 36ᵉ Sommet franco-italien, nous… https://t.co/Iismb5PfQe
Ambition européenne
Plus précisément, au cours de cette rencontre, les ministres français et italien ont insisté sur l'impulsion que les deux pays ont donnée à la Commission européenne dans la lutte contre le phénomène de l'« ultra fast fashion », en favorisant l'entrée en vigueur, au sein de l'Union européenne, depuis le 1er juillet dernier, d'un droit de douane fixe de 3 euros sur les colis d'une valeur inférieure à 150 euros provenant de pays hors UE. Une mesure qui vise à protéger les consommateurs européens contre les produits qui mettent leur santé en danger au motif qu’ils ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales, et protège les entreprises contre une concurrence déloyale qui passe par le commerce électronique. L’année dernière, près de 5,9 milliards d’articles contenus dans des colis d’une valeur inférieure à 150 euros, provenant à plus de 90 % de Chine, ont envahi le marché européen sans payer aucun droit de douane.
« Cette saison doit marquer la renaissance industrielle de l’Europe. Allons de l’avant ensemble pour renforcer nos secteurs stratégiques : de la mode à l’électroménager, de l’automobile à la sidérurgie, de la chimie à la microélectronique, des matières premières à l’espace », a ajouté le ministre italien Adolfo Urso.
Des mesures spécifiques pour l’Italie
La deuxième partie de la table ronde a quant à elle porté sur les mesures que le gouvernement italien met actuellement en œuvre à l'échelle nationale en faveur du secteur, telles que le crédit d'impôt pour le design et la conception esthétique, d'un montant de 60 millions d'euros, destiné à soutenir la créativité et les capacités de fabrication des entreprises en favorisant la production d'échantillons.
En outre, la loi annuelle sur les PME a alloué aux filières du secteur de la mode jusqu’à 100 millions d’euros au titre des « mini-contrats de développement », destinés à soutenir des programmes d’investissement d’un montant compris entre 1 million et 20 millions d’euros. Les conditions et modalités d’octroi des aides. Le ministre du Made in Italy a également évoqué le nouveau plan de Transition 5.0, qui bénéficie de près de 10 milliards d'aides et s'inscrit dans une programmation triennale. En à peine un mois, plus de 9.000 projets ont été présentés par les entreprises, pour un montant total d'investissements supérieur à 3 milliards d'euros.
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