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L’Italie sur la « route de la soie » : 29 accords signés avec la Chine

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 24/03/2019 à 22:03 | Mis à jour le 25/03/2019 à 10:38
Photo : Le président chinois Xi Jinping avec le président italien Sergio Matarella à Rome ce samedi| capture d'écran vidéo SkyTV
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En signant un protocole d’accord ce samedi, l’Italie a officiellement intégré les « nouvelles routes de la soie », cet immense projet d’infrastructures voulu par la Chine. Cela malgré les critiques de Bruxelles et Washington...


Le président chinois Xi Jinping s’est vu dérouler le tapis rouge durant ses 3 jours à Rome. Lors d’une cérémonie samedi, il a signé avec le chef du gouvernement Giuseppe Conte, un protocole d’accord « qui n’engage à rien » selon ce dernier mais qui fait de l’Italie le premier pays du G7 à intégrer les « nouvelles routes de la soie », cet immense projet d’infrastructures maritimes et terrestres, lancé par Pékin en 2013. Le projet ambitionne de relier la Chine à l’Europe via cette route de la soie, constituée de routes terrestres et maritimes. Et l’Italie marque ainsi le point d’entrée vers l’Europe, notamment grâce à ses deux principaux ports : celui de Gênes et de Trieste, qui vont tous les deux être modernisés.

Au total, 29 contrats ont été signés : un tiers concerne les entreprises, les deux-tiers sont institutionnels. Ce protocole d’accord porte au total 7 milliards d’euros annoncent la presse italienne, voire un potentiel de 20 milliards.

 

Réticences de Bruxelles et Washington

C’est toutefois moins que ce qui était prévu initialement. Rome a en effet préféré limiter le nombre de contrats – une vingtaine d’autres étaient en discussion ces derniers mois - du fait des craintes de Bruxelles et Washington.
Avec ce pari de la route de la soie, Rome a voulu relancer son économie en panne, mais s’est encore éloigné un peu plus de Bruxelles. Et notamment de Paris et Berlin qui souhaitent une Europe unie et renforcée pour faire face à la puissance chinoise. Washington aussi a fait part de ses réticences face à cette forme de rapprochement unilatéral entre l’Italie et la Chine.
La décision italienne ne fait pas non plus l’unanimité au sein du gouvernement. Si le ministre italien du Développement économique et vice-premier ministre, Luigi Di Maio est largement en faveur de l’opération, l’autre vice-premier ministre Matteo Salvini ne faisait pas partie de la cérémonie et a tenu à souligner que la Chine n’était pas un marché libre.

L’année dernière, l’Italie a importé pour 50 milliards d’euros de produits chinois alors qu’elle n’a exporté vers l’Empire du milieu que pour 13 milliards d’euros, soit 7 fois moins que l’Allemagne. La Péninsule veut ainsi équilibrer cette balance commerciale et le président chinois a assuré vendredi : « La partie chinoise souhaite des échanges commerciaux dans les deux sens et un flux d’investissements dans les deux sens. »

Après son déplacement en Italie, le président chinois a rejoint la France ce dimanche. Il n’y sera pas accueilli avec le même discours par Emmanuel Macron...

 

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1 Commentaire (s)Réagir
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Pierre DERENNE lun 25/03/2019 - 08:43

La vassalité dans laquelle s'inscrit la France et Bruxelles vis-à-vis des USA est consternante. Bravo pour l'Italie pour se tourner vers le "moteur" du monde et ainsi diversifier ses intérêts.

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