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La culture italienne pleure la disparition de Franco Zeffirelli

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 15/06/2019 à 21:54 | Mis à jour le 17/06/2019 à 19:50
Photo : Franco Zefirelli a eu une carrière dans le cinéma, théâtre et opéra| @Alexey Yushenkov, Wikipedia
Franco Zeffirelli italie

Le réalisateur, scénariste et producteur italien Franco Zeffirelli s’est éteint ce samedi à Rome, suscitant une vive émotion bien au-delà des frontières de l’Italie. Retour sur la carrière du Maestro.

« Addio Maestro », titre l’ensemble de la presse italienne à l’annonce de la mort de Franco Zeffirelli samedi 15 juin à l’âge de 96 ans dans sa maison à Rome.
Le réalisateur, scénariste et producteur, reconnu dans le monde entier comme l’un des Ambassadeurs du cinéma italien « laisse un grand vide dans le monde du spectacle et de la culture italienne et internationale », a déclaré le président de la République italienne, Sergio Mattarella.

Avec une carrière dans le cinéma, le théâtre et l’opéra, le maestro a marqué la culture italienne et notamment le cinéma d’esthète.
L’assistant de Luchino Visconti au début de sa carrière, a réalisé de nombreux chefs-d’œuvre inspirés de la littérature anglaise et des grands opéras.
Parmi eux, son plus grand succès : Roméo et Juliette, une adaptation à l’écran de l’œuvre de William Shakespeare, pour lequel il remporte deux Oscars en 1969 pour la meilleure photographie et les meilleurs costumes. Il a aussi emprunté à Shakespeare Hamlet (1992) avec Mel Gibson ou encore La Mégère apprivoisée (1967) avec Elisabeth Taylor. Des œuvres qui valut à Franco Zeffirelli d’être anobli par la reine d’Angleterre, il s’agit du seul en Italie.

Au total, le Maestro a signé une vingtaine de longs-métrages. Il s’est aussi distingué pour son adaptation à la télévision italienne de la vie du Christ (fin des années 1970), Jane Eyre avec Charlotte Gainsbourg (1996), adapté du roman de Jane Austen ou encore pour Un thé avec Mussolini (2001)

Metteur en scène d’opéras

Dès 1954, Zeffirelli se consacre – aussi – à la mise en scène d’opéras, en commençant par la Scala de Milan avec Le Turc en Italie.
Il dirige par ailleurs Maria Callas, dont il devient ami, dans plusieurs productions dans le monde entier : La Traviata à Dallas (1959), Tosca à Londres, Norma à Paris (1964). Sa mise en scène de La Bohème pour le Metropolitan Opera (1963) a quant à elle été produite partout dans le monde, jusqu’à l’année dernière où elle était à l’affiche de l’Opéra de Vienne pour une 437ème représentation. Il ne s’agit pas de sa seule production à rester à l’affiche. A voir lors de la saison prochaine au Metropolitan Opera, Turandot, mais aussi sa nouvelle mise en scène de La Traviata dans les arènes de Vérone cet été, lors du festival d’art lyrique.
A 96 ans, Franco Zeffirelli ne s’était pas arrêté. Il travaillait encore à un Rigoletto qui aurait dû commencer en septembre 2020 au sultanat d’Oman.

Fondation à Florence

Né à Florence, ville à laquelle il restait très attaché, le cinéaste avait réalisé « Per Firenze » en 1966 un film-documentaire consacré à l’énorme inondation qui avait dévasté la ville toscane, endommageant de nombreuses richesses artistiques.
Et dans le but de rendre son œuvre accessible au public, il avait installé sa Fondation dans une villa baroque du centre historique de Florence, regroupant ses milliers de croquis, travaux préparatoires et ouvrages consacrés à l’art et au spectacle.

 

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