Italie : deux enfants sur cinq souffrent de surpoids

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 08/05/2022 à 20:40 | Mis à jour le 08/05/2022 à 20:47
des pieds d'enfant sur une balance pèse personne

Dans son rapport sur le surpoids en Europe, publié le 3 mai dernier, l’Organisation mondiale de la santé pointe l’Italie comme le pays le plus affecté par l’obésité infantile sur le continent, avec de fortes disparités selon les régions.

 

Face à l’augmentation générale du surpoids et de l’obésité au sein des 27, l’office européen de l’OMS tire la sonnette d’alarme : responsables d’au moins 13% des décès chaque année, ces problèmes de santé publique n’épargnent pas les enfants. En la matière, c’est l’Italie qui s’avère la triste gagnante du classement.

L’Italie : mauvais élève de l’Europe en termes d’obésité infantile

En Europe, le surpoids pédiatrique concerne en moyenne un enfant sur trois, contre 59% des adultes. Une statistique préoccupante, tirée vers le bas par certains pays membres. C’est en Italie que la population mineure est la plus affectée par cette « épidémie », suivie de près par la Grèce et relativement loin devant la France, en 7ème position.

La classe d’âge la plus touchée en Italie est celle des 5-9 ans, dont l’OMS estime qu’elle est à 45% en surpoids et à 17% obèse, avec une nette prévalence des garçons sur les filles. Chez les adolescents italiens, la tendance diminue mais demeure inquiétante : 7% des 10-19 ans sont obèses et près d’un sur quatre est en surpoids. Les experts attribuent ce problème de santé publique aux mauvais modes de consommation alimentaire des ménages, et notamment à l'abandon du régime méditerranéen, réputé sain et équilibré. Selon l'analyse des données de l'OMS, six adolescents italiens sur dix ne mangent ni fruits ni légumes chaque jour.

En Italie comme dans beaucoup d’autres pays du monde, l'obésité pédiatrique s’est remise à augmenter pendant la crise du Covid-19. En effet, les enfants ont eux aussi été contraints d’adopter un mode de vie sédentaire qui a contribué à altérer leurs habitudes alimentaires. L’OMS explique que la diminution de l’activité sportive, l’augmentation du temps passé devant les écrans et la réduction du temps de sommeil ont pu favoriser la prise de poids, notamment chez l’enfant et l’adolescent.


Les stratégies pour lutter contre le surpoids des enfants en Italie

Les mesures prônées par l’OMS, comme la taxation des boissons sucrées et les restrictions en matière de marketing alimentaire, ont bien été appliquées sur le pourtour méditerranéen, où la tendance à l’obésité infantile amorçait une légère baisse avant la pandémie. Elles se sont toutefois avérées insuffisantes pour éradiquer ce problème de santé publique, notamment dans les régions du Sud de l’Italie. La Campanie, le Molise et la Basilicate, qui souffrent des taux de surpoids infantile les plus élevés, inquiètent particulièrement la Fédération italienne des médecins pédiatres (FIMP).

Pour parvenir à une prévention plus ciblée, un nouvel observatoire national de l’obésité infantile (ONOI) vient d’être créé. Le but : permettre d’aider les familles à trouver les outils nécessaires pour corriger les comportements inadaptés à la santé de leurs enfants.  

Luz Escoubes

 

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