Les distinctions du prestigieux classement « The World’s 50 Best Restaurants 2026 » ont été décernées à Lima le 5 novembre. Cinq restaurants italiens se distinguent.


La cérémonie des « 50 meilleurs restaurants du monde 2026 » s'est déroulée à Lima, au Pérou, dans la nuit du 4 au 5 novembre.
La cuisine basque à la braise conquiert le monde avec le restaurant Asador Etxebarri du chef espagnol Bittor Arguinzoniz a été élu meilleur restaurant, tandis que Le Gaggan de Bangkok (deuxième) et l'Alchemist de Copenhague (troisième) montent également sur le podium. L'Italie, quant à elle, place cinq restaurants dans le Top 50, tandis que Jessica Rosval avec son restaurant situé à Modène (Emilie Romagne) est élue meilleure femme chef du monde.
Le gotha de la cuisine italienne
Pour la restauration italienne, le résultat le plus brillant est signé Jessica Rosval. Al Gatto Verde, le restaurant qu’elle dirige au sein de la Casa Maria Luigia, l’établissement hôtelier de Massimo Bottura et Lara Gilmore situé aux portes de Modène, décroche la 24e place, après avoir fait son entrée dans le classement à la 92e place l’année dernière. La chef canadienne, qui faisait déjà partie de la brigade de l’Osteria Francescana, remporte également le titre de « Meilleure femme chef 2026 ».
Ce prix prend une saveur particulière : depuis le décès de Nadia Santini il y a quelques jours (sacrée meilleure Chef femme au monde en 2013), aucune femme ne dirige aujourd’hui l’un des 15 restaurants trois étoiles d’Italie.
Le jury a récompensé sa technique de cuisson au charbon de bois, qui lui permet d’interpréter les ingrédients du territoire, - de la viande des Apennins au poisson de l’Adriatique -, mais aussi son engagement en faveur du développement durable et de l’inclusion sociale. Rosval est en effet cofondatrice de Roots, un restaurant à vocation sociale né à Modène, qui propose aux femmes migrantes une formation professionnelle en cuisine.
Le restaurant Piazza Duomo d’Enrico Crippa, à Alba (Piémont), progresse lui aussi, passant de la 39e place l’année dernière à la 20e. Une reconnaissance importante pour une cuisine qui a construit son identité autour de la biodiversité végétale, des potagers et de la recherche sur les matières premières du riche territoire des Langhe.
Le Reale de Niko Romito, à Castel di Sangro, dans les Abruzzes, recule quant à lui de la 18e à la 27e place. L’Atelier Moessmer du célèbre chef Norbert Niederkofler, à Brunico, dans le Haut-Adige, passe de la 20e à la 38e place, tandis que Le Calandre des frères Alajmo, à Rubano, dans la province de Padoue, se classe 43e, contre la 31e place en 2025.
L'Italie compte également un autre établissement, à la 51e place : l'Uliassi de Mauro Uliassi, à Senigallia, dans les Marches.
Rappelons par ailleurs que les restaurants déjà lauréats entrent au Hall of Fame et ne participent plus au classement. C'est le cas, pour l'Italie, de l'Osteria Francescana de Bottura, première en 2016 et en 2018.
Un classement mondial
Ce classement est le résultat des votes de plus de 1.100 experts internationaux, parmi lesquels des chefs, des restaurateurs, des journalistes gastronomiques et des voyageurs gourmets, répartis en 28 zones géographiques. Chaque membre du jury exprime dix préférences (vote à bulletin secret) en fonction des expériences gastronomiques vécues au cours des 18 derniers mois. Un système qui dresse un portrait de la restauration mondiale, sans se limiter à un seul modèle de grande cuisine.
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