On fantasme souvent le rêve américain comme une évidence, une success story instantanée. La réalité est plus nuancée, plus exigeante aussi. À Los Angeles, ville de toutes les promesses, ce sont les parcours d’expatriés qui en parlent le mieux. En ce début d'année, Lepetitjournal.com a compilé les témoignages de Sandro Oliverio, Amanda Sthers, Martin Médus, Ikram Guerd et Nazim Gomri, qui ont fait l'actualité dans nos pages en 2025.


1. Sandro Oliverio : ne pas perdre son identité

Pour Sandro Oliverio, restaurateur à la tête d’Amarone et d’Attitude Café, le secret tient en une valeur fondamentale : rester soi-même : « Il ne faut pas trop s’américaniser. Il faut être fier de ce que l’on est, fier de ce que l’on fait. Quand les Québécois font quelque chose, ils le font bien ! » Un conseil qui résonne comme un manifeste. Dans une ville où tout va vite et où l’on peut facilement se fondre dans le décor, revendiquer ses origines devient une force. L’authenticité, ici, n’est pas un frein mais un véritable atout. Son portrait est à lire ici.
2. Amanda Sthers : aller chercher ce que l’on aime

Autrice et productrice installée à Los Angeles depuis 2015, Amanda Sthers rappelle que la ville ne se livre pas toute seule : « Il faut aller chercher ce qu’on aime, à L.A. rien ne vient tout seul. Mais une fois qu’on se pousse à s’intégrer, la ville s’ouvre. » Comme beaucoup d’expatriés, la Française a mis du temps à se sentir chez elle. Son parcours montre qu’il est possible de se recomposer un monde, mais il faut faire preuve de curiosité, d’initiative et de générosité. À LA, les liens se créent rarement par hasard : ils se construisent. Pour un savoir plus sur son dernier roman, « C », publié en octobre 2025 aux éditions Grasset, retrouvez son interview ici.
3. Martin Médus : cultiver une mentalité de gagnant

Pour l’entrepreneur Martin Médus, que nous avions rencontré en septembre sur un rooftop ensoleillé de LA (article à lire ici), tout commence dans la tête. « Il faut venir avec la mentalité du “je vais y arriver”. Ici, les gens t’encouragent, en Californie, on te pousse à concrétiser tes idées. » Quinze ans après son arrivée, l'ancien candidat de l'émission de télé-réalité Secret Story, créateur des bijoux La Fiole et actuel CMO de l'application Beepz, ne se contente pas de vivre dans la Ville des Anges : il y bâtit, jour après jour, ses projets. La Californie valorise l’élan, l’ambition assumée et l’audace, à condition d’y croire soi-même en premier.
4. Ikram Guerd : être visible et oser se mettre en avant

À la tête de la branche américaine d’Aspivix, une startup qui révolutionne la gynécologie, Ikram Guerd a appris aux États-Unis à pitcher, et à monter sur scène pour parler d'un sujet jusque-là tabou, la santé des femmes. En novembre, nous lui avions consacré un portrait. Cette ancienne « grande timide » insiste sur un point souvent délicat pour les Européens : la visibilité. « Ton meilleur allié, c’est toi-même. Pour te créer des opportunités, à toi de te mettre en avant. En France, dès que tu sors du lot, tu attires l'attention, les gens vont te juger, mieux vaut être dans l’ombre. Ici, pour réussir, il faut sortir du lot. Faire partie d’une communauté, faire parler de toi, parler de ta société. Il faut saisir n’importe quelle opportunité pour être visible. » Réseauter, parler de son projet, intégrer des communautés, saisir chaque opportunité : autant de réflexes indispensables pour exister professionnellement et gravir les échelons.
5. Nazim Gomri : accepter les échecs avant de vivre le rêve

Cofondateur des tiramisus sans café ni alcool TiraTwist, le Franco-Algérien Nazim Gomri a essuyé de nombreux refus avant de connaître le succès en France et aujourd'hui aux États-Unis. Il déconstruit le mythe du rêve américain avec lucidité. « Au début, c’est surtout un cauchemar. L’American Dream vient bien après. » Solitude, doutes, travail acharné : entreprendre à Los Angeles n’a rien d’un conte de fées. Mais pour ceux qui acceptent l’échec, restent honnêtes, écoutent leur instinct et s’accrochent, les États-Unis demeurent un pays du possible. Son portrait sera à lire sur notre site lundi 26 janvier.
Réussir son rêve américain ne tient pas à une recette magique, mais à un subtil mélange d’authenticité, de persévérance, de visibilité et de résilience. Los Angeles ne promet rien, mais offre beaucoup à ceux qui osent y croire… et surtout agir.


















