Arriver en Californie quand on vient de France, c’est souvent une expérience grisante… Et parfois un peu déroutante. Le choc culturel ne se niche pas toujours dans les grandes idées ou les valeurs, mais bien souvent dans les détails du quotidien. Lepetitjournal.com vous explique les premiers signes de dépaysement auxquels vous allez devoir faire face quand vous arriverez en Californie pour la première fois.


Au restaurant : surprises à la carte
À table, le dépaysement continue. Le fait que le serveur emporte la carte de crédit choque souvent les Français, très attachés au paiement sécurisé à table. Puis vient l’addition… et la surprise : les prix sont affichés sans les taxes, auxquelles s’ajoute le pourboire pas toujours facile à calculer sans calculatrice à moins d’être bon en pourcentages. Résultat : le montant final est presque toujours plus élevé que prévu, renforçant le sentiment que tout est vraiment beaucoup plus cher comparé à la France.
Portions XXL et doggy bags assumés
Autre surprise de taille : les portions sont gigantesques. Les plats sont pensés pour être partagés ou emportés (to go), loin de la tradition française du repas mesuré. Ici, repartir avec une boîte est non seulement normal, mais vivement encouragé… presque un art de vivre !
Glaçons et climatisation
Impossible aussi de ne pas évoquer les glaçons omniprésents. Eau, soda, thé : tout est servi glacé, parfois au point de diluer la boisson. Et pour compléter le tableau, la climatisation est souvent réglée très fort, dans les restaurants, les magasins ou les bureaux. Beaucoup de Français apprennent rapidement à garder un pull à portée de main… même en plein été.
Les étages : un petit vertige numérique
Le système des étages est l’un des premiers détails qui désoriente les Européens. Aux États-Unis, le rez-de-chaussée n’existe pas : le first floor correspond en réalité à ce que nous appelons le rez-de-chaussée en France. Résultat : pour aller au « 1er étage » américain, il faut rester… au niveau de la rue. De quoi provoquer quelques hésitations dans les ascenseurs les premiers jours. Autre curiosité : le 13ᵉ étage est souvent absent des grands immeubles, par superstition. On passe ainsi sans transition du 12ᵉ au 14ᵉ étage, comme si le nombre n’avait jamais existé.
La date à l’américaine
Autre source de confusion fréquente : la façon d’écrire les dates. Aux États-Unis, on commence par le mois, puis le jour, et enfin l’année. Ainsi, le 12 mai 2024 (12/05/2024 en Europe) devient 05/12/2024 outre-Atlantique. Une inversion à bien garder en tête, surtout lors du remplissage de formulaires administratifs, sous peine de rendez-vous manqués ou de documents refusés.
Le travail : ambition et positivité
Le rapport au travail constitue un autre marqueur culturel fort. En Californie, on valorise l’initiative, la flexibilité et la réussite affichée. On parle volontiers de projets, d’ambitions et de développement personnel. En France, le rapport au travail est souvent plus critique, plus nuancé, et la frontière entre vie professionnelle et vie privée reste plus marquée.
Bien-être en mode projet
Enfin, il y a le rapport au corps et au bien-être. Sport, alimentation, santé mentale, thérapies alternatives : ces sujets sont omniprésents et abordés sans tabou en Californie. Là où les Français restent parfois plus discrets, les Californiens en parlent ouvertement, presque comme d’un projet à part entière.
« Amazing ! »
Dès les premiers jours, le rapport à la communication surprend. Tout le monde est enthousiaste, positif, encourageant. Les Californiens sont très sociables et conviviaux. Ils discutent facilement avec des inconnus comme s’ils les connaissaient depuis longtemps et ils sont plutôt décontractés. La sociabilité et le savoir-vivre font partie de leur vie quotidienne. Ils sont chaleureux. Les small talks (aborder des sujets anodins pour créer le contact) font partie de leur façon de vivre. Les “Amazing!”, “Sounds great!” ou “We should totally get together” fusent à tout-va, sans forcément déboucher sur des engagements concrets. En réalité, il s’agit surtout d’un code social californien, où l’enthousiasme est une forme de politesse.
En définitive, derrière les glaçons, la climatisation et les énormes portions se cache une autre manière de concevoir le confort, le service et l’efficacité. Les comprendre permet non seulement de mieux s’adapter, mais aussi de porter un regard plus amusé, et souvent plus indulgent, sur cette culture aussi déroutante que fascinante.
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