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Les animaux de compagnie et la crise sanitaire font-ils bon ménage ?

Par Swali Guillemant | Publié le 08/02/2021 à 17:55 | Mis à jour le 09/02/2021 à 11:28
Photo : Karsten Winegeart - Unsplash
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Chacun a vécu un confinement différent, mais c’est une période difficile pour tous. Nos fidèles compagnons nous ont apporté du soutien et notre dynamique a évolué en bien et en mal.

 

Que ferions-nous sans nos animaux de compagnie ? En temps normal, ils nous distraient, nous amusent et nous aiment. Dernièrement, ils nous ont aidés à surmonter l’épreuve de la pandémie, et notamment celle du confinement. Deux enquêtes l’ont démontré : la première réalisée communément en Grande-Bretagne, en Irlande ainsi qu’au Portugal et publiée sur PLOS Medicine et la seconde sur le plan national au Royaume-Uni par Mars Petcare UK, la société derrière Pedigree et Whiskas.

 

Animaux de compagnie : synonyme de bien-être

Nos animaux de compagnie, comme leur nom l’indique, nous permettent de nous sentir moins seuls et moins triste, ils font du bien à notre santé mentale.

Selon l’étude de Mars Petcare, grâce à eux 58% des individus parviennent à stimuler leur productivité et motivation à travailler lorsqu’ils sont en télétravail. 43% des individus ont également affirmé que leur animal avait réduit leur anxiété. Personnellement, j’ai passé le premier confinement seule et j’ai depuis adopté un petit chat. Mon moral n’est juste plus le même !

Au Royaume-Uni et ailleurs, l’importance des animaux de compagnie a même été reconnue par le gouvernement pendant la pandémie. En France, lors du premier confinement, l’adoption d’un animal était l’une des quelques raisons autorisées pour quitter son domicile. Et la semaine dernière, nous vous annoncions qu’à Londres, les propriétaires ne peuvent désormais plus les interdire aux locataires sans une raison justifiée et précise.

 

Le lien humain-animal renforcé durant le confinement

Le confinement et la proximité constante entre animaux et propriétaires a renforcé ce lien selon 86 % des répondants du sondage organisé par Mars Petcare. Ce qui risque de rendre la séparation difficile lorsqu’il faudra retourner au travail, autant pour eux que pour nous.

Les animaux de compagnie étaient déjà considérés par certains comme des membres de la famille à part entière. La tendance s’est confirmée avec la pandémie. Ils sont élevés au statut d’êtres humains ! A tel point que 63 % des répondants affirment que leur animal domestique a été de meilleure compagnie que leur partenaire pendant le confinement. Qui pourrait les blâmer ?

 

Adoptions impulsives dues à la pandémie

Avec les confinements qui s’enchaînent, nombreux sont ceux qui décident d’acquérir un compagnon à quatre pattes.

Ainsi, la RSPCA, l’équivalent de la SPA en France, a constaté une augmentation de 600 % des visites sur ses pages d’accueil de chiots juste avant le premier confinement. La même semaine, les compagnies d’assurance pour animaux ont connu une croissance de 78 % du nombre de personnes enregistrant de nouveaux animaux de compagnie.

Ce changement soudain de la demande possède son lot de conséquences négatives. Le Financial Times a rapporté que le Royaume-Uni se trouve dans une pénurie de chiots, les listes d’attente des éleveurs sont pleines et les prix n’ont de cesse de s'accroître. Du pain béni pour la contrebande d’animaux en provenance de l’étranger et les escroqueries.

 

Risques d’abandons

Les associations de protection des animaux s’inquiètent des abandons d’animaux une fois les confinements derrière nous, lorsque les gens retourneront au travail et prendront conscience de ce qu’est la responsabilité d’avoir un animal. Surtout compte tenu des problèmes financiers dus à la crise économique que provoque le covid. Dogs Trust, la plus importante organisation caritative britannique pour le bien-être des chiens a temporairement rebaptisé son fameux slogan « Un chien, c’est pour la vie, pas seulement pour Noël » en « Un chien, c’est pour la vie, pas seulement pour le confinement ». Ces associations sont en danger car elles ne peuvent plus collecter de fonds comme elles le font habituellement à cause de la pandémie.

La peur que les animaux transmettent le virus entraîne d’autres abandons, c’est pourquoi des scientifiques se penchent sur la question du vaccin pour les animaux de compagnie.

 

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Swali Guillemant - Journaliste

Swali Guillemant

Étudiante en journalisme culturel, curieuse et impliquée. Passionnée par la culture et les arts.
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