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TROPHEE MEILLEUR ESPOIR – Max Cartoux, 17 ans, DJ et producteur de musique électro à Londres

Par Lepetitjournal Londres | Publié le 06/03/2014 à 17:10 | Mis à jour le 14/03/2014 à 10:52
Max Cartoux

A seulement 17 ans, Max Cartoux est un artiste qui sait ce qu'il veut. DJ à Londres, il n'envisage pas de quitter le milieu de la musique, ce qui le poussera même à abandonner ses études pour se focaliser sur sa passion. Une détermination qui le porte aujourd'hui vers le festival de « Miami Music Week », où il se produira fin mars. En attendant, il se confie sur son parcours, son ambition, et ses rêves.

La rencontre se fait autour d'un café, un samedi où le marché s'anime à South Kensington. Max connaît le coin, les commerçants, les bons endroits. Il faut dire que cela fait déjà 6 ans qu'il vit à Londres, où il est venu pour le travail de son père. C'est donc là que tout a commencé. Comme il le dit, il a toujours voulu faire de la musique. Il débute le piano à 5 ans, la guitare à 6. Alors pourquoi DJ ? "Quand tu vois ce mec qui lève la main, et tout le monde lève la main, tu te dis waouh !", s'exclame t-il. Et lorsqu'il voit l'explosion de la vague électronique, il se dit qu'il faut qu'il en fasse partie. Un jour il se lance, et participe à un stage organisé par une boite de nuit, pour ensuite perfectionner son apprentissage en solo, avant de réaliser un deuxième stage. A la fin de celui-ci, il remporte la compétition organisée entre les participants. C'est ce tremplin qui lui permettra plus tard de jouer dans des boîtes londoniennes, et de connaître le début du succès.

Soutenu par ses parents, entouré de ses managers, il décide d'arrêter ses études en classe de Terminale, alors qu'il était élève au lycée Charles de Gaulle, dans ce même quartier. "La musique est un des secteurs où le diplôme du baccalauréat n'est pas essentiel", admet-il, avant d'ajouter qu'il préférait se consacrer pleinement à la musique. Et si sa carrière de DJ doit s'arrêter ? "Il y a plein d'autres métiers dans le milieu de la musique qui m'intéressent. Je ne me vois juste pas rester derrière un bureau".
 

Tout pour la musique
Qu'est ce qui l'a décidé à postuler à l'édition 2014 des Trophées ? "Peut être me prouver quelque chose. Quand je me suis inscrit, je me suis dit « je n'ai rien à perdre, tout à gagner ». Je bosse énormément, le jour ou la nuit. J'ai tout mis de côté pour mon rêve, j'essaye d'avoir toutes les cartes en main. Mon parcours est atypique, j'ai même quitté l'école. La plupart des gens se donnent une voie de réserve et bifurquent vers leur rêve : j'ai fait l'inverse."
Qu'a-t-il ressenti quoi à l'annonce de la victoire ? "J'étais très content. Cela veut dire que mon travail et celui de mon équipe est reconnu. Mon manager travaille énormément sur mon image, c'est donc un travail de deux mois qui paye. Du soulagement aussi, après avoir travaillé pendant très longtemps".

L'entretien se poursuit sur son lieu de travail, où il décide d'improviser quelques arrangements musicaux. "Tu ne m'entendras jamais jouer deux fois la même chose pendant un concert", avoue t-il. "Je connais mes musiques, mon matériel, c'est ce qui me permet de contrôler mes sessions". Tout en laissant parler son feeling. Ce qu'il arrive à faire par une connaissance de la musique, un sens parfait du rythme, et des heures de travail. "Il m'a fallu plusieurs années pour arriver à maitriser mon matériel". A le regarder, on a pourtant l'impression qu'il a toujours fait ça.

Il faut dire qu'il manie aussi bien son propre répertoire que celui des artistes sur lequel il mixe. Pour écrire une chanson, il commence par la mélodie, qu'il joue parfois au piano. "Il me faut en moyenne 60 heures pour composer un morceau. Ca prend du temps". Ses inspirations, il les trouve un peu partout, son champ musical ne se limitant pas au style qu'il joue : rock, pop, parfois chanson française. 

"Je ne veux pas être le DJ qui passe les meilleurs chansons", reconnaît-il. "Je veux être celui qui arrive à faire ressentir ce que j'ai ressenti en composant le morceau". Il appréhende la musique comme un voyage, dans lequel il veut transporter ceux qui l'écoutent. Et si le voyage leur plait, alors ils reviendront. Après tout, selon lui, tout est une question d'émotion.

Il essaye aussi d'être le plus proche possible de ses fans, et ne considère pas son métier sans un échange avec eux. C'est sûrement ce qui explique son succès sur les réseaux sociaux, où sa page Facebook dépasse les 62.000 fans.

Ce trophée, qu'est ce que ça va ouvrir comme portes ? "Dans tous les cas, ça ne peut pas m'en fermer, c'est du positif. J'ai toujours été curieux : une porte s'ouvre, je mets la tête dedans, si ça m'intéresse je rentre, si ça ne m'intéresse pas je n'y vais pas, mais ça reste très intéressant. Avant je faisais du karting, j'ai donc déjà quelques trophées qui ornent les étagères. Mais là, c'est une reconnaissance plus importante, qui met en avant mon travail et ma passion, ça n'a rien à voir. Il aura une place particulière".


Reportage réalisé par France 24

Cindy Jaury (www.lepetitjournal.com/londres) jeudi 6 mars 2014

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