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“La politesse britannique peut être déstabilisante” : le quotidien de Ryan à Londres

À 28 ans, Ryan est installé dans la capitale britannique depuis trois ans et demi. Ce banquier d'affaires originaire de Nice revient sur son parcours, la déconstruction de ses clichés sur les Britanniques, et nous livre ses meilleures adresses pour l'été.

Young in LondonYoung in London
Rayan, londonien depuis 3 ans et demi
Écrit par Tranchand Lina
Publié le 30 juin 2026

À Londres, beaucoup de jeunes Français travaillent dans la finance, mais chacun garde sa singularité. C'est le cas de Ryan, 28 ans, arrivé dans la capitale il y a trois ans et demi. Spécialisé dans les marchés émergents, il évolue aujourd'hui au sein d'une banque d'affaires, un secteur qui lui plaît particulièrement.

 

“J'ai eu pas mal d'idées un peu préconçues” sur Londres 

 

Comme beaucoup d'expatriés Français, Ryan a vite vu la différence entre ce qu'il imaginait et la réalité. S'installer au Royaume-Uni réserve son lot de surprises. “On pense qu'on peut traverser la Manche et qu'on va trouver un pays qui fonctionne à peu près de la même manière culturellement, sociétalement que la France, mais quand on y est, il y a pas mal de différences.” La première barrière invisible mais bien réelle qu'il a rencontrée concerne les codes de communication, et notamment la fameuse courtoisie britannique. “Il y ce qu’on appelle le British politeness (la politesse britannique), où les gens vont être beaucoup plus diplomates dans leur manière de communiquer. Et ça peut être déstabilisant au début quand on est Français”, s'amuse-t-il. S'il avoue s'y être habitué avec le temps, estimant que cela “peut éviter pas mal de situations conflictuelles inutiles des fois”, 'il reste “assez Français” et toujours un peu surpris par ce côté très diplomate.

 

“Quand on les connaît et qu’on est ami avec eux, ils ont un humour très second degré aussi et ils peuvent être très drôles."

 

Cette diplomatie de tous les jours s'est aussi fait ressentir du côté de l'humour, surtout au travail. “J'ai un humour aussi qui est très français, qui est très sarcastique. Pour briser la glace avec un collègue, des fois, j'ai tendance à faire des blagues un peu au second degré, et ça ne passe pas trop à Londres. Donc j'avais tendance à dire que les Anglais étaient très premier degré.” Mais cette impression a fini par s'estomper une fois les liens créés : “Quand on les connaît et qu’on est ami avec eux, ils ont un humour très second degré aussi et ils peuvent être très drôles."

 

Le défi de l’intégration à Londres

 

Au-delà des relations humaines, c'est l'urbanisme même de Londres qui a séduit le jeune homme. Pour lui, la ville se distingue nettement de la capitale française par sa diversité architecturale et son atmosphère. “À Paris, il y a une vraie uniformité avec les bâtiments haussmanniens. À Londres, c'est l'inverse car chaque quartier est comme un arrondissement à part entière, avec ses propres codes et son style d'activités. En fait, c'est un peu comme s'il y avait plein de petits villages mis côte à côte.” 

 

“C'est assez compliqué de sortir du cercle franco-français”

 

Mais s'approprier ces quartiers et y construire son réseau prend du temps. Si Ryan estime que la culture anglo-saxonne rend le réseau professionnel “plus facile et plus naturel qu'en France”, l'intégration amicale en dehors de la communauté expatriée reste difficile. “C'est assez compliqué de sortir du cercle franco-français”, admet-il. Arrivé avec un groupe d'amis de France, c'est finalement sa colocation qui l'a aidé à s'ouvrir : “Mon premier appartement, c'était une colocation de six personnes que je ne connaissais pas, et donc il n’y avait qu'un seul autre Français que moi.” Une expérience d'abord difficile qui s'est fluidifiée avec le temps. Des opportunités en rencontres lui permettent aujourd'hui d'avoir de nombreux amis non-francophones.

 

Les bons plans de Ryan pour l'été

 

Pour profiter des beaux jours à Londres, Ryan a ses petites habitudes et conseille d'abord le Founders Arms pour boire un verre. C'est un pub situé juste au bord de la Tamise, au niveau de Blackfriars Bridge, qui offre une “vue incroyable sur la City” et un panorama sur la rive nord. Côté restaurant, il recommande Hakata Ramen, une excellente adresse japonaise sur Bermondsey Street, juste en dessous de London Bridge.

Enfin, pour ceux qui aiment les adresses en plein air quand il fait beau, le Niçois conseille de s'évader dans les grands parcs de la capitale. Greenwich Park ou encore Hampstead Heath, situé juste à côté du quartier de Hampstead, sont selon lui de très bons spots pour se promener, respirer et profiter de la nature en plein été.

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