Vivez l’expérience champagne et mode seconde main au pop-up PreLoved

Par Léonie Bayon | Publié le 02/02/2022 à 20:21 | Mis à jour le 03/02/2022 à 15:18
Photo : PreLoved - Instagram
Un mannequin avec un chapeau devant un mur de briques à Londres annonce une vente PreLoved

Nous avons rencontré Charlotte Rouland, fondatrice et directrice de PreLoved London, une société de dépôt et de vente de vêtements et accessoires de seconde main, qui privilégie qualité, tendance et durabilité dans la mode.

 

Cette Française établie à Londres nous a parlé éco-responsabilité, travail de l’ombre et événements futurs. D’ailleurs, jeudi 3 février aura lieu son premier “evening pop-up”. Rendez-vous de 18h à 21h chez Le Wag, au 68 New Kings Road, pour s’initier à la mode seconde main et repartir plus stylé(e) que jamais !

 

Racontez-nous la naissance et le concept de Preloved London. 

Styliste de formation, j’ai lancé cette activité avec une associée il y a deux ans et demi, Amélie de Vivies, depuis rentrée en France. Elle continue de son côté sous l'enseigne PreLoved Selection et moi ici sous le nom de Preloved London. L’idée est d’aller chercher des vêtements que les gens ne portent plus et de créer des collections avec ces pièces-là. Je dispose d’une sélection très poussée car je veux vendre de la seconde main qui reste trendy et stylée. Le but est de promouvoir la seconde main et de vendre de la mode. Nous sélectionnons des pièces en parfait état issues de collections de moins de trois ans pour aider les gens à venir vers la seconde main car beaucoup restent encore frileux. Nous voulons leur montrer que c’est de qualité, et stylé !

 

Comment se déroule le processus de sélection et de vente des vêtements ?

Je travaille avec des blogueuses et des gens qui ont de très belles pièces à nous confier. Une fois la sélection faite, nous organisons des pop-up tous les deux ou trois mois dans des magasins physiques. Nous avons également des collections capsules qui sortent tous les mois sur notre site internet.

 

Comment faites-vous pour vous procurer ces vêtements en parfait état ?

C’est beaucoup de bouche à oreille. Au début, la blogueuse Mon Petit Closet nous a aidé à nous lancer en nous confiant son dressing. Petit à petit, beaucoup d’autres blogueuses nous ont contactées. Instagram nous aide beaucoup aussi. Nous vendons 85 % de notre stock, donc les femmes qui nous ont déjà confié leur dressing reviennent volontiers vers nous pour nous proposer des affaires. La sélection est certes un peu stricte mais, en même temps, nous avons la certitude que quasiment toutes les pièces seront vendues. C’est gagnant-gagnant pour elles et pour nous !

 

Y-a-t-il des marques que vous refusez de reprendre ?

Pas vraiment. En fait, c’est plus le style qui va faire que nous allons prendre l’habit ou non. En revanche, il est vrai que je ne prendrai pas des marques comme Primark ou La Redoute, d’abord parce que ça ne colle pas avec notre style, mais aussi parce que je n’aime pas l’image de marques comme Primark.

 

Il me semble que quelque chose se trame en date du jeudi 3 février…

Jeudi, c’est la première fois que nous créons un evening pop-up pour remercier les clientes de me soutenir et d’arriver tranquillement à la seconde main en leur offrant du champagne et un service de personal styling sur mesure. L’idée a été de créer une soirée de filles sympa avec beaucoup de fun et la présentation de notre nouvelle collection. Nous attendons une cinquantaine de personnes pour l’instant. L’événement aura lieu dans une petite boutique, qui est aussi un coffee shop, avec qui j’ai un contrat d’un an pour y installer mes pop-up stores. Nous souhaitons promouvoir les local businesses de Fulham et la sustainable fashion.

 

Les ventes de vêtements de seconde main PreLoved à Londres

 

Quelles marques pourra-t-on retrouver à cet événement ?

Nous ne faisons pas dans le luxe, à part pour les accessoires. Des marques comme Chloe ou Miu-Miu en chaussures ou en sacs partent très bien. Pour les vêtements, nous sélectionnons surtout des marques comme Bash, Sandro, Isabel Marant, The Kooples ou encore Whistle, très appréciée des Anglaises. Et également des pièces venant de Zara - mais “du Zara pointu” en matière de mode. Les marques High street (les plus connues de prêt-à-porter, ndlr) sont celles qui fonctionnent le mieux.

 

Pouvez-vous nous donner une idée du prix de vente ?

Notre fourchette de prix va de 18 à 1000 pounds, la fourchette est donc assez large. Mais le prix dépend surtout de la matière, de la qualité et de la collection, donc cela varie beaucoup. Par exemple, un article Sandro pourra être vendu 45 pounds avec un prix de base de £200, simplement parce qu’il sera issu d’une ancienne collection. Le prix sera naturellement plus élevé s’il est neuf et date de moins d’un an.

 

Le mot de la fin : que diriez-vous à quelqu’un qui n’aime pas la seconde main pour le convaincre ?

D’abord, on peut trouver des pépites qu’on ne trouve plus nulle part ailleurs. Ensuite, la seconde main peut être en parfait état, j’ai des pièces où il y a encore les étiquettes ! Il ne faut pas avoir peur de venir voir pour se rendre compte à quel point on ne remarque même pas qu’il s’agit de seconde main. C’est tout le travail de fourmi que nous faisons dans l’ombre : aller dénicher des pièces qui sont comme neuves et toujours à la mode. Notre concept s’éloigne des friperies et des charity shops (boutiques solidaires, ndlr) sur ce point-là. La sélection est aussi beaucoup plus poussée que sur de sites type Vinted ou Vestiaire collective. Mes clientes savent qu’elles vont trouver des pièces trendy et en parfait état.

 

Léonie Bayon journaliste stagiaire à Londres

Léonie Bayon

Etudiante à Sciences Po en stage à la rédaction. Passionnée et aspirante journaliste.
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