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Catherine Bellus-Ferreira, une vie au service de l’éducation française

Catherine Bellus-Ferreira est décédée samedi 29 août, à l’âge de 62 ans. Proviseure du Lycée français Charles de Gaulle de Londres depuis août 2023, elle a dirigé pendant deux ans l’un des établissements les plus importants du réseau français à l’étranger. L’annonce de sa disparition a été faite par Alexandre Morois, directeur général de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qui a salué “une femme de conviction”, profondément attachée au service public de l’éducation, ainsi que son ouverture, sa solidarité et sa générosité.

Catherine Bellus-Ferreira, une vie au service de l’éducation françaiseCatherine Bellus-Ferreira, une vie au service de l’éducation française
Catherine Bellus-Ferreira est décédée samedi 29 août, à l’âge de 62 ans
Écrit par Ewan Petris
Publié le 1 septembre 2026

Catherine Bellus-Ferreira a consacré l’essentiel de sa vie professionnelle à l’Éducation nationale et à l’enseignement français à l’étranger. Originaire de Toulouse et professeure d’anglais de formation, elle s’est tournée vers les fonctions de direction au début des années 2000. Elle obtient son premier poste de cheffe d’établissement en 2003 et commence alors un parcours qui la conduira dans plusieurs établissements en France, notamment à Bordeaux, Perpignan, Castelnaudary et Montpellier, avant de poursuivre sa carrière à l’étranger.

 

Cette mobilité professionnelle faisait partie de son tempérament. En 2024, elle expliquait avoir besoin de “bouger, tant intellectuellement que géographiquement”. Elle rejoint d’abord le Lycée français d’Alicante, en Espagne, avant de prendre la direction du Lycée international Louis-Massignon de Casablanca, au Maroc. Elle y restera sept ans, à la tête d’un établissement de 4 400 élèves répartis sur trois sites.

Une expérience qui la prépare à prendre, en 2023, la direction du Lycée français Charles de Gaulle de Londres, dans un contexte particulièrement difficile pour l’établissement.

 

Relever des défis toujours plus complexes, dans l’ADN de la proviseure

 

Quelques mois avant sa prise de poste, l’Ofsted, l’organisme britannique chargé de l’inspection des écoles, fait passer le lycée de la mention ‘Good’ à ‘Inadequate’. Le rapport pointe notamment des insuffisances dans les dispositifs de protection et de sécurité des élèves.

 

Catherine Bellus-Ferreira : « Le lycée français Charles de Gaulle peut redevenir fier »

 

La proviseure ne cherchera pas à minimiser la situation puisque dès son arrivée, elle nous évoque au contraire le “traumatisme” provoqué par cette dégradation. Pour la nouvelle cheffe d’établissement, l’enjeu dépasse alors largement le cadre des inspections : il s’agit de restaurer la confiance et de redonner au lycée sa place dans le paysage éducatif londonien.

“La réputation du Lycée Français de Londres est cruciale”, expliquait-elle quelques mois après avoir pris ses repères, à South Kensington. Sous sa direction, plusieurs chantiers sont menés de front : safeguarding, lutte contre le harcèlement, bien-être des élèves, mais aussi réputation et attractivité de l’établissement. Son discours est celui d’une responsable habituée aux établissements complexes et aux grandes communautés scolaires.

Les progrès sont rapidement visibles. Le lycée obtient de nouvelles appréciations favorables de l’Ofsted, notamment la mention ‘Outstanding’ pour la qualité de l’enseignement et pour les premières années de scolarité.

 

En 2025, Catherine Bellus-Ferreira continue également de défendre une politique active sur les questions de discrimination et de racisme, estimant que l’établissement devait être capable de regarder ses difficultés en face plutôt que de les dissimuler. Nous vous en parlions ici : 

 

Catherine Bellus-Ferreira : « La réputation du lycée français de Londres est cruciale »

 

AlexaRoche - Lycée français Charles de Gaulle

 

Catherine Bellus-Ferreira : “Une femme de conviction”

 

La proviseure s’est donc éteinte à 62 ans. Elle aura finalement accompagné bien plus qu’un redressement d’établissement en défendant une certaine idée de l’école, exigeante et ouverte sur le monde, mais aussi attentive aux élèves et à ceux qui les accompagnent.

Elle s’est également investie dans la vie du lycée et dans son histoire. Sous sa direction, l’établissement a poursuivi son travail autour de la mémoire française et franco-britannique, notamment à travers des projets consacrés à Jean Moulin et à la France Libre. Une manière de faire vivre cette histoire auprès des nouvelles générations.

 

En annonçant sa disparition, le directeur général de l’AEFE a parlé d’une “femme de conviction”. À travers son parcours, de Toulouse à Londres en passant par la France, l’Espagne et le Maroc, c’est une même conviction qui semble avoir guidé Catherine Bellus-Ferreira : celle que l’éducation est d’abord une affaire de transmission, de responsabilité et d’engagement. Une conviction qu’elle aura portée tout au long de sa carrière.

 

L’équipe du site Lepetitjournal.com adresse ses sincères condoléances à la famille de Catherine Bellus-Ferreira, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative du Lycée français Charles de Gaulle.


 

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