Boris Johnson toujours Premier ministre, mais jusqu’à quand ?

Par Colin Porhel | Publié le 07/06/2022 à 15:09 | Mis à jour le 08/06/2022 à 12:28
Photo : David Sedlecký - Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International
Boris Johnson une valise à la main

Sous pression avant le vote de défiance des députés conservateurs de lundi soir, le locataire de Downing Street a réussi à conserver son poste grâce au soutien de sa majorité.

 

Sur les 359 parlementaires ayant voté, 211 ont accordé leur confiance à l’ancien maire de Londres, tandis que 148 souhaitaient le voir quitter le gouvernement. C’est une victoire acquise plus largement que prévue pour Boris Johnson, que beaucoup donnaient perdant avant le vote. Deux ans et demi après son triomphe dans les urnes, ses détracteurs espéraient un départ rapide après les nombreuses polémiques dues au Partygate.

 

« Nous devons nous rassembler en tant que parti et nous concentrer à ce que les actions entreprises par le gouvernement puisse aider les citoyens à supporter le coût de la vie, à éliminer les restes de covid et à rendre nos rues plus sûres. Nous continuerons à nous unir, à nous mettre au niveau et à renforcer notre économie », a réagi Boris Johnson après les résultats.

 

Le prochain Theresa May ?

L’ancien journaliste n’est toutefois pas certain de conserver son poste très longtemps. Theresa May, sa prédécesseuse à Downing Street, en avait fait l’amère expérience à la fin de l’année 2018. Elle aussi contrainte d’affronter une motion de défiance après l’accord du Brexit conclu avec Bruxelles, elle avait finalement sauvé sa place grâce au soutien de 200 députés conservateurs. À l’époque, seuls 117 parlementaires issus de la majorité souhaitaient sa démission.

 

La Première ministre avait néanmoins dû quitter le gouvernement quelques mois plus tard, trop affaiblie politiquement pour continuer à diriger le pays. Une voie que pourrait également suivre Boris Johnson, de nouveau soumis à la pression de son propre camp, puisque 41% des députés conservateurs ayant pris part au vote souhaitent son départ. Le chef du gouvernement détient toutefois l’avantage de ne pas avoir à affronter un autre vote de défiance pendant un an, ainsi que de l’absence d’un successeur évident dans les rangs conservateurs.

 

 

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