Trois questions sur la variole du singe, le virus qui met en alerte le Royaume-Uni

Par Colin Porhel | Publié le 23/05/2022 à 16:18 | Mis à jour le 23/05/2022 à 16:27
Photo : cdc-OZcQIhidMTw - Unsplash
Un scientifique analyse une souche de virus

Alors que la pandémie de Covid-19 continue de faire des victimes, un nouveau virus, surnommé « variole du singe », ou monkeypox en anglais, préoccupe déjà les autorités sanitaires. Le Royaume-Uni a annoncé prendre des premières mesures pour éviter une multiplication des cas.

 

« Nous détectons chaque jour plus de cas » de variole du singe, a affirmé Susan Hopkins, la responsable médicale de l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA). Le pays fait pour le moment état de vingt malades sur son territoire. La France, les Etats-Unis, le Canada et l’Australie commencent eux aussi à recenser des cas de cette infection virale.

 

Un peu de contexte

Encore méconnue des Occidentaux il y a quelques jours, la variole du singe était jusqu’alors endémique en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. La République démocratique du Congo et la République centrafricaine observent d’ailleurs une augmentation du nombre de malades ces dernières années. Initialement découvert en 1958 à Copenhague sur des primates, le virus circule toutefois davantage chez les rongeurs, notamment chez les écureuils et les rats de Gambie.

 

Comment se transmet la variole du singe ?

La monkeypox se transmet naturellement de l’homme à l’animal et inversement. « Les contacts avec des animaux vivants ou morts lors de la chasse, la consommation de gibier sauvage ou l’utilisation de produits d’origine animale sont des sources présumées de l’infection humaine », explique l'OMS.

 

Entre humains, la transmission a généralement lieu par voie respiratoire ou par gouttelettes lors d’un contact prolongé. Le virus peut également pénétrer dans l'organisme par des lésions cutanées, par les yeux, ou lors d’un rapport sexuel non protégé. L'UKHSA a par ailleurs déclaré qu'une proportion notable des premiers cas a été détectée chez des hommes homosexuels et bisexuels et a exhorté les membres de ces communautés à être vigilants. « N’importe qui, quelle que soit son orientation sexuelle, peut propager la variole du singe », ont néanmoins rappelé les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) américains.

 

Quels sont les symptômes de la maladie ?

De la même famille que la variole humaine, la monkeypox provoque habituellement chez les patients des maux de tête, de la fièvre, des douleurs musculaires, de la fatigue, des frissons et un gonflement des ganglions lymphatiques.

 

Des éruptions cutanées peuvent également apparaître sur le visage, avant de s’étendre sur d’autres parties du corps (mains, pieds, parties génitales), provoquant ainsi des démangeaisons. « Dans les cas observés jusqu’à présent au Royaume-Uni, la grande majorité des gens guérissent d’eux-mêmes » dans les 14 à 21 jours suivant le début de l'infection, a déclaré Susan Hopkins.

 

Quelles sont les mesures mises en place par les autorités britanniques ?

Malgré un risque « extrêmement faible » pour l’ensemble de la population, le gouvernement britannique a indiqué prendre le sujet « très au sérieux ». L’archipel a ainsi commencé à commander des doses de vaccin contre la variole humaine, efficace à 85 % contre la monkeypox.

 

Dans le même temps, l’UKHSA demande « à toute personne qui change régulièrement de partenaire sexuel ou qui a des contacts étroits avec des personnes qu'elle ne connaît pas de se manifester si elle présente une éruption cutanée ». L’agence conseille également aux personnes présentant un risque important d’avoir été infectées de s’isoler pendant 21 jours. Les malades doivent aussi éviter tout contact avec des personnes immunodéprimées, des femmes enceintes et des enfants de moins de 12 ans.

 

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